Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé par le Premier Consul à partir de deux régiments provisoires de l'armée d'Espagne en 1808.
Création et différentes dénominations
: création du d'infanterie de ligne. : une ordonnance royale ramène à 90 le nombre des régiments de ligne, le est dissous. : création du d'infanterie de ligne. : renommé d'infanterie. Août 1914 : il donne naissance au d'infanterie : dissolution. Les drapeaux sont déposés du et dans la salle d'honneur du d'infanterie, caserne Chanzy, au Mans. Septembre 1939 : création du d'infanterie. : dissolution du régiment.
1967 : régiment de réserve, il est en manœuvre une semaine d'abord au centre mobilisateur d'Alençon, puis au camp d'Auvours.
right|300px|thumb|porte drapeau des 315 117 317 RI ancienne caserne Chanzy RI le Mans le 20/05/07.
Chefs de corps : Colonel René Joseph du Peyroux. 1871 - 1872 : Colonel Émile Joseph Marie le Mordan de Langourian. 1905 : colonel Joseph Florent Oswald Hotz - : Jean François Alphonse Lecomte. 1906 - 1911 : Colonel Paul Jean Foucart. : Colonel Gazan. : Commandant Graff, promu Lieutenant-Colonel le , tué le . : Commandant Travers, promu Lieutenant-Colonel le , muté au commandement du dépôt à Mamers le . 23 - : Commandant Ogier de Baulny, commande provisoirement. - : Lieutenant-Colonel Kieffer. - : Lieutenant-Colonel Gaches. - : Lieutenant-Colonel Raymond Létondot, jour où il est blessé mortellement au Patis de Damery. Il décédera le . Le commandant Fralon prend le commandement du régiment. - : Lieutenant-Colonel Laurent. - : Commandant Fralon, date du retour à Mamers. - : Lieutenant-Colonel Travers. octobre - : Colonel Converset, jusqu'à la date de la dissolution du régiment. - : Lieutenant-Colonel de Fouquet. ?
Drapeau Les noms des batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeauDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :
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thumb|150px|Fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918 Le drapeau du RI fut frappé d'un éclat d'obus allemand en 1914, à la bataille d'Andechy. Il resta mutilé pendant toute la guerre 1914-1918, et, à la dissolution du régiment le , fut déposé au musée des Invalides où il se trouve toujours. Juin 1940 c'est un autre drapeau que fit brûler le Lieutenant-Colonel de Fouquet avant sa captivité.
Décorations décernées au régiment Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 20px avec deux citations à l'ordre de l'armée. Le , le drapeau recevait la Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Historique des garnisons, combats et batailles du RI Création du régiment Le régiment d'infanteriehistorique du Régiment d'Infanterie édité en 1894 par les Presses Régimentaires du de ligne sous la direction du Commandant de Rosières et du Lieutenant Eschbach . a été créé par un décret de l'Empereur Napoléon Ier du . Le commandement fut alors au colonel René Joseph du Peyroux. À cette date, le régiment fait partie de la de la du d'armée.
Guerres de la Révolution et de l'Empire Guerre d'indépendance espagnole Il est dirigé sur l'Espagne pour combattre l'insurrection de ce pays, lors de la Guerre d'indépendance espagnole. À partir de , il est engagé en différents combats pour la Prise de Saragosse, dont la capitulation n'aura lieu qu'en . Les combats sont meurtriers puisque l'effectif n'est plus que de 57 officiers et pour 4 bataillonsLe régiment d'Infanterie, notice historique (1808-1940), .. Le reste dans le secteur pour résister aux insurgés. Il tient garnison à Saragosse et Huesca.
En , il participe au Siège de Lérida. À ce moment, le et le combattent côte à côte. Après la Prise de Lérida en , le régiment continue à occuper le pays. En , c'est le siège de Tortose et de nombreux fortins. La région nettoyée, le Général Louis-Gabriel Suchet rappelle à lui le pour le Siège de Tarragone qui est, sans contredit le plus difficile de toute la Campagne d'Aragon et de Catalogne. Il faut enlever fort par fort ; ce siège commence en juin et se termine en juillet.
