Paris présente un climat océanique dégradé, référencé « Cfb » selon la classification de Köppen. Cette typologie climatique se caractérise par la prédominance de l'influence océanique sur l'influence continentale, se traduisant (données 1981-2010) par des températures minimales moyennes de pendant les mois d'été (juin à août) et de durant la saison hivernale (décembre à février), avec une moyenne annuelle de . Les températures maximales moyennes oscillent entre et en été et entre et en hiver. Le régime pluviométrique se distingue par des précipitations réparties sur dans l'année et un temps instable, avec toutefois des cumuls de pluie relativement limités () par rapport aux régions côtières. Des variations thermiques marquées peuvent néanmoins survenir en période hivernale ou estivale, révélant l'influence du climat continental. Le développement de l'urbanisation et le changement climatique modifie les conditions climatique en ville. Ces changements ont pour impacts une croissance de la température ainsi qu'une baisse du nombre de jours de brouillard.Météo-Paris - Climat de l'Île-de-France..
Description thumb|left|Température moyenne par décennie à Paris-Montsouris de 1901 à 2020. vignette|251x251px|Temperature change in Paris from 1850 to 2024 from the Berkeley earth dataset. thumb|right|Au parc Paris-Montsouris, sur la décennie 1901-1910 il a gelé en moyenne 57,5 jours par an. Pour 2011-2020, il a gelé en moyenne 14,4 jours par an. thumb|left|Températures moyennes mensuelles à Paris-Montsouris par période de 30 ans entre 1901 et 2020. thumb|left|Jardin du Luxembourg en été. thumb|right|Température minimales mensuelles moyennes à Paris-Montsouris par période de 30 ans entre 1901 et 2020. thumb|right|Températures moyennes mensuelles à Paris-Montsouris en 2003 (, la plus chaude année entre 1750 au ) par rapport à 1961-1990. Ce climat est qualifié d'océanique dégradé en raison de ses écarts annuels de températures plus marqués et de ses précipitations plus faibles par rapport aux zones littorales, dont le climat est parfois qualifié d'hyperocéanique (amplitude thermique annuelle inférieure à ). À Paris, les surfaces urbanisées génèrent un phénomène d'îlot de chaleur urbain qui élève les températures nocturnes (+ en moyenne annuelle comparativement aux espaces forestiers). Les précipitations, bien que régulières et réparties dans l'année, demeurent modérées dans la capitale.
L'ensoleillement est de par an ce qui est relativement faible ( heures dans les monts d'Arrée, heures à Toulon), la ville étant connue pour son ciel laiteux et souvent voilé, conséquence directe des influences maritimes. Le nombre de jours de brouillard est faible : en moyenne il y en a treize jours par an, en net recul depuis un siècle. Le vent, généralement modéré (cinquante jours avec des rafales supérieures à ), est majoritairement de secteur ouest/sud-ouest. Le durant la grande tempête qui a balayé l'Europe, des rafales de ont été enregistrées à la station de Paris-Montsouris. Elles ont dépassé au sommet de la tour Eiffel et constituent le record absolu de vitesse instantanée depuis les premières mesures météorologiques en 1873.
Les de précipitations se répartissent de manière très égale durant l'année puisque les valeurs extrêmes sont de en février et de en mai. Paris connaît en moyenne 111,1 jours de pluie par an, mais si celles-ci sont fréquentes, elles sont en revanche peu soutenues. Des orages se produisent environ 18 jours par an en moyenne, principalement de mai à août. Il neige environ 12 jours par an en moyenne ; la neige tient rarement plus d'une journée dans Paris intra-muros. Depuis le début des relevés au parc Montsouris, l'année la plus sèche a été 1921 avec et la plus arrosée 2024 avec plus de . La température dépasse 50,04 jours par an en moyenne ; 11,4 jours par an, elle est supérieure à . Conséquence de l'urbanisation importante de l'agglomération, la température dans Paris peut être de plus élevée que dans les banlieues les plus lointaines durant la nuit et au lever du soleilClimat de Paris sur le site de Météo-France.
Voici la localisation de 15 autres stations en 2013 :
Événements particuliers Année sans été Après l'éruption du Tambora en 1815, l'année 1816 est dite l'année sans été dans la plupart des contrées du monde. Les tableaux météorologiques de l'Observatoire de Paris font état de 25 jours de ciel couvert ou très nuageux pour seulement 5 jours de beau temps en juin, 10 jours de pluie, 18 jours de ciel couvert ou très nuageux et 3 jours de beau temps en juillet, 6 jours de pluie, 20 jours ciel couvert ou très nuageux et 5 jours de beau temps en août. Les mauvaises récoltes provoquent des pénuries graves.
