Denys de Béchillon, né le à Paris, est un juriste et universitaire français, spécialiste de droit public. Il est professeur des universités à l'université de Pau, chroniqueur à L'Express et consultant juridique.

Biographie

Jeunesse et études Il est reçu major de l'agrégation de droit public de 1997-1998Sur Legifrance : classement au concours de l'agrégation de droit public, et est professeur à l’université de Pau, au sein de laquelle il a rédigé sa thèse de doctorat Hiérarchie des normes et hiérarchie des fonctions normatives de l'État, soutenue en 1993 sous la direction du professeur Pierre Bon.

Parcours professionnel Il est membre, à partir de 2008, du Conseil d’analyse de la société (présidé par Luc Ferry) jusqu'à la dissolution du Conseil en 2013Décision de nomination sur Legifrance. Il est l'un des membres du Club des juristesComment un petit club d'avocats et de juristes inspire les lois, Vincent Nouzille, rue89.nouvelobs.com; 8 août 2011. Il a siégé dans plusieurs comités chargés de préparer des réformes juridiques. Il a notamment été nommé par Nicolas Sarkozy au Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, présidé par Edouard Balladur (2007)Décret n° 2007-1108 du 18 juillet 2007 portant création d'un comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, JO du 19 juillet 2007., dont les travaux ont débouché sur la révision de la Constitution du . Il a également été nommé par Nicolas Sarkozy au Comité de réflexion sur le Préambule de la Constitution, présidé par Simone VeilDécret n° 2008-328 du 9 avril 2008 portant création d'un comité de réflexion sur le Préambule de la Constitution, JO du 10 avril 2008.. Le rapport de ce Comité a préconisé pour l'essentiel de ne pas modifier le Préambule, où l'on trouve la plupart des droits fondamentaux, partant du principe qu'il était suffisamment complet. Il prône ainsi une modération en matière de révision constitutionnelle, mais aussi sur le problème des discriminations positives à la française.

En 2020, Marianne décrit Denys de Béchillon comme lobbyiste pour le groupe Vinci. Selon le magazine, il plaide en 2019 auprès du Conseil constitutionnel en faveur de la loi Pacte du gouvernement d'Emmanuel Macron et de la privatisation du groupe ADPEtienne Campion, « » [archive], sur www.marianne.net, 2 janvier 2020.

Denys de Béchillon est fait chevalier de la Légion d'Honneur en 2009 puis officier en 2020.

Prise de positions En , alors que de nombreux juristes s'alarment des conséquences pour la liberté d'expression et pour les libertés publiques de l'ordonnance Dieudonné du Conseil d'État, Denys de Béchillon la soutient au contraire et y voit « un signe de très bon fonctionnement de la justice »« Une réponse adaptée à une situation extraordinaire », Le Monde, 10 janvier 2014. Il juge également « judicieux » l'argument de la « cohésion nationale », notion sévèrement critiquée par plusieurs juristes pour son manque de clarté et son imprécisionJack Lang sur l'affaire Dieudonné : « La décision du Conseil d'État est une profonde régression », entretien, lemonde.fr, 13 janvier 2014«Il y a plusieurs éléments inédits dans la décision du Conseil d'État» sur Dieudonné, entretien Diane Roman, professeure de droit public, liberation.fr, 10 janvier 2014.

Dans le contexte de la guerre d'Iran de 2026, une tribune qu'il publie au Club des juristes le 10 mars 2026, dans laquelle il met en garde contre les risques d'un « juridisme trop systématique ou trop absolu » face à l'intervention américano-israélienne, suscite un débat doctrinal notable. Tout en admettant que l'opération est « probablement » illicite au regard du droit international, il y soutient qu'il serait « fragile devant l'histoire » de s'en tenir à cette seule qualification« L'Iran, la guerre, le droit : sur les limites du juridisme et du confort qu'il procure », Le Club des juristes, 10 mars 2026. Cette prise de position est vivement contestée par le professeur Sébastien Touzé, directeur de la Fondation René Cassin, qui lui reproche de « relativiser la portée normative » de l'illicéité et de substituer « à la logique normative une logique d'opportunité »« Quand la stratégie prétend corriger le droit : contre la relativisation de l'illicéité de la guerre », Sébastien Touzé, Le Club des juristes, 16 mars 2026, et commentée dans la doctrine par Rémy Libchaber, qui évoque une « guerre académique »« Une guerre académique, à propos de la guerre en Iran », Rémy Libchaber, Jus Politicum, 24 mars 2026.

Bibliographie Hiérarchie des normes et hiérarchie des fonctions normatives de l'État, Economica, 1996, Qu'est-ce qu'une règle de droit ?, Odile Jacob, 1997.

Distinctions 50px|Chevalier de l'ordre des Palmes académiques Chevalier de l'ordre des Palmes académiques (2012) 50px|Officier de l'ordre national du Mérite Officier de l'ordre national du Mérite le Officier de la Légion d'honneur (promotion du )|alt=|gauche|51x51pxOfficier de la Légion d'honneur le (JO du ) ; chevalier du (JO du )

Notes et références

Liens externes

Biographie et bibliographie professionnelles

Catégorie:Professeur français de droit public Catégorie:Agrégé de droit public Catégorie:Enseignant à l'université de Pau Catégorie:Lauréat de la médaille de bronze du CNRS Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 2009 Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 2020 Catégorie:Chevalier des Palmes académiques Catégorie:Officier de l'ordre national du Mérite Catégorie:Naissance en mai 1961 Catégorie:Naissance à Paris au XXe siècle