Le Saint-Nazaire Atlantique Football ou SNAF est un club de football français fondé en 2014 et basé à Saint-Nazaire, à la suite de la fusion du Stade nazairien et du Saint-Nazaire OS.

Le Saint-Nazaire Atlantique Football évolue depuis la saison 2025/2026 en Regionale 1, après avoir fini 3 ème de son groupe de la ligue "Régional 1 Pays de la Loire" en 2025.

Le Stade Nazairien a évolué en CFA et en nationale de 1955-56 à 1956-57 puis de 1975-76 à 1976-77.

Palmarès

Champion de Division d'Honneur de la Ligue de l'Ouest : 1940, 1955 Champion de Division d'Honneur de la Ligue Atlantique : 1975, 2018 Vainqueur de la Coupe de la Ligue Atlantique : 1978 (Saint-Nazaire 3-2 Challans)

Meilleure performance en Coupe de France : (avant l'instauration d'un en 1984-85) : Saint-Nazaire (D3) – RC Fontainebleau (D2) 1-3 : Saint-Nazaire (DH) – EA Guingamp (D2) 0-1, après prolongations

District Anjou/Basse-Loire - SCO Angers 3-7 Saint-Nazaire ( à Angers), Saint-Nazaire 7-2 SCO Angers ( à Saint-Nazaire).

Historique du Stade Nazairien 1908-1940 : l'époque des rivalités et un titre de champion

Le grand port de la côte Atlantique a connu une longue histoire avec le football, plus souvent à marée basse qu'à marée haute. Le club est né omnisports (rugby et football) en 1908 sous le nom de Sporting Club Nazairien, alors affilié au Comité de Bretagne de Football Association. Avec la fondation en 1920 de l'Union Mean Penhoët, nouveau club omnisports proche des Chantiers de Penhoët, la ville connaîtra des duels acharnés dans les divisions de la Ligue de l'Ouest de Football Association (LOFA) entre le Sporting, Penhoët et l'Etoile. À l'époque, la Division d'Honneur est l'antichambre du professionnalisme. Le premier club de Brière à y accéder est l'US La Baule en 1933. Le Sporting, qui évolue sur le terrain de l'ancien Parc des Sports, compte déjà un Eon dans ses rangs à l'époque, le défenseur Henri Eon (père du futur international Daniel Eon). En 1938-39, le Sporting est en Promotion (Groupe D) et termine à 8 points de la montée, alors que Penhoët termine . Cette année-là, l'US La Baule est vice-championne de Promotion. Penhoët va compter dans ses rangs des footballeurs venus d'Europe centrale : l'Allemand Anton Raab (1938-39), pour quelques matches, puis le joueur professionnel hongrois József Ebner (1939-1942).

L'invasion de la Pologne par l'Allemagne provoque les déclarations de guerre de la Grande-Bretagne et de la France le . Pour Saint-Nazaire, habitants, cette guerre semble lointaine même si, le , les premiers navires transporteurs de troupes arrivent en son port. Le football s'est arrêté, à l'exception des matches amicaux mais reprend ses droits le . La Division d'Honneur compte le SCO d'Angers, la St-Pierre de Nantes, Ancenis, Cholet, Basse-Indre, Penhoët, La Baule et le Sporting, partagés en deux poules de quatre équipes. Le Sporting va se qualifier pour la finale en remportant la "Section B". En ce , le Sporting Nazairien joue la première grande finale de son histoire. Son adversaire, le SCO d’Angers, emmené par les frères Combot, Bretons originaires du Léon mais vivant à Trelazé, était considéré comme favori. Pourtant, dès la , une combinaison en profondeur entre Florimond et Parlier aboutissait sur l’avant vedette Dalido. C’est Ferrand qui finissait l’action pour St-Nazaire et ouvrait le score (0-1). Puis Parlier centre sur Dalido, bien placé (0-2). Angers ne s’en laisse pas conter et obtient un penalty à la , transformé par Bergeon (1-2). Les Angevins occupent le camp des « rouges » nazairiens mais leur domination ne se concrétise pas. À la demi-heure, un long dégagement de Pléra sur Parlier permet à ce dernier de marquer pour le SCN (1-3). Angers devient extrêmement menaçant avec les frères Combot mais rien ne veut rentrer.

