Joséphine-Marie-Marthe Laurent, dite Laurence Grivot, est une actrice et chanteuse française, née à Versailles le Acte de naissance (), registre des naissances de pour la ville de Versailles sur le site des archives départementales des Yvelines. et morte à ByBy a été intégrée à la commune de Thomery depuis les . le Acte de décès (vue 49/363), registre des décès de l'année 1890 pour la ville de Thomery sur le site des archives départementales de Seine-et-Marne. L'acte daté du mentionne le décès comme étant survenu ..
Biographie Marie Laurent est la fille d’Adolphe Laurent, un employé à la direction des contributions directes de Versailles âgé de , et de Louise-Clarisse Reinier, .
Elle débute au théâtre des Batignolles en 1863 dans Le Petit Nicol d'Alfred Seguin puis est engagée, sous le nom de afin d'éviter l'homonymie avec une autre comédienne, au Vaudeville dans le rôle de Nicette de La Chercheuse d'esprit, opéra-comique de Charles-Simon Favart créé en 1741« Vaudeville – Reprise de la Chercheuse d'esprit, comédie mêlée d'ariettes, de Favart », Jean Diable, 13 juin 1863, .. Elle y a pour partenaire le jeune Pierre Grivot qu'elle épouse en 1866.
Devenant ainsi couple à la ville comme à la scène, Pierre et Laurence Grivot jouent ensemble de nombreuses pièces (Jobin et Nanette, Horace et Litine, La Famille Benoîton de Victorien Sardou…) jusqu'au départ de son mari pour la Gaîté en 1868. Il arrive que Laurence Grivot endosse des habits de travestis. Elle continue ensuite à remporter seule de grands succès, apparaissant dans Les Brebis galeuses, Les Faux Bonshommes de Théodore Barrière, La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils, Le Sacrifice d'Alphonse Daudet, Ménage en ville, Pourquoi l'on aime, La Chasse au bonheur, Le Mariage de Figaro de Beaumarchais…
Durant les événements de la Commune, elle rejoint son mari qui, palliant l'absence de directeur, parvient à faire fonctionner la Gaîté en y faisant représenter La Grâce de Dieu. Leurs efforts (en plus de jouer, il tient le contrôle alors qu'elle fait la quête dans la salle) se soldent par un bénéfice record pour cette période. La guerre finie, ils entreprennent une tournée en province avant de s'embarquer pour Le Caire où ils passent une saison en 1872 et 1873.
Leur retour en France est placé sous le signe de l'opérette, genre pourtant « mineur » aux yeux de Laurence. Elle n'en devient pas moins une interprète régulière de Jacques Offenbach : La Permission de dix heures et La Jolie Parfumeuse à la Renaissance en 1873, Bagatelle et Madame l'Archiduc aux Bouffes-Parisiens en 1874 puis, après une grave maladie qui la tient deux ans éloignée de la scène, La Vie parisienne aux Variétés en 1877.
Son objectif est d’entrer à la Comédie-Française. Elle entre à l'Odéon en 1880 (Les Parents d'Alice, L'Institution Sainte-Catherine, Le Voyage à Dieppe…) puis passe au Gymnase en 1883 où elle enchaîne les seconds rôles : Monsieur le Ministre de Jules Claretie, Le Maître de forges d'après Georges Ohnet, Le Roman d'un jeune homme pauvre d'Octave Feuillet, Sapho d'après Daudet, L'Abbé Constantin de Ludovic Halévy, Le Bonheur conjugal…
Frappée d'« anémie cérébrale » lors des représentations de Paris fin de siècle, elle quitte la scène et meurt dans sa propriété de By en 1890, à l'âge de , d'un cancer à l'estomac. Le quotidien, daté du , indique à tort que le décès est survenu la veille.. Son mari, qui réduit dès lors son activité pour prendre finalement sa retraite en 1903, lui survit jusqu'en , ..
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie , . . .
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