vignette|Réunion de la Fédération des gauches au Havre, avec Henry Chéron ( en partant de la gauche), Aristide Briand (), Jules Siegfried () et Louis Barthou (). vignette|Caricature publiée dans L'Homme libre de Clemenceau ironisant sur l'évolution politique de Briand. La Fédération des gauches est une coalition politique française des années 1910.

Histoire

Volonté de regrouper le centre

La Fédération des gauches est créée le à l'initiative d'Aristide Briand, Louis Barthou, Henry Chéron et de Jean Dupuy, directeur du Petit ParisienJean-Marie Mayeur, La Vie politique sous la Troisième République 1870-1940, éd. du Seuil, 1984, p. 230.. Fondée dans la perspective des élections législatives d'avril-mai 1914, elle a pour but d'unir les républicains laïcs partisans de la loi des trois ans et, ainsi, d'élargir le pôle centriste constitué autour du Parti républicain démocratique afin de contrer efficacement les partis de gauche, dirigés par le radical-socialiste Joseph Caillaux, en attirant vers le centre et le centre-gauche les plus modérés de leurs électeurs.

Le , la Fédération des gauches publie un manifeste, qui est signé par. :

Météore politique : l'Union républicaine radicale et socialiste

Cette tentative se solde par une défaite : la gauche remporte les élections et le centre recule. La Fédération des gauches ne survit pas à cet échec ; elle a toutefois pu constituer un groupe parlementaire dénommé, significativement, Union républicaine radicale et socialiste. Ce groupe, bien que boudé par Aristide Briand, pourtant président de la Fédération des gauches, aura une certaine influence pendant la législature.

Membres

DéputéDépartement législature législature législatureLouis BarthouBasses-PyrénéesGauche radicaleUnion républicaine radicale et socialisteGauche républicaine démocratiquePaul BourélyAlpes-MaritimesRépublicains radicaux-socialistesUnion républicaine radicale et socialisteDécédé en 1919Gratien CandaceGuadeloupeRépublicain socialisteUnion républicaine radicale et socialisteRépublicain socialisteRené Carré-BonvaletCharente-InférieureNon éluUnion républicaine radicale et socialistene se représente pasBlaise DiagneColonie du SénégalNon éluUnion républicaine radicale et socialisteRépublicain socialisteLucien DumontIndreRépublicain socialisteUnion républicaine radicale et socialiste BattuPierre-Étienne FlandinYonneNon-éluUnion républicaine radicale et socialisteGauche républicaine démocratiqueÉdouard IgnaceSeineNon-éluUnion républicaine radicale et socialisteRépublicains de gaucheLouis-Lucien KlotzSommeRépublicains radicaux-socialistesUnion républicaine radicale et socialisteParti radical et radical socialisteAdolphe LandryCorseRépublicain socialisteUnion républicaine radicale et socialisteAction républicaine et socialeCharles Le BoucqSeineRépublicains radicaux-socialistesUnion républicaine radicale et socialisteEntente républicaine démocratiqueAndré LefèvreBouches-du-RhôneRépublicain socialisteUnion républicaine radicale et socialisteGauche républicaine démocratiqueHenry LémeryMartinique Non-éluUnion républicaine radicale et socialisteNe se représente pasÉmile MagniezSommeRépublicains radicaux-socialistesUnion républicaine radicale et socialisteDécédé en 1919Alexandre MillerandSeineRépublicain socialisteUnion républicaine radicale et socialisteNon-inscritJean-l'Heureux MolleHéraultRépublicain socialisteUnion républicaine radicale et socialisteDécédé en 1918André PaisantOise Non éluUnion républicaine radicale et socialisteGauche républicaine démocratiqueSimon PlissonnierIsèreGauche démocratiqueUnion républicaine radicale et socialisteRépublicains de gaucheAndré TardieuSeine-et-OiseNon éluUnion républicaine radicale et socialisteRépublicains de gaucheHenri Roux-CostadauDrômeNon-inscritUnion républicaine radicale et socialisteBattu

Important vivier parlementaire

Le groupe de l'URRRS, présidé par le député de la Corse Adolphe Landry, rassemble des hommes venus d'horizons variés : radicaux de l'aile droite du parti, républicains-socialiste, éléments avancés de l'Alliance démocratique, on y trouve notamment Louis Barthou (un temps), Alexandre Millerand, Gratien Candace, Blaise Diagne et deux jeunes élus appelés à de hautes fonctions, Pierre-Étienne Flandin et André Tardieu.

En 1919, le groupe de l'URRRS n'est pas reconduit. Certains de ses membres rejoignent les différents groupes de la mouvance libérale ; d'autres constituent le groupe de la Gauche radicale.

Références

Catégorie:Coalition de partis en France Catégorie:1914 en France Catégorie:Ancien parti politique en France Catégorie:Parti politique de la Troisième République (France) Catégorie:Parti politique fondé en 1914 Catégorie:Ancien parti politique libéral