Pays de Montbéliard Agglomération (PMA) est une communauté d'agglomération française située dans le département du Doubs, en Franche-Comté, dans la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
L'intercommunalité est membre du pôle métropolitain Nord Franche-Comté.
Historique L'origine de la communauté d'agglomération est le district urbain du Pays de Montbéliard (DUPM), créé le avec 23 communes. C'était alors le second district créé en France.
Le district s'étend en 1969, avec l'adhésion d'Allenjoie, puis, en 1994, de Badevel, Dasle et Vandoncourt.
La communauté d'agglomération du pays de Montbéliard (CAPM) est créée en 1999 par la transformation du district urbain du pays de Montbéliard en communauté d'agglomération.. C'est la .
Mathay adhère à la CAPM en 2002, qui compte alors 29 communes.
La communauté d'agglomération du pays de Montbéliard a pris en le nom de « Pays de Montbéliard Agglomération » avec changement de logo. Elle reste cependant une communauté d'agglomération, ce n'est pas un « pays » au sens de la loi Voynet.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de (et dans certaines zones de faible densité)Section III de l', sur Légifrance, le schéma départemental de coopération intercommunale du Doubs, approuvé par arrêté préfectoral du ., prévoit la fusion de PMA avec plusieurs petites intercommunalités : communauté de communes des Balcons du Lomont, créée en 2002, regroupant 12 communes et en 2012 ; communauté de communes du pays de Pont-de-Roide, créée en 2013, regroupant 11 communes et en 2012 ; Communauté de communes des Trois Cantons, créée en 2001, regroupant 11 communes et en 2013 ; Une partie de la communauté de communes de la vallée du Rupt (Allondans, Dung, Echenans, Issans, Présentevillers, Raynans, Saint-Julien-lès-Montbéliard, Sainte-Marie et Semondans), créée en 2001; « considérant que ces collectivités partagent des thématiques communes dans le cadre du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) Nord Doubs et du futur pôle métropolitain Nord Franche-Comté (…) Ce rapprochement renforcera également le volet « ruralité » de la communauté d’agglomération et permettra de faire bénéficier ainsi les nouvelles communes de services plus étoffés, notamment en matière de transports publics (…) [et] favorisera un accroissement des possibilités budgétaires d’intervention au profit des communes entrantes, grâce notamment au dispositif des fonds de concours consentis par PMA à ses communes membres » ..
Une nouvelle communauté d'agglomération est ainsi créée le , après consultation des conseils municipaux et communautaires concernés. Elle conserve la dénomination de Pays de Montbéliard Agglomération. et regroupe 73 communes et environ . Elle est le deuxième EPCI de Franche-Comté en nombre d'habitants après Grand Besançon Métropole.
Le , le village de Dampjoux quitte la communauté de communes du Pays de Maîche pour devenir la commune de Pays de Montbéliard Agglomération.
Territoire communautaire Géographie
Le territoire communautaire est structuré autour de trois pôles urbains : Montbéliard, Audincourt et Valentigney..
Lors de la fusion de 2017, le nouveau territoire communautaire regroupait , ce qui en faisait le premier pôle d'emploi de Franche-Comté, 578 entreprises de plus de 10 salariés, 35 % d'emplois industriels, , répartis notamment dans 70 parcs d'activité.
L'activité agricole est réalisée par 130 exploitations sur de surfaces agricoles, soit 1/3 du territoire.
Histoire du territoire
De l'Antiquité à la Révolution De la Rome antique au Moyen Âge Les premières traces archéologiques de l'histoire locale remontent au début de l'ère chrétienne. Epomanduodurum, future Mandeure, est un port fluvial prospère. Mais cette prospérité disparaît avec l'Empire romain lors des invasions barbares. De cette époque, il ne reste plus qu'un théâtre romain de grande taille. Le millénaire qui suit voit invasions, famines, guerres et épidémies se succéder. Malgré tout, la vie agricole se développe. Les maîtres successifs du territoire construisent leur place forte sur l'actuelle acropole du château de Montbéliard. C'est en 935 qu'apparaît pour la première fois le nom de Montem Billiardae.
