John Isner, né le à Greensboro, est un ancien joueur de tennis américain. Joueur professionnel de 2007 à 2023, il remporte seize titres en simple sur le circuit ATP, dont le Masters 1000 de Miami en 2018 lors duquel il bat Alexander Zverev en finale et six titres au tournoi d'Atlanta. Il a perdu quatorze autres finales dont quatre en Masters 1000 : à Indian Wells en 2012, à Cincinnati en 2013, à Paris-Bercy en 2016 et à Miami en 2019.
Son meilleur résultat en tournoi du Grand Chelem est une demi-finale à Wimbledon en 2018.
Il est l'un des meilleurs serveurs de l'histoire. Il détient depuis le record du plus grand nombre d'aces réalisés en carrière dans l'histoire du tennis professionnel (près de 14 500). Il possède également le record homologué du service le plus rapide de l'histoire, avec 253 km/h lors de la Coupe Davis 2016Le record de Sam Groth, à lors du tournoi Challenger de Busan, en Corée du Sud, en 2012, n'est pas homologué par l'ATP.
Il a aussi marqué son sport en remportant, lors du tournoi de Wimbledon 2010, le plus long match de l'histoire du tennis contre le Français Nicolas Mahut.
Carrière 2007-2008. Des débuts prometteurs
Après une chute au premier tour du tournoi de Newport début juillet face au Belge Dick Norman, c'est lors du tournoi ATP de Washington que John Isner fait parler de lui pour la première fois sur le circuit pro. Bénéficiant d'une wild card à la suite du forfait à la dernière minute de Fernando González, il crée la surprise au premier tour en éliminant Tim Henman 4-6, 6-4, 7-6 puis il se défait au tour suivant de Benjamin Becker lors d’un duel de gros serveurs remporté 3-6, 7-5, 7-6. Au troisième tour, il s'impose face à son compatriote Wayne Odesnik, gagnant le match 6-7, 7-6, 7-6. En quart de finale, il enchaîne avec une victoire face à Tommy Haas remportée 6-4, 6-7, 7-6 grâce notamment à 30 aces et 23 services gagnants. En demi-finale, il crée à nouveau la surprise en battant le Français Gaël Monfils, tête de série numéro neuf. Isner, mondial à l'entame du tournoi de Washington et qui ne joue que son deuxième tournoi ATP, s'impose en trois sets 6-7, 7-6, 7-6. Son incroyable parcours s'arrête en finale, où il est battu par son compatriote Andy Roddick 4-6, 6-7. John Isner fait un bond dans le classement ATP publié le lundi en gagnant 223 places pour se retrouver . En l'espace de deux semaines, Isner est passé du au mondial.
Détenteur d'une wild card pour le tournoi de Cincinnati, il s'incline d'entrée face à David Ferrer en deux sets (6-7, 3-6), n’ayant pas réussi l’exploit face à l'Espagnol, très solide. Après la rencontre, Isner admettait que son récent changement de statut l’avait quelque peu perturbé : «C'est un grand changement pour moi. Ce n’est pas facile à gérer et contre Ferrer, je me suis senti un peu juste physiquement et sans doute aussi mentalement. Par moments, j’avais l’impression de ne pas être sur le court. C’était étrange, mais c’est à moi de m’adapter.Des retours à suivre, sports.lefigaro.fr»
Une semaine avant le début de l'US Open, il s'incline au deuxième tour du tournoi de New Haven face une nouvelle fois à David Ferrer en trois sets (7-6, 2-6, 2-6).
Il bénéficie d'une wild card pour l'US Open. Lors du tournoi, il réalise une bonne performance en atteignant le troisième tour pour seulement sa première participation dans un tournoi du Grand-Chelem, après avoir battu Jarkko Nieminen (6-7, 7-6, 7-6, 6-4) ainsi que Rik De Voest (6-3, 6-3, 7-6). Il s'incline ensuite face à Roger Federer (7-6, 2-6, 4-6, 2-6).
Le , il dispute le tournoi challenger de Rimouski, où il impressionne la foule par ses services puissants et précis. Il y atteint les demi-finales, où il perd contre le Serbe Ilija Bozoljac.
L'année 2008 n'a cependant pas été l'année de la confirmation. Ses performances en Grand-Chelem ont notamment été décevantes, avec à chaque fois une élimination au premier tour. Dans les tournois intermédiaires, il n'a jamais passé le second tour, hormis deux quarts de finale à l'Open de San José où il s'est incliné face à Guillermo García-López (6-7, 7-6, 6-7) ainsi que lors du tournoi de Washington où il a perdu contre Juan Martín del Potro (4-6, 4-6).
