En France, un contre-gouvernement est une équipe formée par l'opposition parlementaire afin de surveiller et critiquer les membres du gouvernement. Cette pratique s'inspire de celle des cabinets fantômes (« shadow cabinets ») du système de Westminster d'origine britannique, mais elle n'a été que ponctuellement utilisée dans la vie politique française.

Contre-gouvernement Mitterrand de 1966 à 1968 Contexte À la suite de l'élection présidentielle française de 1965 où François Mitterrand obtient un score de 45 % des votants au second tour face au général de Gaulle, l'opposition parlementaire, qui comprend la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) nouvellement créée, la SFIO, le Parti radical et la Convention des institutions républicaines, décide le d'établir un contre-gouvernement qui se réunit pour la première fois le . Composé d'un conseil central de douze membres, appelés « ministres du contre-gouvernement » ou « contre-ministres », issus des différentes composantes politiques de la FGDS, auquel s'ajoutent des experts chargés d'autres dossiers, il est présidé par François Mitterrand et est censé se réunir tous les jeudis matin au lendemain du Conseil des ministres. Cette décision sera peu appliquée. Très critiqué par la majorité et par le Parti communiste français, il ne se réunit plus que de manière sporadique après les élections législatives de 1967 et disparaît à la suite de l'échec de la gauche aux élections législatives de .

Composition Liste des membres du contre-gouvernement :

Contre-gouvernement du FN de 1998

Contre-gouvernement du RPR de 2000 à 2002 Contexte Élue à la tête du Rassemblement pour la République (RPR) en 1999, Michèle Alliot-Marie tente de structurer une opposition jusqu'ici dispersée et divisée et de la rendre plus combative à l'encontre du gouvernement de Gauche plurielle de Lionel Jospin dans l'optique de l'élection présidentielle française de 2002. Elle nomme ainsi le un « cabinet fantôme ». Toutefois, ce contre-gouvernement, coordonné par Patrick Devedjian et composé de douze autres membres, se limite au seul RPR, les autres forces de l'opposition (Démocratie libérale et l'UDF) refusant d'y participer.

Composition Liste des membres du contre-gouvernement. :

Contre-gouvernement Ayrault de 2007 Contexte Après l'élection présidentielle française qui voit l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française et les élections législatives qui donnent une majorité à l'UMP, le président du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), Jean-Marc Ayrault, décide de former un contre-gouvernement composé d'une quinzaine de responsables « désignés pour suivre les grands domaines de l'action gouvernementale ». Sa composition est rendue publique le .

Sitôt formé, le contre-gouvernement socialiste est remanié. Les membres socialistes de la commission des Finances récusent Jérôme Cahuzac, décidant à l'unanimité de choisir Jean-Louis Idiart.

Composition Liste des membres du contre-gouvernement :

Contre-gouvernement du MoDem de 2010 Le , le Mouvement démocrate annonce la création d'un « shadow cabinet » de vingt-deux personnalités du parti., animé par François Bayrou.

Contre-gouvernement de l'UDI de 2013 Jean-Louis Borloo annonce la création d'un contre-gouvernement à l'UDI. Sa composition est officialisée le lors du premier conseil national du parti..

Équipe resserrée

Équipe large

Contre-gouvernement des Républicains de 2018 Le , Laurent Wauquiez annonce la composition de son contre-gouvernement initialement attendu en janvierLoris Boichot, « Shadow cabinet de Wauquiez : de Le Pen à Borloo, des précédents éphémères », Le Figaro, 22 novembre 2018, lire en ligneNouvelle équipe thématique des Républicains, 21 novembre 2018, lire en ligne sur le site des Républicains..

Contre-gouvernement des Républicains de 2023 Le , Éric Ciotti annonce la composition de son contre-gouvernement...

Notes et références

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