Du Moyen Âge à la Réforme Durant les premiers siècles du nouveau millénaire, Montbéliard et ses environs se développent. Les fermes alentour se transforment en villages, tandis que la ville-centre se dote d'une administration puis d'un maire. La région devient un centre économique importantwww.agglo-montbeliard.fr, lieu de grandes foires. Malgré les guerres seigneuriales, la bourgeoisie affirme son pouvoir en se libérant des servitudes les plus lourdes et en s'associant à la gestion de la ville. Mais malgré cette modernité, Montbéliard n'échappe pas à la grande crise socio-politique qui mènera à la Renaissance.
C'est dans ce contexte qu'en 1397 Henriette, petite-fille du comte Étienne de Monfaucon, reçoit en héritage le comté de Montbéliard. Des alliances politiques conduisent à son mariage en 1407 avec Eberhard IV de Wurtemberg, prince de l'Empire germanique.
À la suite de ce mariage, le Pays de Montbéliard devient une principauté indépendante en 1495. Ses rapports étroits avec l'autre côté du Rhin transforment la ville : l'administration et l'urbanisme se modernisent, mais surtout la réforme protestante s'impose.
De la Réforme à la Révolution Enclave protestante dans une France catholique, Montbéliard accueille de nombreux huguenots persécutés tandis que les pasteurs alphabétisent la population. C'est à cette époque que l'architecte Heinrich Schickhardt redessine la ville : on lui doit, entre autres, le faubourg de Besançon, le bâtiment des Halles et le temple Saint Martin. Cette identité forte permet au Pays de Montbéliard de résister aux occupations successives du roi de France.
Mais en 1793, les idées révolutionnaires ont raison de la monarchie Würtembourgeoise : la Principauté de Montbéliard se rattache à la République Française (souveraineté française reconnue en 1815 au congrès de Vienne). Conservant son identité luthérienne, elle développe rapidement un tissu économique prospère basé sur l'horlogerie et le textilewww.agglo-montbeliard.fr.
De la Révolution industrielle à nos jours vignette|L'usine Japy à Beaucourt.
De la Révolution industrielle aux 30 Glorieuses Le et la révolution industrielle sont marqués par les familles Japy et Peugeot. L'industrie s'implante à Montbéliard et les premières automobiles au Lion apparaissent à la fin du siècle. Le droit et l'accès à l'éducation progresse.
En 1912, Peugeot installe sa première usine sur le site de Sochaux qui reste aujourd'hui son principal centre de production. La Première Guerre mondiale consacre la production de masse : le site produit voitures en 1913, en 1937. Ces capacités seront mises à profit par l'Allemagne nazie qui annexe l'usine de 1940 à 1944. Du lendemain de la guerre au milieu des années 1970, l'industrie automobile constitue le cœur du tissu économique du Pays de Montbéliard, amplifiant le phénomène d'immigration apparu vers 1920. se traduit sur place par un mouvement social d'une ampleur exceptionnelle (2 morts sur les 3 nationaux). En 1980, Peugeot compte .
Du choc pétrolier à nos jours La crise pétrolière met fin à l'âge d'or de l'automobile. L'exigence de rentabilité pèse lourdement sur l'emploi qui doit être de plus en plus qualifié. En vingt ans, les effectifs de Peugeot sont divisés par deux tandis que les populations immigrées sont incitées au retour. Le Pays de Montbéliard doit alors diversifier ses assises économiques. Cette mutation s'effectue dans le contexte nouveau de la globalisation et de la concurrence entre territoires.
Pour faire face à cette nouvelle donne, l'intercommunalité s'impose très rapidement. Dès 1959, le district urbain du Pays de Montbéliard (DUPM) est créé pour mettre en commun ce qui ne peut être assuré par les communes : lutte contre l'incendie, transports en commun et ramassage des déchets. Mais au-delà, le Pays de Montbéliard veut renforcer son attractivité : il faut redessiner le paysage urbain, développer la vie culturelle, créer des équipements nouveaux et offrir de nouvelles formations tout en intégrant l'agglomération dans la France et l'Europe.
