François Goulard, né le à Vannes (Morbihan), est un homme politique français, membre de Démocratie libérale puis de l'UMP et des Républicains jusqu'en 2018.

Député du Morbihan de 1997 à 2012, maire de Vannes de 2001 à 2004 et de 2006 à 2011, il a été secrétaire d'État aux Transports et à la Mer de 2004 à 2005 et ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de 2005 à 2007 et président du conseil départemental du Morbihan de 2011 à 2021.

Le , il devient trésorier d'Horizons, le parti d'Édouard Philippe.

Biographie Famille et études François Goulard est né à Vannes, en 1953, de Paul Goulard, ingénieur à la direction départementale de l'Équipement du Morbihan, et d’Éliane Cadoret, qui a tenu une boutique d'antiquités. Son grand-père paternel est percepteur et catholique traditionnel"François Goulard", Bretons , mars 2008. mais lui définit sa famille comme républicaine, dans la tradition vannetaise de radicalisme de la petite bourgeoisie commerçante de l'époque. Il est le beau-frère de Sylvie Goulard.

Il étudie au collège Jules-Simon, au lycée Alain-René-Lesage, à Vannes puis en classes préparatoires au lycée Chateaubriand à Rennes.

Il a été, à la fin des années 1970, et pendant peu de temps, membre du Mouvement des démocrates de Michel Jobert.

Après avoir obtenu son diplôme d'Ingénieur de l'École centrale Paris en 1976, François Goulard entre à Sciences Po Paris (1977), où il « passe les meilleures années de sa vie estudiantine » en préparant son entrée à l'École nationale d'administration (ENA) où il est admis en 1978, promotion « Droits de l'homme », diplômé en administration publique.

Marié avec Michèle Pappalardo dont il est divorcé, il est remarié depuis 2006 à Anne-Valérie Cornuault, ingénieur des ponts, des eaux et des forêts.

Carrière professionnelle et débuts en politiques À sa sortie de l'ENA, il est nommé auditeur, puis conseiller référendaire à la Cour des comptes, en 1985. Il passe ensuite brièvement dans le secteur privé, comme chargé du département Grandes Administrations du cabinet de conseil en stratégie Bossard Consultants (repris par Capgemini en 1996).

De 1986 à 1988, il est successivement conseiller technique, directeur adjoint et directeur de cabinet du ministre délégué des Postes et des Télécommunications, Gérard Longuet.

Bien que proche de la « bande des quadrasMatthieu Noli "Francois Goulard au banc d'essai" dans Le Point, mai 2003 » du gouvernement Chirac, (Gérard Longuet, François Léotard, Alain Madelin et Jacques Douffiagues) il s'éloigne de la politique jusque 1997, à la suite de l'échec de Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1988 et aux différentes affaires affectant le Parti républicain, auquel il a adhéré en 1981.

De 1989 à 1997, il est directeur général d'Investel, puis successivement directeur général et directeur général adjoint de la Banque parisienne de crédit, une banque de crédit aux petites et moyennes entreprises, filiale de Suez. Il devient président de la Générale de patrimoine et de gestion en 1997.

Carrière politique left|thumb|François Goulard en tant que ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, lors d'une remise de médaille du CNRS en 2006.

1997-2004 : député puis maire de Vannes En 1983, à 30 ans, il est élu au conseil municipal de Vannes et occupe le poste d'adjoint aux finances. En 1997, obtenant l'investiture du RPR pour les élections législatives grâce au soutien décisif de Raymond Marcellin, il se consacre entièrement à la politique, étant élu député du Morbihan sous l'étiquette Démocratie libérale, battant au passage le maire de Vannes, Pierre Pavec. L'année suivante, il est élu en 1998 conseiller général du canton de Vannes-Centre, dans le Morbihan.

De 1998 à 2002, il est secrétaire politique national de Démocratie libérale et membre du bureau politique"Portrait de François Goulard" dans Le Nouvel Observateur, juin 2005.

