Le d'infanterie coloniale ( RIC) est une unité de l'Armée française, affectée en Extrême-Orient de 1900 à 1946 puis recréée pendant la Guerre d'Algérie.
Création et différentes dénominations : Création du d'infanterie de marine, par décision du : Renommé d'infanterie coloniale : Devient bataillon mixte d'infanterie coloniale de Chine du Nord : recréé sous le nom de mixte d’infanterie coloniale en Indochine : Disparait au combat : Création du bataillon de marche du RIC en Indochine : Dissolution : Recréation du d'infanterie coloniale : Devient d'infanterie de marine, à deux bataillons et un centre d'instruction : dissolution du : le devient d'infanterie de marine : le centre d'instruction devient du d'infanterie de marine à Angoulême : Dissolution
Chefs de corps du au (durant la révolte des Boxers) : colonel Charles de Pélacot en 1942 : lieutenant-colonel BachettaIndochina Order of Battle, http://france1940.free.fr/vichy/ob_indo.html 1945 - 1946 : commandant Lepage en 1956 : colonel Chaigneau du au : lieutenant-colonel Christian Milhé de Saint Victor. vers 1961: colonel Romain-Desfossés
Historique
En Chine
Révolte des Boxers (1900) Le régiment est créé le ou le , par décision du , avec trois bataillons venus de Cochinchine et du Tonkin ( et du d'infanterie de marine et du d'infanterie de marine). Ces trois bataillons participent à bataille de Pékin les 14 et .
Le régiment est réorganisé en octobre avec :
Un bataillon formé avec les hommes valides des trois bataillons débarqués en juin-juillet, Deux bataillons arrivant de France.
Avec le RIC (colonel Lalubin), le RIC (colonel Comte) et 3 batteries d'artillerie coloniale de 80, le partie de la (général Frey) du corps expéditionnaire en Chine. Il participe aux opérations de répression contre les Boxers, qui durent jusqu'en .
De 1901 à 1939 vignette|Défile du à Tien-Tsin le . Le régiment est renommé d'infanterie coloniale le . Après la fin de l'insurrection au Petchili (actuel Hebei), il reste le seul régiment français en Chine, avec un bataillon à Shanghai.
Sa portion centrale s'installe en à l'Arsenal de l'Est, qui devient la principale garnison française en Chine du Nord.
En 1918, deux de ses compagnies forment un élément du bataillon colonial sibérien qui lutte contre les Bolcheviks en Sibérie.
Le RIC fait partie du corps d'occupation de ChineJacques Guillermaz, Une vie pour la Chine, Robert Laffont, , 1989.. Le , il est dissous, devenant le bataillon d'infanterie coloniale de Chine du Nord.
En Indochine Le régiment est recréé en Indochine française le sous le nom de mixte d'infanterie coloniale, formé à partir des et bataillons de marche de Chine. Il disparait au combat le , lors du coup de force japonais en Indochine. Le bataillon Lepage parvient à se replier en Chine.
Il est brièvement recréé entre le et le , sous le nom de bataillon de marche du d'infanterie coloniale, à deux compagnies de montagnards Rhades et une compagnie d'infanterie, sous les ordres du commandant Lepage. Il participe à la reconquête du Tonkin évacué par les Japonais.
Algérie et Charente Le RIC est reconstitué en 1954 en Allemagne pour entrer dans la composition de la division d'infanterie. Il compte un état-major, une compagnie de commandement régimentaire et trois bataillons. Il forme l'infanterie d'un des trois groupes mobiles de la division (le Groupe Mobile 214). Il s'installe dans le sud tunisien dès l'été 1954, au mois d'août. Le rejoint ensuite l'Algérie avec la fin 1955.
Réduit à deux bataillons (le étant renommé le ), le (puis ) participe aux opérations de quadrillage de la guerre d'Algérie jusqu'en 1962. En parallèle, le centre d'instruction du est formé le .
Au cessez-le-feu du en Algérie, le crée comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale. Le RIMa forme deux unités de la Force locale de l'ordre algérienne, la UFL-UFO et la UFL-UFO composé de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie (accords d'Évian du ).
Le est dissous le . Le du devient d'infanterie de marine le . Le centre d'instruction du devient du le . Cette compagnie, servant de compagnie subdivisionnaire de la Charente, est dissoute le .
Les traditions du / sont reprises de 1978 à 1993 par le de commandement et de services en Martinique.
Traditions du d'infanterie coloniale
Insignes Le régiment a porté deux insignes. Le premier, réalisé en 1936, montre un dragon bleu sur fond cloisonné. Le second, sorti en 1954, garde le symbole du dragon, entourant l'ancre de la Coloniale.
Drapeau du régiment vignette|Le drapeau du dans les années 1920. Il porte les inscriptions : Cochinchine 1860 Tonkin 1883 Petchili 1900-1901 AFN 1952-1962
Fêtes La fête des troupes de marine Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les et le . Et au Nom de Dieu, vive la coloniale Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments.
Références
Infanterie Coloniale, 16 Infanterie Coloniale, 16 Infanterie Coloniale, 16 Catégorie:Unité militaire française de la guerre d'Algérie