Les services de transport en commun en Île-de-France sont constitués essentiellement par les réseaux de métro, RER, train, tramway/tram-train, téléphérique et autobus. Ils desservent l'ensemble de la région Île-de-France et sont gérés par Île-de-France Mobilités, l'autorité organisatrice des transports en commun de la région. En 2020, ils permettaient de réaliser près de de déplacements par jourhttps://www.iledefrance-mobilites.fr/decouvrir/nos-missions.

Historique Des « Omnibus » au tramway des années 1990 vignette|La ligne de Petite Ceinture en 1912.

Les premiers transports en commun parisiens furent les « Omnibus », des voitures à cheval, en 1828. Les premiers tramways tirés par des chevaux (tramways hippomobiles) apparurent en 1855 ; les tramways à vapeur et à air comprimé firent leur apparition un peu avant 1880 avant d'être progressivement remplacés par des tramways électriques à partir de 1892.

La première ligne ferroviaire de la région fut inaugurée en 1837 entre Paris et Le Pecq. Les années qui suivirent virent la construction d'un certain nombre de gares parisiennes, toutes en terminus.

La construction d'un réseau local de transport ferroviaire donna lieu à d'intenses discussions au cours de la deuxième moitié du . Une première tentative limitée eut lieu en 1875 avec l'ouverture de la ligne de Petite Ceinture. La construction de l'actuel métro parisien fut décidée en 1896 ; la première ligne reliant Porte de Vincennes à Porte Maillot (sur le trajet des actuelles lignes 1 et 2) fut ouverte en 1900.

À partir des années 1930, les tramways furent progressivement remplacés par des bus ; ils disparurent complètement dans les années 1950.

Le SDRIF de 1994 préconise le renforcement des tangentielles routières (bouclage de l'A86, création de voiries souterraines à Paris) et de radiales de transport en commun structurés en trois niveaux hiérarchisés : un réseau principal constitué d’infrastructures à grand gabarit (EOLE, METEOR et ESOPE entre la gare Montparnasse à la gare Saint-Lazare) ; un réseau de métro étendu, comportant une rocade nouvelle en proche couronne (ORBITAL) ; un réseau complémentaire de transport en site propre (tramway, lignes de bus en sites protégés).

Les années 1960 virent s'étendre rapidement l'agglomération parisienne ; pour y répondre, les dessertes banlieue - Paris furent améliorées, avec la création des lignes du réseau express régional d'Île-de-France (RER) et l'amélioration des lignes de banlieue existantes.

Actuellement, la tendance est aux projets de desserte de banlieue à banlieue, qui a conduit à la réintroduction du tramway en Île-de-France à partir de 1992, puis ultérieurement aux tangentielles et au Grand Paris Express, un projet de quatre nouvelles lignes de métro automatique autour de Paris, et de l'extension de deux lignes déjà existantes. Années 2010

Années 2020 Le début de la décennie 2020 est marqué par la Pandémie de Covid-19 en France et la baisse de fréquentation dans les transports en Île-de-France. En 2020, durant le premier confinement, seuls 10 % des voyageurs transportés avant la crise prennent quotidiennement les transports en commun. En 2021, la fréquentation est de 90 % de voyageurs transportés quotidiennement, en comparaison avec 2019..

En , Île-de-France Mobilités vote le retour à l’offre de transport d’avant Covid, ainsi qu’une augmentation des tarifs de près de 10 %.. Cependant, des difficultés de recrutement font qu’en , l’offre n’est toujours pas rétablie..

Fin , des émeutes obligent l’autorité organisatrice à interrompre pour plusieurs jours de nombreux réseaux de bus et de tramways au delà de .. Certains réseaux en Essonne, notamment ceux de Corbeil-Essonnes et de l’agglomération Cœur d’Essonne sont totalement interrompus du au ..

En est mis en service le premier téléphérique urbain d'Île-de-France, le Câble C1 entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges.

