Constant Marie, dit « Le Père Lapurge », né le à Sainte-Houvrince (Calvados) et mort le à Paris, est un communard, poète auteur-compositeur-interprète de chansons révolutionnaires et militant anarchiste français.
Sa production recouvre des chansons variées, dont « Dame dynamite », « Le Père Lapurge », « L’Affranchie » et « La Muse rouge ».
Sa photographie policière fait partie des collections du Metropolitan Museum of Art (MET).
Biographie Ouvrier maçon, il participe à la Commune de Paris (1871) où il est blessé à la tranchée du Fort de Vanves. Blessure qui le contraint par la suite à se faire cordonnier.
La virulence de ses propos attire l'attention de la police qui ne cesse de le surveiller et le , son domicile est perquisitionné : des livres et les textes de ses chansons sont saisis. Il est arrêté et inculpé « d'affiliation à une association de malfaiteur ». Il passe plusieurs semaines à la prison de Mazas. Son non-lieu n’est obtenu qu’un an après, et il reste sous surveillance jusqu’en 1905.
Militant très actif dans les années 1885 et 1886, il participe à de multiples fêtes de groupes anarchistes.
On lui doit deux des chansons les plus représentatives du répertoire anarchiste de ces années : « Dame Dynamite » et « Le Père Lapurge » publiées, en , dans La Révolte des affamés, journal anarchiste de Calais.
Il signe des billets sous le pseudonyme Le Père Lapurge dans l'hebdomadaire Le Père peinard fondé par Émile Pouget.
La Muse Rouge Il fonde, en , le Groupe des poètes et chansonniers révolutionnaires. En 1907, le groupe devient La Muse Rouge, du titre de sa chanson en hommage à Louise Michel
À ce groupe appartiendront de nombreux anarchiste dont : Gaston Couté, Eugène Bizeau, May Picqueray, Sébastien Faure, Maurice Doublier, Clovys et Constant Marie.
Quelques décennies plus tard, Jacques Prévert et Pierre Dac feront aussi partie de ce groupe d’artistes informel et peu conventionnel.
Décès Constant Marie est mort le à Paris (5 arrondissement)Archives de Paris Acte de décès dressé le 6/8/1910, vue 20 / 31. Postérité En 1980, Marc Ogeret réinterprète Le Père Lapurge dans la version CD de son disque (1968) Chansons « contre » sorti en .
Œuvres L’œuvre complète de Marie semble avoir compté en tout 22 chansons et poésies.
En 1905, une souscription est lancée pour éditer la totalité de ses œuvres, mais l’initiative n’aboutit pas et c'est finalement le groupe de La Muse rouge qui édite séparément ses compositions en petits fascicules illustrés entre autres par Maximilien Luce et Ibels.
Citation Je suis le vieux père Lapurge Pharmacien de l’humanité Contre la bile je m’insurge Avec ma fille Égalité J’ai ce qu’il faut dans ma boutique, J’ai le tonnerre et les éclairs, Pour purger toute la clique Des affameurs de l’Univers Le Père Lapurge (1886)
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Thierry Lefebvre, La chanson du père Lapurge, Revue d'histoire de la pharmacie, , , 2005, , texte intégral. Caroline Granier, « Nous sommes des briseurs de formules » : les écrivains anarchistes en France à la fin du dix-neuvième siècle, Thèse de doctorat en lettres modernes sous la dir. de Claude Mouchard, Université Paris-VIII, 2003, texte intégral.
Notices L'Éphéméride anarchiste : notice biographique.
Articles connexes La Purge (chanson)
Liens externes
« Le Père Lapurge », chanson thérapeutique en onze couplets. Fichier audio « Le Père Lapurge ». Constant Marie, dit Le Père Lapurge.
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