Du chant à la une !… est le premier album de Serge Gainsbourg, sorti en 1958 sur un vinyle 10" (25 cm).

Historique Encensé lors de sa sortie par Boris Vian mais vendu à quelques centaines d’exemplaires seulementVIDEOS. L'époque en chansons 7/8: "Le Poinçonneur des Lilas", Gilles Médioni, 14 août 2015, sur L'Express., il fut boudé par le public. Il a été enregistré les 10 et 17 juin et 1 et 3 juillet 1958 avec Alain Goraguer et son orchestre.

Cet album est particulièrement connu pour le titre Le Poinçonneur des Lilas, repris notamment par Les Frères Jacques en 1958 et Hugues Auffray en 1959. Ce sera le premier tube de Gainsbourg.

L'album (25 cm) sera récompensé par le Grand Prix de l'Académie Charles Cros l'année suivante, en 1959.

Contenu Dans les notes de la pochette arrière, on trouve le texte suivant : Le Poinçonneur des Lilas raconte le quotidien monotone d'un préposé du métro de Paris, affecté à poinçonner les billets des voyageurs. L'homme lit des extraits du magazine Reader-Digest qui vante de la belle vie à Miami. Il fait tous les jours "des carnavals de confettis" (provenant des tickets qu'il poinçonne) qu'il en amène jusqu'à son lit. Il rêve de s'évader, qu'on vienne le chercher en bateau en vain. Il semble que la seule issue pour s'échapper soit la mort ou le suicide par balle, où finalement il se retrouvera dans un grand trou où il n'entendra plus jamais parler de trou. Elle figure sur un comportant quatre titres, sorti en Pochette du disque.. Cette chanson fut son premier succès. Un scopitone a été réalisé par Jean Bacqué produit par Pathé et montrant notamment Gainsbourg dans le métro parisien, à la station Porte des LilasChanson interprétée par Serge Gainsbourg..Film scopitone de 1958.. Elle fait l'objet de nombreuses reprises et la RATP rendra hommage à l'artiste avec la station de métro Serge Gainsbourg à Les Lilas. La recette de l'amour fou est une "recette de cuisine" de la séduction dans laquelle il faut créer de l'attente et du manque pour créer le désir, puis le rejeter lorsque l'amant "s'endot". Sous son ton léger, la chanson montre l'amour comme un jeu de pouvoir et réduit la passion à une recette de cuisine. Douze belles dans la peau s'adresse à un séducteur compulsif qui se retrouve pris dans son propre jeu et finira avec du "plomb dans la cervelle". Le texte utilise le langage du polar et de l'argot pour se moquer du séducteur invincible condamné par ses propres désirs, dans un univers où amour, violence et autodestruction finissent par se confondre. Ce mortel ennui est une chanson aux arrangements jazz sur l’épuisement amoureux et l’inertie du couple. Derrière son apparente simplicité, elle montre le remplacement de la passion par l’habitude et l’ennui, la difficulté de rompre et donc une relation maintenue par culpabilité. Ronsard 58 est une modernisation des thèmes du poète Pierre de Ronsard (1524-1585), notamment ceux du célèbre sonnet « Quand vous serez bien vieille… », en les transposant dans le langage argotique et désabusé des années 1950. Comme dans les poèmes de Ronsard, la beauté féminine est éphémère, tandis que la poésie survit au temps. En dehors des adaptations de poèmes, c'est la seule chanson originale de Gainsbourg dont le texte est écrit par un autre (en l'occurrence Serge Barthélémy). La Femme des uns sous le corps des autres est une chanson est une satire du désir moderne et des contradictions masculines. Le narrateur s'en amuse avant de s'en inquiéter si sa compagne devient infidèle. Légère en apparence avec ses nombreux jeux de mots, elle comporte une réflexion sur le désir, la jalousie, la possession amoureuse et la société moderne des années 1950-60. L'alcool est une des chansons les plus sombres et sociales de l'album. Elle raconte la vie d’un homme pauvre, solitaire et désabusé qui utilise l’alcool pour échapper à une existence misérable. Sous ses accents de chanson de bistrot, Serge Gainsbourg compose une méditation profondément humaine sur les illusions perdues et la nécessité du rêve pour survivre à la réalité. Du Jazz dans le ravin raconte la mésaventure d'un couple qui est victime d'un accident mortel peu avant Monte-Carlo alors que l'homme, qui conduisait vite, écoutait du jazz à la radio. Le Charleston des déménageurs de piano est une satire sociale qui confronte le prestige artistique à la réalité ouvrière, où on donne la parole à des déménageurs de pianos. Derrière l’humour et l’argot populaire, le texte oppose le monde des artistes à celui des travailleurs manuels et réfléchit à la valeur réelle de l’art face à la dureté de la vie. Le narrateur de la chanson est le déménageur de pianos dont l'instrument, normalement instrument harmonieux et élégant, est en réalité un objet lourd et encombrant pour lequel les déménageurs ne sont pas reconnus à leur juste valeur par le milieu artistique. La Jambe de bois (Friedland) est une fable burlesque dans laquelle une jambe de bois cherche désespérément un amputé pour avoir enfin une utilité sociale. Pour cela, la jambe de bois demande au boulet de canon de viser la jambe d'un officier français, mais le boulet tue accidentellement ce dernier qui s'est baissé. La jambe de bois finit condamnée par la cour martiale à être enchaînée au boulet de canon. Gainsbourg anthropomorphise des objets militaires pour créer une histoire à la fois drôle, cruelle et profondément absurde, où l’humour absurde, les jeux de langage et la fantaisie cachent une satire de la guerre, du patriotisme et des relations humaines. Cette chanson, intégrée définitivement à l'album à partir de 2001, est enregistrée le 12 janvier 1959 pour une publication en 45 tours autonome en février 1959.

Titres Sur le LP d'origine, la face A comportait les titres 1 à 5 et la face B les titres 6 à 9. Au cours des rééditions suivantes, la chanson La Jambe de bois (Friedland) est ajoutée à l'album en dixième piste. Par conséquent, les versions vinyles de l'album comportent en face A les titres 1 à 5 et la face B les titres 6 à 10.

Crédits Arrangements, chef d'orchestre, piano - Alain Goraguer Contrebasse - Paul Rovère Tambours, batterie - Christian Garros Vibraphone - Michel Hausser Les autres musiciens n'ont pas pu été identifiés à ce jour. Photographie - Walter Carone (album) et Michel Bigaud (45 tours La Jambe de bois (Friedland)) Producteur - Denis Bourgeois

Singles septembre 1958 : Le Poinçonneur des Lilas / Douze belles dans la peau / Les Femmes des uns sous les corps des autres / Du Jazz dans le ravin 1959 : La Jambe de bois « Friedland » / Charleston des déménageurs de piano / La Recette de l'Amour fou / Ronsard 58

Classement Classement Meilleureposition

Références

Bibliographie .

Liens externes

Dans les coulisses de "Du chant à la une !", le premier album de Serge Gainsbourg, Rebecca Manzoni, France Inter, .

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