Pour s'en donner les moyens, le District se transforme le en communauté d'agglomération ; le DUPM devient la première structure intercommunale de France à franchir ce cap.
Composition La communauté d'agglomération est composée des suivantes :
Démographie
Organisation Siège L'intercommunalité a son siège à Montbéliard, 8 avenue des Alliés.
Élus
Le vendredi , Pierre-Aimé Girardot a été élu Président de Pays de Montbéliard Agglomération 2026-2032
La communauté d'agglomération est administrée par son conseil communautaire, composé pour la mandature 2020-2026 de 113 conseillers municipaux représentant chacune des communes membres et répartis en fonction de leur population de la manière suivante : - 15 délégués pour Montbéliard ; - 8 délégués pour Audincourt ; - 6 délégués pour Valentigney ; - 3 délégués pour Bethoncourt, Grand-Charmont et Seloncourt ; - 2 délégués pour Bavans, Etupes, Exincourt, Hérimoncourt, Mandeure, Pont-de-Roide-Vermondans, Sochaux et Voujeaucourt ; - 1 délégué ou son suppléant pour les 59 autres communes.
Au terme des élections municipales de 2020 dans le Doubs, le nouveau conseil communautaire a réélu son président, Charles Demouge, maire de Fesches-le-Châtel au terme de deux tours de scrutins qui l'ont opposé à Nicolas Pacquot, maire d'Étouvans, candidat sans étiquette et Martial Bourquin (PS), maire d'Audincourt, qui, arrivé troisième au terme du premier tour, se retire pour le deuxième sans consigne de vote. Marie-Noëlle Biguinet (LR), maire de Montbéliard élue en 2014 puis réélue en 2020, était elle aussi candidate déclarée mais a retiré sa candidature la veille du scrutin pour se rallier à Charles Demouge..
Ses vice-présidents, élus également le , sont.. : Marie-Noëlle Biguinet, maire de Montbéliard, chargée de la cohésion territoriale, du service aux communes et de la rénovation urbaine.; Damien Charlet, maire-adjoint d'Audincourt, chargé des mobilités ; Nicolas Pacquot, maire d'Étouvans, chargé du développement numérique ; Daniel Granjon, maire de Mathay, chargé de l'eau, l'assainissement, la GEMAPI et des déchets ; Pierre-Aimé Girardot, maire de Longevelle-sur-Doubs, chargé des finances, des Ressources Humaines et de la mutualisation ; Marie-France Bottarlini, maire de Hérimoncourt, chargée du tourisme et des relations internationales ; Alexandre Gauthier, premier maire-adjoint de Montbéliard, chargé de la politique culturelle et du patrimoine historique ; Nadine Mercier, conseillère municipale de Valentigney, chargée de la politique agricole et du projet alimentaire territorial ; Magali Duvernois, maire d'Exincourt, chargée de l'environnement et de la transition écologique ; Didier Klein, maire de Taillecourt, chargé du développement économique, de l'immobilier d'entreprise, de l'économie sociale et solidaire et de l'insertion ; Renaud Fouché, maire-adjoint d'Audincourt, chargé de la politique de santé ; Jean-Louis Noris, maire de Bourguignon, chargé de l’urbanisme, de l'habitat, de l'aménagement du territoire et du patrimoine immobilier ; Henri-Francis Dufour, maire de Vieux-Charmont, chargé de l'enseignement supérieur, de la recherche et du CFA du Pays de Montbéliard ; Jean André, maire de Bethoncourt, chargé de la politique de la ville et de la politique sportive ; Sophie Radreau, maire de Bavans, chargée des services à la personne et de la petite enfance.
Ensemble, ils composent le bureau de PMA pour la mandature 2020-2026.
Liste des présidents
Compétences