À la reprise, le jeu s'équilibre pendant dix minutes avant que les « rouges » n’accélèrent. Un tir sur la barre, Dalido a suivi et marque : 1-4 pour St-Nazaire. Plusieurs décisions de l'arbitre soulèvent des protestations des joueurs et des spectateurs alors que le jeu continue d’être animé. Angers obtient un corner puis, peu après, la balle parvient à Nicolas qui, des , marque pour Angers (2-4). Mais, une fois de plus, le Nazairien Parlier fausse compagnie à l’arrière Jonchère, centre pour Dalido, qui marque à nouveau pour St-Nazaire ! (2-5). Le nazairien Pléva arrête la balle en levant le bras dans sa surface de réparation. Bergeon signe son de l’après-midi pour Angers (3-5). Mais les Angevins n’arrivent pas à poser leur jeu. Le Nazairien David fonce vers le but, tire et marque (3-6). Les dernières minutes du match approchent. Dalido centre pour Parlier qui, de la tête, fait prendre de l’ampleur au score (3-7). Pour la première de son histoire, Saint-Nazaire impressionne et est à deux doigts d’un titre ! Les hommes de l’exploit sont les suivants pour le Sporting Nazairien : Manara – Le Brix, Deredec, Leduc – Pléra, Guillé, Parlier, Perraud – Dalido, David, Florimond.

Le match retour se déroule le dimanche à Saint-Nazaire. Et Le succès du Sporting est net et sans appel. Les «

noirs et blancsforme monochrome dans les arts visuels

» d’Angers étaient privés de Jean Combot, Barkowiak et Soyer, mais Saint-Nazaire jouait également sans son avant-centre Dalido et sans son arrière Manchec. Les Nazairiens se montrèrent beaucoup plus entreprenants, shootant à toute occasion. Les visiteurs, au contraire, temporisèrent trop souvent. À la mi-temps, il y avait déjà 3 à 1 pour Saint-Nazaire, qui avait marqué par son ailier gauche Florimont ( et ) et par l'ailier droit Parlier. Quinze minutes après la pose, Angers résistait fort bien, mais bientôt Florimont marquait deux buts coup sur coup, enlevant aux visiteurs toute chance. Score final 7-2. Le Sporting Nazairien remportait ainsi le championnat de Division d'Honneur du District Anjou-Basse-Loire 1940, plus haut niveau de la Ligue de l’Ouest en l’absence de poule finale. Le premier titre de son histoireIn "Ouest Eclair", 12 mars 1940, article de M. Augusseau - In "Ouest Eclair", 18 mars 1940..

1940-1945 : le football nazairien "résiste" à la guerre

La joie nazairienne sera de courte durée. La guerre reprend ses "droits". La France entraîne la Bretagne dans sa déroute et le , c'est l'arrêt des activités des chantiers navals. Le , la ville de Saint-Nazaire est toujours en état d’alerte permanent à cause des bombardiers allemands survolant régulièrement la ville et le port. Finalement, le , les troupes allemandes entrent dans Saint-Nazaire. En , le pouvoir allemand met en chantier la base sous-marine. En pleine seconde guerre mondiale, le Sporting retombe dans l'anonymat et n'est pas le club le plus en vue et est même parfois battu par le CS Montoir-de-Bretagne. C'est Penhoët qui tient le haut du pavé, alors même que le club méannais est contraint de partager ses installations avec la Kriegsmarine allemande depuis 1940 (lesquelles seront même visitées par l'Amiral Karl Dönitz en 1941)Luc Braeuer, U-Boote! Saint-Nazaire, Le Pouliguen, Luc Braeuer auteur-éditeur, 2006, p. 14.. Le , Penhoët est finaliste de la Coupe de l'Ouest contre le SCO d'Angers (1-3, à Angers) avant de déposer sa candidature au professionnalisme, le . Celle-ci est acceptée par la FFF le Claude Loire, Le Stade rennais, Fleuron du football breton 1901-1991, Rennes, Apogée, 1994, p. 200.. Mais les instances fédérales ne vont finalement promouvoir qu'un seul club breton chez les « pros » pour la saison 1941-42, le Stade rennais. Sur le terrain, Mean Penhoët n'allait pas désarmer, prenant sa revanche en gagnant la Coupe de l'Ouest 1942 devant le Stade lavallois (après une victoire 6-1 sur la Phalange-d’Arvor de Quimper en demi-finale à Vannes). Le centre-ville de Saint-Nazaire est touché pour la première fois par un bombardement aérien dans la nuit du 15 au , la vie devenant vite intenable pour les habitants (80 morts). Le intervient le tout premier bombardement américain en plein jour. Il causera la mort de 186 personnes dont 134 jeunes apprentis des chantiers de Penhoët. Le Parc des Sports figure dans la zone des bombardements.