Début 2026, le jingle des annonces du métro est remplacé par une identité commune pour les différents modes de transports de l'autorité organisatrice, tout comme celui déployait progressivement une harmonisation des livrées des matériels roulants.

Autorité organisatrice

Île-de-France Mobilités (anciennement Syndicat des transports d'Île-de-France) organise, coordonne et finance les transports publics de voyageurs en Île-de-France. Il définit entre autres les conditions générales d’exploitation, crée les titres de transport et fixe les tarifs. Il définit aussi l’offre de transport et le niveau de qualité des services, dans le cadre de contrats signés avec les entreprises.

L'autorité organisatrice a adopté une livrée pour les transports publics franciliens au début des années 2010, à base de gris métallisé dit « vif-argent », avec la signature du STIF.. Cette livrée s'insère à travers la livrée des exploitants avec par exemple un mélange gris-vert jade pour une ligne exploitée par la RATP ou gris-Carmillon pour une ligne SNCF.

À compter de 2017, une livrée composée de bleu et de gris apparaît sur le réseau de transport en commun francilien en lien avec les couleurs de la nouvelle identité d'Île-de-France Mobilités. Cette dernière étant devenue propriétaire du matériel roulant et de par l'ouverture à la concurrence des transports en commun franciliens, les couleurs de l'autorité organisatrice deviennent majoritaires, l'exploitant n'étant représenté que par son logo. Elle est progressivement déployée avec la livraison de nouveaux matériels roulants ou rénovés..

Réseau actuel vignette|Bus Irisbus T Zen au premier plan et une rame Z 20500 (Z 2N) du RER D en arrière-plan, à la gare de Corbeil-Essonnes, en .

Les transports en commun de la région offrent plusieurs modes de transports distincts. La ville de Paris et sa proche banlieue sont desservies par le métro, système ferroviaire où les stations sont très proches. Au-delà des limites de la ville, l'Île-de-France est couverte par les lignes du RER et celles du Transilien, créant un réseau ferroviaire étendu. L'offre est complétée localement par un réseau de lignes d'autobus et par une dizaine de lignes de tramways.

Exploitants Les transports en commun d'Île-de-France sont exploités par plusieurs sociétés suivant les lignes et les modes de transports, constituées ou représentées par : la RATP, entreprise publique, qui exploite des modes de transports couvrant Paris et sa proche banlieue (métro, bus, partiellement les lignes A et B du RER ainsi que les lignes de tramway T1, T2, T3a, T3b, T5, T6, T7 et T8) ; la SNCF, entreprise publique ferroviaire nationale, qui exploite les trains de banlieue sur les lignes H, J, K, L, N, P, R et U du Transilien, ainsi que, en totalité, sur les lignes C, D et E du RER, partiellement sur les lignes A et B de ce réseau, ainsi que les tramways de la ligne T4 ; les lignes T11, T12 et T13 sont exploitées par sa filiale Transkeo ; l'association Optile qui regroupe près d'une centaine d'entreprises privées exploitant des lignes de bus régulières, essentiellement en moyenne et grande banlieue.

L'ouverture à la concurrence de l'exploitation des lignes de transport est prévue a commencé en 2021 pour les lignes de bus, et commencera en 2029 pour les tramways, et en 2039 pour les lignes de métro et RER existantes. Les lignes nouvelles sont mises en concurrence à partir de 2020 dès leur ouverture : ligne T9 et ligne T10, CDG Express, ligne 15 sud du Grand Paris Express.. En 2019, Keolis, filiale de la SNCF, est choisi pour exploiter la ligne T9 , et en 2021, RATP Cap Île-de-France, filiale de la RATP, est choisie pour la ligne T10. En 2023, le groupement Keolis-SNCF Voyageurs est choisi pour les lignes T4, T11, et Esbly - Crécy.

Infrastructures

vignette|Soudage d'un rail de nuit sur les voies du RER B.

Fonctionnement Le titre de transport doit être validé en le passant dans une machine au niveau du portillon d'accès pour un train, le RER ou le métro ou devant un validateur pour un bus ou un tramway.

