Charles-Louis-Auguste Fouquet de Belle-Isle, né le à Villefranche-de-Rouergue et mort le à Versailles, petit-fils du surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet, est un officier et diplomate français qui est nommé maréchal de France en 1740.
Duc de Belle-Isle, duc de Gisors, pair de France (1748), chevalier des Ordres du Roi et de la Toison d'or, prince de l'Empire, il devient ministre d'État en 1756 et secrétaire d'État à la Guerre en 1758.
Biographie Famille Il est le fils de Louis Fouquet, marquis de Belle-Isle (1661-1738) et de Catherine Agnès de Lévis (1660-1728).
Le , il épouse Henriette-Françoise de Durfort de Civrac (1678-1723).
En 1729, il épouse en secondes noces Marie-Casimire de Béthune, qui en 1732 lui donne un fils Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle, gouverneur de Metz en 1756, mort au combat pendant la guerre de Sept Ans (1758).
Il désigne le marquis de Castries comme légataire universel.
Formation
Il étudie au collège de Sorèze en même temps que son frère, Louis Charles Armand Fouquet de Belle-Isle, connu comme « le chevalier de Belle-Isle », qui sera par la suite son conseiller.
Carrière jusqu'en 1740 Il se distingue sous Louis XIV dans la guerre de Succession d'Espagne et pendant la Régence dans la guerre de la Quadruple Alliance (1718-1720).
En 1727, il est nommé gouverneur des Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun) et promu lieutenant général en 1732.
En 1734, pendant la guerre de Succession de Pologne, il sert dans l'armée du Rhin sous les ordres du maréchal de Berwick.
Habile diplomate, il contribue à assurer la cession par François de LorraineFrançois de Lorraine épousera Marie-Thérèse en 1736 et sera élu empereur en 1745 ; la cession effective des duchés intervient dès 1737 ; en échange, il reçoit le Grand-duché de Toscane. des duchés de Lorraine et de Bar lors des pourparlers entre la France et l'Autriche, qui aboutissent au traité de Vienne de 1738 : le trône ducal est transféré à Stanislas Leszczynski, roi de Pologne vaincu, et les duchés deviendront français à sa mort (en 1766).
Belle-Isle est élevé à la dignité de maréchal de France en 1741Le 11 février 1741 d'après Pinard, commis au bureau de la guerre : Chronologie historique, militaire..., tome 3, page 333, 1761 ; l'ouvrage est dédié à Belle-Isle.François Bluche, Louis XV, Perrin, Collect. Tempus, p. 213..
La guerre de Succession d'Autriche
Lorsque l’empereur Charles VI meurt en , remplacé à la tête des possessions héréditaires des HabsbourgArchiduché d'Autriche, royaume de Bohême, royaume de Hongrie, etc. ; en revanche, la dignité impériale n'est pas héréditaire, mais élective, et réservée à un homme. par sa fille Marie-Thérèse, Belle-Isle est à la tête du parti de la guerreMichel Antoine, Louis XV, Fayard 1989, p. 303. Il pousse le roi Louis XV et son ministre, le cardinal de Fleury à s’engager dans un conflit avec l'Autriche en soutenant l'électeur de Bavière Charles-Albert, cousin issu de germains de son épouse.
Le , à la mort de Chauvelin, il est nommé ambassadeur extraordinaire auprès de la diète d'Empire (Reichstag), à Ratisbonne, pour soutenir l'élection comme empereur de l'électeur de Bavière (celui-ci sera élu seulement en , sous le nom de Charles VII).
La guerre de Succession d'Autriche commence dès par l'occupation de la Silésie par la Prusse de Frédéric II, avec qui la France et la Bavière concluent une alliance en .
Durant l'été 1741, Belle-Isle participe à l'offensive franco-bavaroise, d'abord vers l'Autriche où Linz est prise en septembre, puis la Bohême où Prague est prise en ; mais à partir de , Marie-Thérèse ayant rétabli la situation, une armée autrichienne établit le siège autour de Prague et l'armée française doit renoncer à défendre la ville : le maréchal de Broglie évacue un premier corps en septembre, le maréchal de Belle-Isle un second () en décembre. La retraite a lieu dans des conditions difficiles, mais il parvient à quitter la Bohême.
Par la suite, il est chargé de défendre le Dauphiné et la Provence, que menacent les armées de l'Autriche et du royaume de SardaigneLe royaume de Sardaigne (dit « royaume de Piémont-Sardaigne ») réunit la Savoie, le Piémont et la Sardaigne de 1720 à 1861. (1746).
Le , il devint ministre d'État et, le , secrétaire d'État au département de la Guerre.
Son action comme gouverneur des Trois-Évêchés Gouverneur de la province des Trois-Évêchés en résidence à Metz durant plus de trente ans (de 1727 à sa mort), il crée la Société royale des sciences et des arts de la ville de Metz, où il participe également à la construction de l'abbatiale Sainte-Glossinde de Metz, de l'église Saint-Simon-Saint-Jude (1737-1740), de l'hôtel de l'Intendance (aujourd’hui préfecture), de la place d'Armes (1770) et de l'opéra-théâtre (1738-1752). On lui attribue cette déclaration osée : .
Il se trouve parfois en conflit avec l'évêque de la ville, Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon.
Divers Il a été un des protecteurs du comte de Saint-Germain.
En 1749, il est élu à l'Académie française. Voltaire a dit de lui : .
Un portrait du duc (pastel de ) par Maurice Quentin de La Tour, semblable à celui reproduit ci-contre, a été vendu à deux reprises par Christie's, en 1992 puis à New York le Reprod. dans "L'Estampille L'Objet d'art" / ..
Armoiries Figure Nom du prince et blasonnement Armes du duc de Belle-Isle
Écartelé : aux 1 et 4, de Fouquet ; aux 2 et 3, de Lévis., et ses Compléments sur www.euraldic.com
Source partielle
Notes et références
Annexes Bibliographie François-Antoine Chevrier, La vie politique et militaire du maréchal duc de Belle-Isle, Van Buren, 1762, 195 p. F.-M. Chabert, « Notice historique sur Charles-Louis-Auguste Foucquet, duc de Belleisle, gouverneur de Metz, fondateur de l'Académie royale de cette ville, siècle », dans L'Austrasie, volume 2, 1854, , , , portrait, , volume 3, 1855, , , , , , , , volume 4, 1856 , , , , , Pierre d'Échérac, La jeunesse du maréchal de Belle-Isle (1684-1726), H. Champion, 1908, 215 p. André Dussage, Études sur la guerre de sept ans : le ministère de Belle-Isle, L. Fournier, 1914, 482 p. Alix de Rohan-Chabot, Le maréchal de Belle-Isle, Perrin, 2005, 346 p.
Liens externes
Liste de poèmes satiriques relatifs au Maréchal de Belle-Isle Association Sorézienne : Charles-Louis-Auguste FOUQUET, Maréchal de BELLE-ISLE et Le Chevalier Louis-Charles-Armand, son frère (170?-170?) + 1747
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