2009. La relève américaine
Il commence sa saison 2009 avec l'Open d'Auckland où après avoir battu Albert Montañés (7-6, 7-5) et Robby Ginepri (6-4, 6-7, 7-6), il s'incline face à Robin Söderling (4-6, 4-6). Quelques jours plus tard, il participe à l’Open d’Australie, où il s’incline dès son entrée en lice face à Dominik Hrbatý (6-7, 6-2, 2-6, 5-7). Le mois suivant, il participe à l'Open de San José, où il bat le lucky looser Ramón Delgado (7-6, 6-4) mais s’incline ensuite face à son collègue américain Mardy Fish (2-6, 7-6, 5-7). Le prochain tournoi auquel il participe est le Masters d’Indian Wells. Lors du tournoi, il réalise sa meilleure performance jusque-là depuis son début pro dans un tournoi de catégorie Masters 1000 en atteignant pour la première fois les huitièmes de finale. Il a pour cela battu Christophe Rochus (6-1, 6-4), suivi du premier top dix de sa carrière, le mondial Gaël Monfils (6-7, 6-1, 6-4) et enfin Marat Safin (6-4, 6-4). Il n’ira cependant pas plus loin à la suite de sa défaite contre Juan Martín del Potro en deux tie-break (6-7, 6-7). Lors du masters suivant, celui de Miami, il vainc Serhiy Stakhovsky (6-4, 6-4), mais perd ensuite contre David Ferrer (3-6, 6-3, 2-6).
Sa tournée sur terre battue commence avec le tournoi de Houston, où il bat Michael Russell (4-6, 6-3, 6-2) et Paul Capdeville (4-6, 7-6, 7-6), mais échoue ensuite contre Wayne Odesnik (5-7, 6-3, 6-7). Sa saison sur terre battue prend précipitamment fin car il est atteint d’une maladie, une mononucléose infectieuse. Il ne participe ensuite donc pas aux Masters se déroulant sur terre battue, mais doit aussi déclarer forfait pour Roland-Garros et Wimbledon.
vignette|droite|275px|John Isner à l'US Open en 2009.
Il effectue son retour au tournoi d’Indianapolis, en battant le Français Josselin Ouanna (6-1, 7-6) puis Denis Istomin (6-4, 6-4). Au tour suivant, il prend sa revanche sur Wayne Odesnik (7-5, 6-7, 7-5), dernier joueur à l’avoir battu. Il rate ensuite l’occasion d’aller en finale à la suite de sa défaite contre Robby Ginepri (4-6, 3-6). Au tournoi de Los Angeles, après avoir battu Benjamin Becker (7-6, 7-6) et le Chypriote Márcos Baghdatís (6-3, 7-6), il chute face au modeste Carsten Ball (4-6, 4-6). Lors du tournoi de Washington, il bat Andrey Golubev (7-6, 6-3), avant de créer la surprise en éliminant le mondial et finaliste de l’édition 2008 de l’Open d’Australie, le Français Jo-Wilfried Tsonga (4-6, 7-6, 7-6). Il se débarrasse ensuite du qualifié Sébastien De Chaunac (6-2, 6-4) avant de vaincre le Tchèque Tomáš Berdych (6-3, 6-7, 6-2). Son beau parcours s’arrête au tour suivant contre son concitoyen Andy Roddick (7-6, 2-6, 5-7).
Il continue en participant aux deux masters sur dur, ceux de Montréal et Cincinnati, pouvant servir de préparation pour l’US Open. Lors du premier de ces tournois, il surclasse le Canadien Jesse Levine (6-3, 6-4) avant de s’incliner contre Mikhail Youzhny (7-6, 1-6, 3-6), puis à Cincinnati après avoir battu Tommy Haas (7-6, 5-7, 7-6), il doit rendre les armes face à Jérémy Chardy (7-6, 3-6, 1-4, ab).
Il enchaîne avec la dernière levée du Grand-Chelem de la saison, l’US Open, où il élimine Victor Hănescu au premier tour (6-1, 7-6, 7-6), puis se défait ensuite de Marsel Ilhan (6-3, 6-4, 7-6), et enfin crée une surprise considérable au troisième tour en battant son compatriote Andy Roddick, cinquième joueur mondial, au cours d'un match en cinq sets très disputés : 7-6, 6-3, 3-6, 5-7, 7-6. Il s'incline alors face à Fernando Verdasco (4-6, 6-4, 6-4, 6-4) en huitième de finale. À la suite de cette bonne performance et du lendemain du tournoi, Isner réalise la plus forte progression du top 100 en passant de la à la .