Avant la fermeture des portes, un signal sonore de fréquence continue de quelques secondes est émis dans les trains, métros, RER ou tramways.

Depuis plusieurs années, les trains, métros, RER, tramways ou bus sont dotés d'un dispositif dit Annonces sonores et visuelles automatiques (ASVA) de différentes formes.

Les arrêts aux stations sont systématiques, voire programmés selon la destination, sauf dans les bus où ils sont facultatifs, le voyageur devant alors avertir le conducteur par un signe de la main quand il attend sur le trottoir ou en appuyant sur un bouton s'il est dans le bus et désire descendre.

Des signaux d'alarme sous forme de poignée sont présents dans chacune des voitures des métros et des trains. Celui-ci doit être utilisé uniquement dans les cas urgents, et comme depuis toujours indiqué sur la plaquette fixée à côté, car occasionnant un retard supplémentaire surtout aux périodes de pointe et d'affluence : « Tout abus sera puni ».

Chaque organisme de transport s'assure d'être le plus ponctuel possible. Cependant les causes de retard du train impondérables peuvent être nombreuses et multiples, voire fréquentes, accentuées par la multiplication au fil des années du trafic, telles que : panne de signalisation, colis suspect, malaise de voyageur, personne sur la voie, signal d'alarme, coupure de courant, gel des rails l'hiver, voire grève (mais souvent dans ce cas, les métros ou trains circulent plus espacés et les horaires sont indiqués sur un dépliant). Certaines solutions peuvent être trouvées pour arranger ces situations et débloquer le trafic.

Les travaux de rénovation des gares, quais et voies effectués de préférence la nuit ou durant le mois d'août, occasionnent la fermeture temporaire de plusieurs stations ou gares, et s'accompagnent souvent de la mise en place de bus de substitution. Des agents habillés spécifiquement orientent les voyageurs pour les guider.

Mode de transport Exploitant Desserte Voyageurs(millions) Lignes Voies(km) Stations / Gares Métro RATP Paris et proche banlieue 1 526,05 16 245,6 321 RER RATP Paris et banlieue 473,90 2L'exploitation des lignes A et B du RER est partagée entre la SNCF et la RATP. 117 65 SNCF Paris et banlieue 614 5 488 443 Transilien SNCF Paris et banlieue 8 920 Tramway SNCF Banlieue 1 8 11 RATP Paris et banlieue 223,17 8 165 Bus RATP Paris 330,72 64 597 Banlieue 652,30 257 Opérateurs membres de l'Optile Banlieue 345,09 Noctilien RATP 9,37 31 621 SNCF 1,10 16 720 206

Modes de transport principaux Métro vignette|upright=0.35|Indice du mode. vignette|Une rame de la ligne 2 quittant la station Barbès - Rochechouart, en . vignette|Écran fournissant le statut des différentes lignes de transport lourd parisien. De haut en bas : RER, Transilien, métro et tramways.

En Île-de-France, les lignes de métro « lourd » se trouvent toutes dans Paris et sa proche banlieue. Le métro de Paris est un mode de transport ferroviaire principalement souterrain couvrant, en un réseau maillé, la ville de Paris et, avec des extensions radiales, sa proche banlieue. Il se caractérise par un gabarit assez étroit () et des stations rapprochées ( en moyenne).

Les lignes actuelles assurent un quadrillage serré de Paris intra-muros. Le métro ne permet pas de passer d'une commune de banlieue à une autre sans passer par Paris ; toutefois, certains prolongements longs desservent successivement plusieurs communes, telles que la ligne 8 desservant à son extrémité sud-est Charenton-le-Pont, Maisons-Alfort et Créteil.

Cependant, le projet du Grand Paris Express qui débutera sa mise en service dès 2024 et sera totalement déployé en 2031, créera quatre nouvelles lignes ne passant pas dans Paris intra-muros avec, notamment, la ligne 15 formant une boucle autour de Paris afin d'éviter les changements à l'intérieur de la capitale, lesquels surchargeraient les lignes existantes..