Gaspard Augustin René de Bernard de Marigny, né à Luçon le Le 25 septembre 2010, le Souvenir vendéen a inauguré une plaque commémorative posée sur le lieu de sa naissance, 14, rue Julien-David à Luçon., mort à Combrand le Le 27 septembre 1936, le Souvenir vendéen a inauguré à Combrand, à l'entrée de la Girardière, une plaque « à la mémoire de B. de Marigny, général Vendéen et des habitants de Combrand tombés pour la défense de leurs autels, de leur roi et de leurs foyers. 1793-1794 »., est un militaire français et un général vendéen.

Biographie Famille Marigny naît le , en l'hôtel des Regnon de Chaligny à Luçon.

Bernard de Marigny est un cousin et un ami de Louis de Salgues de Lescure. L'épouse de ce dernier, Victoire de Donnissan de La Rochejaquelein écrivit à son propos:

Guerre d'indépendance des États-Unis Lieutenant de vaisseau dans La Royale sous l'Ancien Régime, il prend part à la guerre de la Révolution américaine sous les ordres de Louis Charles du Chaffault de Besné et Charles Henri d'Estaing.

En 1779, il participe à la prise de la Grenade, puis au siège de Savannah. Il est fait prisonnier le .

Le , il est nommé capitaine en second de la compagnie des apprentis canonniers. Avant la Révolution, il est fait chevalier de Saint-Louis. Il est également initié à la franc-maçonnerie.

Guerre de Vendée thumb|left|Gaspard de Bernard de Marigny (1754-1794)

Lorsque la guerre de Vendée éclate, il rejoint les insurgés après avoir été libéré par eux à Bressuire et se retrouve général d'artillerie. Il se distingue principalement à la bataille de Thouars, à la bataille de Saumur et lors de la Virée de Galerne.

Marigny prône la clémence dans les premiers mois de l'insurrection.. Le , après la deuxième bataille de Fontenay-le-Comte, il écrit notamment une lettre à la ville de Niort où il vante la modération des Vendéens qui ont relâché prisonniers républicains après leur victoire : .

Cependant lors de la bataille de Châtillon du , Marigny se rend responsable du massacre d'un certain nombre de prisonniers en représailles aux exactions commises dans la région par le général François-Joseph Westermann. Victoire de Donnissan de La Rochejaquelein rapporte les événements dans ses mémoires :

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Dans ses mémoires, Victoire de Donnissan de La Rochejaquelein déplore le revirement de Marigny : ..

Rescapé de la virée de Galerne, Marigny regagne la Vendée en mars et prend le commandement de la division de Cerizay..

Mort Du 20 au , les quatre armées vendéennes se réunissent au château de la Boulaye, dans la paroisse de Treize-Vents.. Quatre généraux se partagent alors le territoire de la Vendée. Charette commande l'Armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz, Stofflet l'Armée d'Anjou, Sapinaud l'Armée du Centre et Marigny l'Armée du Haut-Poitou. Les quatre officiers prêtent alors le serment de s'assister mutuellement sous peine de mort.. Le , les armées vendéennes attaquent ensemble une colonne républicaine à Chaudron-en-Mauges, près de Beaupréau, mais le combat est indécis et les royalistes se replient sur Jallais. L'union est rapidement brisée : Marigny se brouille avec les autres généraux qui auraient remis en question son commandement et se retire avec son armée.

Marigny est accusé de trahison et un conseil de guerre est réuni le . Le procès le déclare coupable d'. Les officiers votent la sentence dans un chapeau. Poirier de Beauvais s'abstient, La Bouëre se récuse, et les officiers de Marigny — La Ville-Baugé, Renou et Beaurepaire — refusent de prendre part au vote. La peine de mort l'emporte à dix-huit voix contre deux.

Protégé par ses hommes, Marigny ne s'inquiète pas de la sentence. Cependant le , des soldats allemands de Stofflet le surprennent, malade, dans le château de La Girardière, près de Combrand. D'après Poirier de Beauvais, avant d'être fusillé Marigny s'adresse avec mépris à ses bourreaux en leur déclarant qu'il agissaient .

Un monument est érigé en 1844 au dessus de l'emplacement de sa sépulture par la Marquise de La Rochejaquelein et M. de Mont de Benque, neveu et filleul de Marigny. Celui-ci fut transporté avec les restes du général, le dans l'actuel cimetière de Combrand. Ce cénotaphe comporte d'ailleurs, gravé dans la pierre, une erreur de date : il est dit "... tué le 14 juillet 1794" au lieu du 10.

Regards contemporains

Bibliographie .

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. . Article de Ouest France

Notes et références

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