Ensuite, c'est à Barcelone où le va rester en garnison jusqu'en . À ce moment, le ne comprend plus que deux bataillons : une partie est rentrée en France pour reconstituer de nouveaux bataillonsLe régiment d'Infanterie, notice historique (1808-1940), ..
Campagne de France En le est sous l'armée du Maréchal Augereau pour couvrir Lyon contre l'armée autrichienne. Le est engagé au plateau de Caluire ; composé presque entièrement de conscrits. Après ces combats le et du sont dirigés sur Libourne où ils attendent jusqu'au le décret de licenciement du Régiment.
Pendant ce temps, les , et sont engagés devant Toulouse sous les ordres du Maréchal Soult contre le général Wellington ; en mai, ils rejoignent à Libourne les trois autres bataillons.
Dissolution Le , une ordonnance royale ramène à 90 le nombre de régiments de ligne: c'est la dissolution du .
De 1808 à 1814, le régiment s'est battu avec acharnement : il a perdu 75 officiers, tués ou blessés ; il est récompensé par l'inscription de 4 victoires au drapeau : Saragosse 1809, Lérida 1810, Tarragone 1811, et Toulouse 1814.
1814 : Guerre d'indépendance espagnole 27 février : bataille d'Orthez
Le régiment est licencié à la Seconde Restauration. Son numéro reste vacant jusqu'en 1870
Second Empire Le d'infanterie est reformer le , durant la Guerre de 1870, avec le qui avait été lui-même constitué, le , avec les : bataillon du d'infanterie de ligne bataillon du d'infanterie de ligne bataillon du d'infanterie de ligne provenant de leurs dépôts et dont les soldats sont pour la plupart de nouveaux arrivants qui n'avaient jamais tiré à la cible avec le chassepot et ignoraient totalement le service en campagne.
Le il participe à la défense de Paris et prend part à la bataille de Champigny les et et au combat de Buzenval le . Après la capitulation de Paris et le traité de Versailles du , le est dissout à compter du . Mais ses éléments aident à reformer un provisoire d'infanterie qui prend part, dans Paris, au rétablissement de l'ordre à la suite de l'insurrection du fomentée par la Commune de Paris. Le ce provisoire quitte Paris et s'établit au camp de Villeneuve-l'Etang. 1870-1871 Siège de Paris
De 1871 à 1914 Il reprend le 115 dans la liste des régiments en exécution d'un décret du .
Le le d'infanterie est solennellement formé de quatre bataillons de six compagnies.
L'année 1873 est marquée par l'organisation de la musique.
C'est donc à cette époque que remonte le point de départ du RI, tel que le connaîtront les poilus de 1914-1918 et les combattants de 1939-1940.
Les deux premiers bataillons, tiennent garnison à Paris, tandis que le est installé, avec le dépôt, au camp de Villeneuve-l'Etang. Le alors partie, avec RI de la Brigade du Général Cottret, laquelle dépend elle-même de la division d'infanterie du Général Isidore Garnier et du Corps d'Armée du Général Édouard Jean Étienne Deligny.
Son drapeau lui est remis, comme à tous les autres régiments, le , lors de la revue de Longchamps. Ce nouvel emblème est en étamine de soie, frange d'or. Sur l'une des faces on lit République Française Honneur et Patrie et sur l'autre, la désignation du régiment et les noms des principales batailles où il s'est distingué, c'est-à-dire d'infanterie Saragosse Lérida Tarragone Toulouse.
Puis vient une longue période de paix, au cours de laquelle au début du , le RI change de garnison, le est déplacé à Nogent-le-Rotrou, les deux autres et le dépôt à Mamers.
Première Guerre mondiale
AffectationsNotice historique" Le RI dans la Grande Guerre " éditée en 1920 par l'imprimerie A Chevalet, de Mamers. : en 1914 casernement : Mamers, Nogent-le-Rotrou, d'infanterie, d'infanterie, d'armée. À la DI d' à . Constitution en 1914 de trois bataillons.