Il retourne sur les terrains à Bangkok pour l’Open de Thaïlande, où après deux premiers tours difficiles face à des joueurs méconnus, il perd contre Viktor Troicki (6-7, 2-6). Sa fin de saison est un peu plus chaotique, avec des défaites dès son entrée en lice à Tokyo, Shanghai et Vienne où il perd respectivement contre Stanislas Wawrinka (4-6, 4-6), Lleyton Hewitt (2-6, 4-6) et Janko Tipsarević (6-7, 4-6). Ce n’est guère mieux avec les tournois suivants, où il est éliminé dès le deuxième tour lors des tournois de Bâle et Paris-Bercy par Richard Gasquet (6-4, 6-7, 2-6) et Fernando González (5-7, 6-7). Il termine sa saison à la mondiale.
2010. Premier titre ATP et match le plus long
John commence bien sa saison, où à Auckland, il bat successivement Guillermo García-López (4-6, 7-6, 6-2), Juan Mónaco (5-7, 6-4, 6-3), Tommy Robredo (7-6, 3-6, 6-4) et Albert Montañés (6-2, 7-6), avant de s’adjuger son premier tournoi ATP en battant Arnaud Clément au terme d'un match très serré (6-3, 5-7, 7-6). Il sauve par la même occasion une balle de match. Cette victoire pour son premier titre ATP en carrière lui permet d'intégrer le top 30 pour la première fois ().
vignette|gauche|John Isner en 2010.
Continuant son excellent début d'année, il commence l'Open d'Australie en qualité de tête de série , en raison du forfait de dernière minute de Gilles Simon (), et atteint pour la première fois les huitièmes de finale à Melbourne, après deux échecs au premier tour, en battant l’Italien Andreas Seppi (6-3, 6-3, 3-6, 5-7, 6-4) et Louk Sorensen (6-3, 7-6, 7-5), et surtout en éliminant au passage le mondial, Gaël Monfils (6-1, 4-6, 7-6, 7-6). Après huit victoires consécutives (cinq à Auckland, trois à Melbourne), il s'incline finalement face à l'Écossais Andy Murray mondial, en 1/8 de finale (6-7, 3-6, 2-6). Au lendemain du tournoi et à la suite de son honorable parcours, John Isner atteint la place du classement ATP.
Il continue sur sa bonne lancée au tournoi de Memphis en allant jusqu’en finale après avoir disposé de Ryan Harrison (6-1, 7-5), Jarkko Nieminen (6-7, 6-4, 6-4), Ivo Karlović (6-1, 7-6) et Philipp Petzschner (7-5, 4-6, 6-3). Il ne remporte toutefois pas le trophée, étant battu par son compatriote Sam Querrey (7-6, 6-7, 3-6). Il remporte ce même tournoi en double, où il était associé avec son adversaire d’il y a quelques heures plus tôt, Sam Querrey. Il enchaîne ensuite avec la tournée des Masters sur dur. Au Masters d'Indian Wells, il surpasse Kevin Anderson (6-3, 7-5) et Sam Querrey (7-6, 6-4). En huitième de finale, il est éliminé par le mondial, Rafael Nadal, non sans lui avoir causé quelques soucis en lui prenant notamment un set (5-7, 6-3, 3-6). Deux semaines plus tard, il participe au Masters de Miami, où après avoir éliminé difficilement Michael Russell (7-6, 2-6, 7-6), il perd contre l’Espagnol Juan Carlos Ferrero (2-6, 6-3, 3-6).
Fin avril, au Masters de Rome, il se tire de son match piège l’opposant à Horacio Zeballos (4-6, 7-6, 7-5) avant de se faire défaire par le Brésilien Thomaz Bellucci (6-7, 5-7). Quelques jours plus tard, à la suite de victoires sur notamment Richard Gasquet (2-6, 7-6, 6-3) et Stanislas Wawrinka (7-5, 7-5) à l'Open de Belgrade, il dispute sa première finale sur terre battue au cours duquel il s'incline pour la seconde fois de l'année face à son compatriote Sam Querrey (6-3, 6-7, 4-6). Il pointe ensuite à la place du classement ATP. C'est la première fois que John Isner rallie le top 20. Lors du Masters de Madrid, il peine lors de ses deux premiers tours pour se débarrasser de Christophe Rochus (5-7, 6-2, 6-2) puis de Santiago Giraldo (1-6, 7-6, 6-2), avant de s’incliner face au maître de la terre battue, Rafael Nadal (5-7, 4-6), sans être ridicule, loin de là. Lors du deuxième Grand-Chelem de la saison, à Roland Garros, il fustige Andrey Golubev (6-4, 6-3, 6-2) suivi de plus difficilement Marco Chiudinelli (6-7, 7-6, 7-6, 6-4), avant de s’incliner sèchement contre Tomáš Berdych (2-6, 2-6, 1-6).