En mars 2001, il est élu maire de Vannes avec 50,1% des voix au second tour, à l'issue d'une triangulaire avec Gérard Thépaut et Micheline Rakotonirina. François Goulard est réélu député le , pour la législature (2002-2007), dans la première circonscription du Morbihan (Vannes), cette fois sous l'étiquette Union pour un mouvement populaire (UMP), après la fusion de Démocratie libérale dans ce nouveau parti. Touché par le cumul des mandats, il abandonne alors son poste de conseiller général.

Défini comme « très libéral"François Goulard au scanner" dans L'Express, 3 octobre 2002 », il est, de 2002 à 2004, membre du groupe UMP à l'Assemblée, vice-président de la commission des finances et également secrétaire général adjoint de l'UMP chargé de la formation des cadres et des militants.

2004-2005 : secrétaire d'État aux Transports et à la Mer Le , il est nommé secrétaire d'État aux Transports et à la Mer dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Il démissionne alors de sa fonction de maire, mais reste premier adjoint de Norbert Trochet. En , il est réélu maire de Vannes par le conseil municipal, tout en restant ministre.

Le , dans une tribune au Figaro, il se prononce en faveur du projet de constitution européenne, plaidant pour l'instauration d'un contrôle maritime européen et pour une harmonisation de la fiscalité et des normes imposées aux transporteurs routiers dans l'Union européenneTribune de François Goulard "le bon exemple des transports" dans Le Figaro, 2 mai 2005.

2005-2007 : ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche Il est nommé ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la recherche dans le gouvernement Villepin le .

C'est sous son égide qu'est créé l'Agence nationale de la recherche, le , consistant à financer des projets de recherche scientifique ou technologique. En , il fonde les pôles de recherche et d'enseignement supérieur, qui permettent à certaines universités et grandes écoles de mutualiser leurs programmes et leurs activités.

Le , ce proche de Dominique de Villepin annonce son soutien à François Bayrou pour le premier tour de l'élection présidentielle de 2007, y ajoutant son intention de quitter l'UMP"François Goulard rallie Bayrou" dans Le Figaro, 26 mars 2007. Le , il annonce qu'il votera Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle disant qu'il "était toujours resté de droite"Éric de Grandmaison, "Municipales, l'heure des bilans pour F. Goulard" dans Vannes Maville.com, septembre 2007.

2007-2012 : député du Morbihan thumb|Frédéric Lefebvre, François Goulard et Hervé Mariton lors d'un petit-déjeuner du club Réforme et Modernité le .

Un homme influent de la droite libérale bretonne Le , il retrouve son siège de député, qu'il avait laissé à sa suppléante Josiane Boyce à son entrée au gouvernement en . Il est élu dans la première circonscription du Morbihan avec 52,90% des suffrages exprimés face à Hervé Pellois, réalisant toutefois un score inférieur à 2002 où il avait obtenu 58,07% des voix. À la suite de son élection, il est désigné rapporteur spécial du budget « Ville » pour la Commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Au sein des députés UMP, il apparaît comme l'un des principaux opposants à Nicolas Sarkozy et comme la principale figure du courant villepiniste"Goulard soutient Villepin et répète que Sarkozy est un problème" dans Le Point, novembre 2010. Il est le cofondateur du club Réforme et Modernité et coordonne le projet du mouvement République solidaire lancé par Dominique de Villepin le .

Il a été pressenti pour prendre la tête de liste UMP aux élections régionales de 2010 avant de se retirer et de laisser la place à Bernadette Malgorn, candidate soutenue par Nicolas Sarkozy.