Tornade de 1896 Le , une tornade d'une largeur d'environ se forme à au jardin du Luxembourg et traverse Paris sur en direction de la Villette avec des rafales atteignant 220 km/h. Les vents causent des accidents à l'origine de et de . Ce phénomène météorologique alors mal connu provoque la stupeur des Parisiens.
Canicules Paris connaît plusieurs vagues de chaleur comme les étés 1636, 1705 et 1718/1719 ( dans le royaume de France dont en 1719), 1747, 1779, tout comme en 1911, en 1947, en 1976 et 2003. Ces épisodes extrêmes causent souvent de nombreuses victimes à Paris ou dans le pays, soit par le choc thermique soit par les disettes provoquées par les sécheresses. En 2019, la capitale française bat son record absolu de chaleur avec (enregistré le jeudi à 16 h 32 par Météo-France).. De plus selon une étude de 2023, Paris est la ville en Europe à avoir le plus grand risque de surmortalité tout âge confondu dû aux fortes chaleurs . En revanche lorsque ce risque est calculé pour un échantillon standardisé de personnes, les villes italiennes ou grecques sont plus à risque.
En raison du réchauffement climatique, le climat de Paris à la fin du sera plus chaud. Le nombre de journées estivales par an (température maximale supérieure à ) devrait augmenter de 10 à 60 jours (pour une moyenne annuelle de 49 jours aujourd'hui). Les canicules sont appelées à devenir plus fréquentes, plus intenses et plus longues, et les hivers plus doux et arrosés. Le nombre de jours très chauds (température maximale supérieure à ) atteindrait 10 à 45 jours par an à la fin du siècle, contre 10 jours en moyenne au début du siècle. Alors que la période de retour des canicules en région parisienne était d'environ 9 ans entre 1960 et 1989, une ou deux canicules sont à prévoir chaque année entre 2070 et 2099.. La durée des vagues de chaleur augmentera également, passant de 5 à 8 jours (écart interquartile) en 1960-1989 à 6-12 jours à la fin du . Des vagues de chaleur avec des durées exceptionnelles (par exemple 5 semaines) sont attendues à la fin du . Un été comme celui de 2003, soit le plus chaud jamais observé à Paris avec une température moyenne de , deviendrait fréquent à la fin du siècle et pour les scénarios les plus pessimistes (sans politique climatique visant à faire baisser ou stabiliser les émissions de gaz à effet de serre)..
Données climatologiques depuis 1873 au parc de Paris-Montsouris Paris-Montsouris a un climat de type Cfb (océanique) avec comme record de chaleur le . La deuxième plus forte chaleur est enregistrée à le http://www.lameteo.org/PARIStxx.html Consulté en janvier 2010, record température maxi.. La troisième plus forte chaleur à Paris est relevée le avec , soit plus que la maximale de la canicule de 2003 (). Le record de froid est relevé le à record température mini, consulté en janvier 2010.. La température moyenne annuelle 1981-2010 est de . La température maximale de la journée la plus froide est le avec http://www.lameteo.org/PARISquot.html Records quotidiens de températures..
Température de différentes stations 1981-2010 : chaleur urbaine Localisation des stations proche de Paris :
Différences extrêmes de températures : îlot de chaleur urbain Les températures à le (vent faible, nuit sans nuage et le sans nuage, c'est-à-dire conditions anticycloniques)Tableau d'observations pour Toussus-le-Noble (78) (164 m) meteociel.fr consulté le 17 avril 2014 :
Records thumb|L'hiver 1607-1608 est extrêmement froid : les Parisiens patinent sur la Seine.
Le nombre de jours consécutifs sans gel a été battu entre 2013 et 2014« Toujours pas de gelée à Paris en 2014 », meteofrance.fr, 12 novembre 2014.. Il n'a pas gelé entre le () et le Tableau d'observations pour Paris - Montsouris (75) (75 m), meteociel.fr, consulté le 28 décembre 2014., soit pendant 380 jours consécutifs. Le précédent record de l'arrivée la plus tardive d'un jour de gel après le est la nuit du 3 au (). Le nombre de jours de gel en moyenne par an sur la période 1981-2020 est de 25.
L'hiver 2013-2014 est le premier sans neige« Premiers flocons précoces pour la saison ? », meteofrance.fr, 3 décembre 2014.. La neige fait son apparition en moyenne (1981-2010) le .
Le record de précipitation tous mois confondus du cumul horaire a été battu le avec tombés (entre 21 heures et 22 heures)Record absolu de pluie à Paris, meteofrance.fr, 10 juillet 2017.. Le précédent record remontait au avec .
Notes et références
La source des graphiques est La météo .org, www.meteofrance.com et meteo-paris.com
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