En 1942-43, alors qu'Ebner est repassé de Penhoët au Stade rennais, les Méannais sont à deux doigts du titre de Division d'Honneur Basse-Loire-Anjou face au SCO d'Angers à nouveau, en match d'appui, après prolongations (0-1), le . Les Angevins deviendront par la suite Champion de France Amateurs 1943. Le , Penhoët avait atteint les de finale de la Coupe de France - Zone Occupée, éliminé par les Girondins de Bordeaux, 0-4 à Nantes, ce qui reste unique dans les annales du football nazairien. Déjà, en cette période de conflit mondial, le Sporting, Penhoët et les autres clubs de Loire-Inférieure avaient été séparés du reste de la Bretagne sans scrutin démocratique, à la suite du décret du , sous l'occupation allemande. En exécution des instructions du Ministère des Sports du Gouvernement de Vichy, la Ligue de l'Ouest avait en effet été scindée en deux Comités (Bretagne et Anjou) lors des saisons 1942-43 et 1943-44. De surcroît, à l'époque, c'est l'enfer à Saint-Nazaire : une cinquantaine de bombardements meurtriers anéantissent la ville à 80 %, dont celui de la nuit du au .

La presque totalité des Nazairiens évacuera la ville, rendue invivable, le , vers le reste de la Bretagne et l'ouest de la France. La ville n'est plus qu'un immense champ de ruines au milieu duquel se dresse, intacte, la silhouette massive de la base sous-marine. Comme à Brest et Lorient, il ne peut alors plus être question de football à Saint-Nazaire. Dès 1940, les courts de tennis du Sporting de La Baule avaient été transformés en terrain de football par les autorités militaires allemandesSite internet du La Baule Tennis Club.. C'est là que les clubs nazairiens furent contraints de s'exiler en pour jouer leurs matchs « à domicile », cohabitant avec l'US La Baule. Le , le tout nouveau FC Nantes est officiellement admis en Division d'Honneur par le bureau du comité directeur d'Anjou, au détriment de Penhoët, les Méannais faisant appel et obtenant finalement leur qualificationHistoire du FC Nantes. Avant-dernier de cette Division d'Honneur 1943-44, Penhoët n'est alors plus l'une des équipes les plus en vue du football breton. Quant aux quelques footballeurs conscrits dans l'armée allemande et basés dans cette région du sud de la Bretagne, ils se consolent aussi en participant aux Jeux Olympiques de la Kriegsmarine, au Sporting de La Baule, lors de l'été 1943Luc Braeuer, U-Boote! Saint-Nazaire, Le Pouliguen, Luc Braeuer auteur-éditeur, 2006, p. 80..

Le championnat de CFA 1943-1944 sera remporté par l'US Servannaise de Saint-Malo avec 28 points, avec comme second le FC Nantes 24, le SCO d'Angers 24, l'AS brestoise 23, le Stade quimpérois 18, le Stade rennais 18, le VS Chartrain 16, la TA de Rennes 11, le CA Penhoët de Saint-Nazaire 10 points et et dernier l'US du Mans avec 4 pointsin Football en France..