Il est candidat tête de liste de l'UMP aux élections sénatoriales du . Il est battu comme ses deux colistiers, Jacques Le Nay et Joseph Kergueris, ancien président du Conseil général du Morbihan, à qui il impose de se désister au deuxième tourYann Le Scornet Passe de trois historique pour la gauche dans le Morbihan, dans Le Télégramme, 26 septembre 2011. La liste de gauche remporte les trois sièges à pourvoir dans le Morbihan. Il est également candidat à sa réélection lors des élections législatives de juin 2012. En tête au premier tour, il s'incline au second tour et perd son siège de député au profit d'Hervé Pellois qui obtient 52,45% des suffrages exprimés.

À l'Assemblée nationale, un franc-tireur dans la majorité présidentielle Au sein de l'UMP, François Goulard est un opposant virulent de Nicolas Sarkozy et se fait souvent remarquer par des prises de positions contraires à la ligne de son groupe. Il est le seul député UMP présent au rassemblement contre l'amendement Mariani, autorisant l'utilisation de tests ADN lors du regroupement familial, au Zénith de Paris le . Il y déclare « nous sommes tous réunis ici ce soir pour défendre les droits de l'homme et rien ne pourra nous y faire renoncerBenjamin Bonneau "Fabius : "un texte à mettre à la poubelle" dans Le JDD, octobre 2007 ». Il a été vivement rappelé à l'ordre par François Fillon le "François Fillon rappelle à l'ordre François Goulard" dans L'Express, octobre 2007 alors que Jean-François Copé a qualifié son initiative de « choquante ».

Il est l'un des sept parlementaires de l'UMP à voter non à la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 lors du congrès du Parlement français à Versailles, déclarant « nous savons quelles étaient les intentions du président de la République : modifier notre constitution pour reléguer le Premier ministre à une place parfaitement subalterne ».

Avec le député UMP Daniel Fasquelle, c'est aussi l'un des rares membres de la majorité à s'opposer au projet de décret de Valérie Pécresse relatif au statut des universitaires, projet confronté à une forte mobilisation début 2009Enseignants-chercheurs : la démonstration de force dans Libération, 10 février 2009.

En mars 2009, il s'oppose au retour de la France au commandement de l'Organisation du traité de l'Atlantique nordAlain Auffray Otan : désertions en vue à l’UMP, Libération, 17 mars 2009 (OTAN) et, alors que la commission des Finances de l’Assemblée donne un avis favorable à une contribution supplémentaire des plus hauts revenus le , le député-maire de Vannes revendique la suspension du « bouclier fiscal » en prônant la solidarité nationale en période de criseClaire Guélaud "Le bouclier fiscal nourrit le débat sur l'équité sociale" dans Le Monde, 17 mars 2009.

Le , il est l'un des six députés UMP à s'opposer au projet de loi HadopiAnalyse du scrutin , séance du 12/05/2009 : scrutin public sur l'ensemble du projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet (nouvelle lecture).

2011-2021 : président du conseil général puis du conseil départemental du Morbihan

Un retour vers des mandats politiques morbihannais Le , la droite remporte les élections cantonales dans le Morbihan, remportant 24 des 42 cantons. Dans le canton de Vannes-centre, François Goulard l'emporte avec 55,42 % des suffrages exprimés"Les personnalités élues ou battues" dans La Tribune, 27 mars 2011. Une semaine plus tard, il prend la présidence du Conseil général du Morbihan et abandonne son mandat de maire de Vannes à David Robo, son ancien directeur de cabinet à la mairie.

En , il proclame son souhait de la réunification d'une Bretagne à cinq départementsLe conseil général vote pour une Bretagne à cinq départements dans Le Télégramme, décembre 2011.

Le , il est élu président de la fédération UMP du Morbihan, à la suite de la démission de Gérard Lorgeoux en marsFrançois Goulard élu président de la fédération UMP du Morbihan dans Ouest-France, juillet 2013. Le , il démissionne de la présidence de la fédération Les Républicains du Morbihan, en désaccord avec la ligne portée par le nouveau président du parti, Laurent Wauquiez. Il reste néanmoins membre des Républicains.