Claude Closky, né le à Paris, est un artiste plasticien français.

Biographie Il entre en 1982 à l'École Nationale Supérieure des Arts décoratifs de Paris, qu'il quittera l'année suivante pour co-fonder le groupe de peintres Les Frères Ripoulin, un collectif auquel appartenaient aussi Pierre Huyghe, OX et Nina Childress.. Ce groupe sera remarqué par Keith Haring et exposera notamment dans sa galerie new-yorkaise Tony ShafraziExposition Galerie Tony Shafrazi du 12 janvier au 9 février 1985 (New York).. Vers 1988, Claude Closky se sépare du groupe pour entamer un travail plus indépendant.

Il enseigne aux Beaux-Arts de Paris depuis 2005.

Démarche Le langage est pour ainsi dire le matériau de prédilection de Claude Closky. Dans un registre inspiré par la pensée post-structuraliste, empruntant au surréalisme et à Oulipo, l’artiste s’emploie à décoder des messages, en répertorier des éléments, à classer, agencer ou réordonner des signes, allant jusqu’à provoquer le dérèglement de systèmes de communication et d’informationFrank Lamy, Mot du commissaire de l’exposition, Macval.fr, 2008.

Closky s'empare sans complexes des codes de la publicité, de supports tels que l'affiche, le calicot, le magazine, des moyens de production et de diffusion du quotidien, sans se dissocier de ce qu’il détourne. Ses autoportraits (ayant perdu la tête, en top-modèle comblée par son esquimau géant, en haricot, en détenteur satisfait d’objets d’un catalogueKenneth Goldsmith, Pro-Consumerist Poet #2, Poetryfoundation.org, 12 juin 2007...), ses interventions dans la presse telle L’Œil de Claude ou en shopping boy dans un magazine féminin, le montrent aliéné au monde qu’il décrit. Il use d'une forme d’humour qui repose à la fois sur la proximité avec ce qu’il vise et la retenue du jugement personnel. Quant à la réserve de Closky, au prix d’un déficit assumé, elle représente une méthode d’imprégnation formidable, et lui permet d’opérer un gros plan sur les choses : une vision qui sème le doute..

Il s'intéresse également aux accumulations et aux classements qu'il rationalise jusqu'à l'absurde : « les nombres classés par ordre alphabétique », par exemple, ou encore « Tableaux comparatifs », publié par Point d'Ironie, qui reprend les tableaux comparatifs de la Fnac pour leur seule valeur plastique. Closky simplifie la grammaire des choses qui nous environnent et les fait apparaître comme les mots d’une langue invisible et muette.

Son scepticisme envers la production d'objet, l'occupation de l'espace, les effets spectaculaires, le conduisent à travailler sur et avec internet à partir de 1997. Après un premier projet en ligne sur le site de la Dia Art Foundation (New York)Lynne Cook, Introduction to Claude Closky's "Do you want love or lust?", Diaart.org, tous les suivants seront réalisés en collaboration avec Jean-Noël Lafargue..

En 1999, il se voit confier la réalisation du site internet du Musée de la publicité, à l'Union centrale des arts décoratifs., qui est inauguré en .

En 2000, le Mudam (Musée d'art moderne Grand-Duc Jean, à Luxembourg) lui confie la conception et la direction de son site Internet ainsi que la responsabilité éditoriale d'une revue en ligne, Mudam, qui donnera son nom actuel au musée, et d'une galerie d'œuvres en ligne spécialement commanditées pour le site à des artistes aussi variés que Peter Kogler, Paul Devautour ou David Shrigley. Ces sites seront inaugurés lors de la Biennale de Venise, dans le pavillon Luxembourgeois, en 2001. Lorsque le bâtiment construit par Ieoh Ming Pei musée a pu être ouvert au public, en 2006, ces sites web expérimentaux, qui permettaient au musée d'exister sans murs, ont été remplacés par un site plus « corporate ».

thumb|250px|right|"Manège", 2006, seize écrans plats stéréo commandés par ordinateur, vue d'exposition au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Paris En 2004, Claude Closky transforme le site internet du Magasin, centre d'art contemporain de Grenoble, en espace d'exposition. Il invite différents artistes à réaliser une œuvre affichée en page d’accueil du site Internet du CNAC, à raison d'une création par semaine pendant un peu plus d'une année...

Depuis 2005, il enseigne au poste de professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts (Paris).

En 2005, son œuvre Plus beau, commandée par le ministère de la Culture dans le cadre de la loi dite du 1 %, est inaugurée dans les nouveaux locaux de l'institution. En , il est lauréat du prix Marcel-Duchamp. Le centre Pompidou lui permet alors de réaliser une installation, Manèges, qui consiste en seize écrans accrochés sur les murs d'une grande pièce, chaque écran montrant à tour de rôle une « action » de quelques secondesMarie Muracciole, Manège, Closky.online.fr, janvier 2006.

Il est commissaire en 2012 de l'exposition pour célébrer les du Pavillon, Laboratoire de création du Palais de Tokyo (Paris), qui investit 74 espaces différentsÇA & LÀ, Closky.online.fr, autant que d'artistes participants : Ziad Antar, Hsia-Fei Chang, Isabelle Cornaro, Andreas Fogarasi, Agnieszka Kurant, Adriana Lara, Seulgi Lee, Benoît Maire, Charlotte Moth, Jorge Satorre, Denis Savary, Jiří Skála, Koki Tanaka, Apichatpong Weerasethakul, etc. En 2020 il est commissaire de l'exposition X au Frac des Pays de la Loire., en 2023 de l'exposition Offset.. au Centre des livres d'artistes (cdla).

Expositions

Sélection d'expositions personnelles

Sélection d'expositions collectives

Sélection bibliographique

Monographies

Publications de l'artiste

Notes et références

Liens externes

Documentation Claude Closky Portail des œuvres en ligne de Claude Closky Article d'Alice Poujol sur l'exposition This & There pour l'Exponaute, 20 April 2012.

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