Édith Thomas est une romancière, archiviste, historienne et journaliste française née le à Montrouge (Hauts-de-Seine) et morte le à ParisActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 3132, vue 15/31..

Biographie Origines et formation Fille d'un ingénieur agronome et d'une institutriceDorothy Kaufmann, présentation d'Édith Thomas, Le Témoin compromis., Édith Thomas fait des études à l’École des chartes dont elle sort archiviste paléographe en 1931.

Débuts En 1933, elle obtient le prix du premier roman pour La Mort de Marie, qui était décerné par La Revue hebdomadaire.

Elle devient journaliste à Ce soir et dans diverses revues (Vendredi, Europe, Regards, etc.) pour lesquelles elle rédige des reportages. Elle suit notamment la guerre d'Espagne au côté des Républicains.

Résistante Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle entre dans la Résistance et adhère au Parti communiste en 1942. Elle contribue à la parution des Lettres françaises clandestinesD. Kaufmann et N. Racine, notice « Édith Thomas », in Le Maitron.. Elle publie sous pseudonyme (Jean Le Guern, Auxois), sur des presses clandestines, des nouvelles qui seront reprises en recueil dès 1943 dans Contes d'Auxois, aux nouvelles Éditions de minuit. La même année, elle fonde le Comité national des écrivains avec Jean Paulhan et Claude Morgan.

En 1944, elle contribue au premier numéro de Femmes françaises, un magazine féministe et communiste, en informant le lectorat du décès de la résistante Danielle Casanova..

Après-guerre vignette|gauche|Maison familale au 41, rue du Bourg à Sainte-Aulde. Elle devient conservateur aux Archives nationales à partir de 1948 et quitte le Parti communiste en 1949.

Elle a alors une liaison avec Anne Desclos, alias Dominique Aury, qui se serait inspirée de certains traits de sa personnalité pour composer le personnage d'Anne-Marie dans Histoire d'ODorothy Kaufmann, Édith Thomas, passionnément résistante, Paris, éd. Autrement, 2007, p. 164-165..

Pionnière de l’histoire des femmes, elle raconte, dans son essai Les « Pétroleuses », l'histoire de femmes accusées à tort d'avoir été des incendiaires pendant la Commune de Paris, et obtient en 1964 le prix Femina Vacaresco.. Elle prépare une biographie de Louise Michel, qui sera publiée de façon posthume en ., accès libre..

Elle était membre du jury du prix Femina.

Mort Édith Thomas meurt en 1970. Elle est inhumée à Sainte-Aulde (Seine-et-Marne) dans le petit cimetière communal.

Décoration 1947 : .

Hommages Une plaque commémorative en sa mémoire est apposée au 15 rue Pierre-Nicole, dans le . Une voie publique de Paris porte son nom, près de Montrouge où elle est née : la place Édith-Thomas, dans le . Le bâtiment des archives municipales et métropolitaines de Grenoble porte son nom depuis son inauguration le ..

Œuvres La Mort de Marie, Paris, Gallimard, 1934 L'Homme criminel, Paris, Gallimard, 1934 Sept-Sorts, Paris, Gallimard, 1935 Le Refus, Paris, Éditions sociales internationales, 1936 Contes d'Auxois (transcrit du réel), Paris, Les Éditions de minuit, 1943 Le Champ libre, Paris, Gallimard, 1945 Études de femmes, Paris, Éditions Colbert, 1945 La Libération de Paris, Paris, Mellottée, 1945 Berthie Albrecht, Pierre Arrighi, général Brosset, D. Corticchiato, Jean Prévost, cinq parmi d'autres, Paris, Les Éditions de minuit, 1947 (avec René Char, Jacques Lecompte-Boinet, général de Larminat, Vercors) Jeanne d'Arc, Paris, Éditions Hier et aujourd'hui, 1947 Les Femmes de 1848, Paris, Presses universitaires de France, 1948 Ève et les autres, Paris, Gizard, 1952 Pauline Roland. Socialisme et féminisme au , Paris, M. Rivière, 1956 George Sand, Paris, Éditions universitaires, 1959 Les « Pétroleuses », Paris, Gallimard, 1963 ; rééd. L'Amourier éditions 2019 Rossel, Paris, Gallimard, , 1967 Le Jeu d'échecs, Paris, Grasset, 1970 ; rééd. 2018, Paris, Viviane Hamy (ajouté par Daniel Thomas, neveu d'Édith Thomas) Louise Michel ou la Velléda de l'anarchie, Paris, Gallimard, 1971 Pages de journal (1939-1944), Paris, Viviane Hamy, 1995 Le Témoin compromis, Paris, Viviane Hamy, 1995 (rédigé en 1952, « mémoires », présentation par Dorothy Kaufmann)

Édition critique Avec Maurice Allem, Œuvres du cardinal de Retz, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1968

Notes et références

Annexes Archives Les papiers personnels d'Edith Thomas sont conservés aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, sous la cote 318AP : inventaire du fonds ; .

Sources Dorothy Kaufmann, Édith Thomas, passionnément résistante, Paris, Autrement, 2007 (trad. de Édith Thomas, a Passion for Resistance, Cornell University Press, 2004). Christian Amalvi (dir.), Dictionnaire biographique des historiens français et francophones, Paris, La Boutique de l’histoire, 2004. Dorothy Kaufmann, Nicole Racine, notice « Édith Thomas », Le Maitron en ligne.

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