Pierre Joseph Édouard Deperthes (né le à Houdilcourt dans les Ardennes, mort le à Reims, inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse) est un architecte français.
Biographie Il est le fils de Jeanne Romagny, mariée à Remi Deperthes, ses parents sont cultivateurs et il fait ses études à l’École des frères de Saint-André. Élève de Narcisse Brunette, il entre en 1856 comme conducteur de travaux à la mairie de Reims et loge au 12 de l'esplanade Cérès. Place qu'il quitte vers 1861, puis architecte de l’Hôtel de ville de Paris, chevalier de la Légion d’honneur en 1882, membre de l’Académie nationale de Reims, il fut architecte en chef de la ville de Brest pendant six ans à partir de 1869, membre du jury pour l'exposition universelle de 1878. Il est le père de Jules Deperthes également architecte.
Œuvres Hôtel de ville de Paris ; Halles et église Saint-Martin à Brest (1870) ; Fontaine Jean-Baptiste de La Salle, place Saint-Clément à Rouen (1875) ; Basilique de Sainte-Anne-d'Auray (1866-1877) ; Prieuré de Binson à Châtillon-sur-Marne (1877) ; Église Saint Patern de Séné dans le département du Morbihan (1878) ; Fontaine-réservoir Sainte-Marie à Rouen (1879) ; Fontaine à la mémoire de Joseph Pobéguin à Cléguérec (1882) ; Statue du pape Urbain II à Châtillon-sur-Marne (1887) ; Monument du comte de Chambord à Sainte-Anne-d'Auray (1891) ; Monument de la Fédération bretonne-angevine de 1790, sculpture en bronze, Édouard Deperthes et son fils, Génie de la Liberté par Le Goff, relief du Serment des volontaires par Léon Chavalliaud, qui a achevé l’œuvre de Legoff, à Pontivy (1892)En 1894, les républicains érigèrent un monument commémoratif, constitué d’un socle et d’une colonne de granit de dix mètres. Sur le socle sont gravés les premiers articles des Droits de l’homme et du citoyen, le Serment des Jeunes Volontaires, illustré également par un bas-relief en bronze, le Pacte d’union des municipalités. Le fût portait une allégorie en bronze de la Liberté, jeune femme se libérant du suaire et tendant le rameau d’olivier. Ce monument érigé en 1894, inauguré le 10 août 1896 par le président Félix Faure, commémore le serment des jeunes volontaires du 19 janvier 1790, qui témoigne à la fois du mouvement pour la défense de la constitution de l'État et de l'adhésion aux décrets de l'Assemblée nationale : " Ni Bretons, ni Angevins, mais Français." L'allégorie fixée sur le fût de ce monument a été détruite par un attentat autonomiste en 1938.Monument de la Fédération bretonne-angevine de 1790 (Pontivy, Morbihan) sur la base RMN ; Chapelle de l'hôpital Auban-Moët d'Épernay (1893). Consulté le . ; Église Saint-Pierre-Saint-Paul à Épernay (1897). Consulté le . ; Grand séminaire de Châlons-sur-Marne (1897-1902). Agrandissement de la salle à manger et création du hall près du Grand hôtel des thermes à Plombières-les-Bains (1908).
Série de dessins à propos d'archéologie publié en 1861 par l'Académie nationale de Reims puis sous forme de cartes postales.
Images
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie . Liens externes
Nécrologie par Max Sutaine, Académie nationale de Reims, 1898.
Catégorie:Architecte français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1882 Catégorie:Naissance en juillet 1833 Catégorie:Naissance dans les Ardennes Catégorie:Décès en juillet 1898 Catégorie:Décès à Reims Catégorie:Décès à 64 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse