Adélaïde-Louise d'Eckmühl de Blocqueville, née à Paris le où elle est morte le Acte de décès à Paris , n° 1939, vue 21/31., est une femme de lettres et poétesse française. Dernière fille de Louis Nicolas Davout, elle consacra une large part de sa vie à honorer la mémoire du « glorieux maréchal » de Napoléon.

Biographie Adélaïde-Louise Davout épouse en 1835 un maréchal de camp de vingt-six ans son aîné, Edmond François de Coulibœuf, marquis de BlocquevilleÉléments biographiques d'après :(1) Axel Duboul, Les Deux Siècles de l'Académie des Jeux floraux, vol. 2, Édouard Privat, Toulouse, 1901, .(2) Jules Claretie, La Vie à Paris, 1897, Fasquelle, Paris, 1898, .. Elle brille à la cour de Louis-Philippe et s'attire l'amitié affectueuse de la reine Marie-Amélie. Elle publie son premier roman, Perdita, en 1859. Devenue veuve en 1861, elle tient salon dans son hôtel parisien où se croisent de nombreuses personnalités du monde politique, artistique et littéraire, parmi lesquelles Dominique Ingres, Adolphe Thiers, Henri Lacordaire, Octave Feuillet, Elme-Marie Caro, Charles Ernest Beulé, Victor Cousin, Camille Saint-Saëns à qui elle offrira une série de tambourins (collection Musée de Dieppe) ou encore Franz Liszt. En 1868, ce dernier compose en l'honneur de la marquise un portrait musicalPartition de Franz Liszt pour le Portrait en musique de la marquise de Blocqueville : souvenir-davout.com.. L'un des visiteurs les plus assidus est Jules Claretie, qui écrit :

En 1874, la marquise publie Les Soirées de la villa des Jasmins, où elle fait le portrait de quatre amis « qui s'entretiennent de l'âme et de ses destinées, des mystères insondables du cœur humain et discutent mille questions diverses de philosophie, de littérature et d'art » ; on y trouve, écrit le critique du Journal des savants, « au milieu de bien des longueurs, beaucoup d'idées généreuses, de nobles élans, de fines observations, des pensées justes et élevéesJournal des savants, année 1874, .. »

À partir de 1879, elle publie plusieurs volumes consacrés à la mémoire de son père ainsi que plusieurs recueils de poésie. À l'Académie des Jeux floraux, qui lui a conféré en 1878 le titre de maître ès jeux, elle institue en 1880 le prix Eckmühl, un concours bisannuel qui récompense d'un jasmin d'or le meilleur essai sur un sujet de philosophie chrétienne. Elle fonde ensuite un musée, la Salle d'Eckmühl à Auxerre, auquel elle fait don de nombreux souvenirs de famille. En 1885, elle lègue par testamentExtrait du testament de la marquise de Blocqueville : robert.carceller.free.fr. une somme de francs destinée à la construction du célèbre phare d'Eckmühl à Penmarc'h.

Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise ().

Œuvres Perdita (1859) lire en ligne sur Gallica Chrétienne et musulman (1861). Réédite en 1892 sous le titre Stella et Mohammed, ou Chrétienne et musulman. Texte en ligne sur Gallica Le Prisme de l'âme, étude (1863) Rome (1865) Texte en ligne sur Gallica Les Soirées de la villa des Jasmins (4 volumes, 1874) Le Maréchal Davout, prince d'Eckmühl, raconté par les siens et par lui-même (4 volumes, 1879-1880) Roses de Noël. Pensées d'hiver (1884) Pensées d'un pape (Clément XIV), publiées par la Mise de Blocqueville (1885) A.-L. d'Eckmühl, Mise de Blocqueville. Le maréchal Davout, prince d'Eckmühl. Correspondance inédite, 1790-1815. Pologne, Russie, Hambourg (1887) lire en ligne sur Gallica Chrysanthèmes, pensées d'automne (1888) À travers l'Invisible (1891) Pensées et souvenirs (1894) Un prêté rendu, proverbe (s.d.)

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Famille d'Avout

Liens externes

Catégorie:Naissance à Paris au XIXe siècle Catégorie:Poétesse française du XIXe siècle Catégorie:Salonnière française Catégorie:Maître ès Jeux floraux Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 28) Catégorie:Naissance en juillet 1815 Catégorie:Décès en octobre 1892 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 77 ans