1914 Mobilisation Le 1914, c'est la mobilisation générale et le début de la Guerre mondiale. Le , le commandé par le Colonel GazanLe régiment d'Infanterie, notice historique (1808-1940), . quitte ses garnisons de Mamers et Nogent-le-Rotrou et s'embarque par la voie ferrée en direction des Armées.
Le fond du régiment est constitué de soldats de la Mayenne, et de la Sarthe"Soldats durs à la souffrance, capables d'un effort soutenu, hommes calmes aux sentiments élevés, sachant leur devoir et le faisant toujours". in Le régiment d'Infanterie, notice historique (1808-1940), .. Malgré les renforts successifs qui viendront de toute la France, après les grandes saignées, les soldats de ces deux départements constitueront toujours le noyau du Régiment.
Bataille des Ardennes (1914) Le débarque à Verdun le , il fait route vers la Belgique que l'Armée allemande vient d'envahir. Il assiste en spectateur le au combat de Mangiennes.
Il passe la frontière, et le vient soutenir à Virton le choc violent de l'offensive allemande. Il subit cette première épreuve du feu contre un ennemi supérieur en nombre et en moyens matériels. Les combats sont meurtriers lors des premiers chocs entre troupes françaises et allemandes. Environ français ont été tués pendant la seule journée du , faisant de cette journée le jour le plus meurtrier de l'Histoire de France.
Le soir, le régiment reçoit l'ordre de repli. Il manque à l'appel, notamment le commandant Coquerelle ( bataillon), et son adjoint le capitaine Chanderis et le Capitaine de Roquencourt ( compagnie), qui ont été tuésLe régiment d'Infanterie, notice historique (1808-1940), ..
Le se retire derrière la Meuse et en défend le passage à l'ennemi. Il livre alors de furieux combats autour de Dun-sur-MeuseIl jonche de cadavres allemands les abords de la ferme Jupille et de Doulcon. in Le régiment d'Infanterie, notice historique (1808-1940), . . Le reçoit l'ordre d'abandonner la Meuse et de reprendre son repli.
Grande Retraite L'ennemi menace Paris : le , embarqué le à Vienne-la-Ville, descend de wagons le lendemain au Bourget et va cantonner à Asnières.
Bataille de la Marne (1914) Le va participer au crochet offensif visant à encercler l'aile droite de l'Armée Allemande. Il traverse Montfermeil, Meaux, Trilport, Monceaux, marche vers le nord, franchit de nouveau la Marne à Meaux. Il attaque l'ennemi à Montagny-Sainte-Félicité où il pénètre le . Il va cantonner le soir du même jour à Versigny, Baron et Rosières.
Course à la mer Le , il passe l'Aisne à Berneuil. Le , il passe l'Oise au pont de Montmacq, mais revient le lendemain vers Pontoise où des renforts ennemis sont signalés.
Contre les troupes allemandes qui tentent une nouvelle poussée, les 16, 17 et le va livrer de durs combats à Tracy-le-Mont, Tracy-le-Val, Carlepont et autour de la ferme Meriquin. Le soir du , le C.A. est relevé par le .
C'est l'époque de la Course à la mer, le régiment avec toute la division, remonte vers le nord et bien qu'épuisé par de lourdes pertes, il se bat autour de Roye, à Goyencourt, Damery, Andechy, Le Quesnoy-en-Santerre. Le , le Colonel Gazan prend le commandement de la Brigade. Il sera tué le devant la sucrerie de Roye. Le chef de bataillon Graff prend le commandement du Régiment. Promu Lieutenant-Colonel le , il est tué le devant Andechy. Le Chef de Bataillon Travers prend alors le commandement du et est promu Lieutenant-Colonel le .
Guerre de tranchées C'est alors que sont inaugurées les nouvelles méthodes de la guerre de tranchées, chacun fait son trou et au trou de tirailleur succède la tranchée.