Soleil rouge est un film franco-italo-espagnol réalisé par Terence Young, sorti en 1971.
Il met en vedette Charles Bronson, Toshirō Mifune, Alain Delon et Ursula Andress. Charles Bronson fut en 1960 l'un des protagonistes du film Les Sept Mercenaires et Toshiro Mifune en 1954 de son film modèle Les Sept Samouraïs.
Synopsis
Au printemps 1870, en Arizona, un ambassadeur japonais accompagné de deux samouraïs, Kuroda et Namuro, se rend à Washington à bord d'un wagon privé pour prendre ses fonctions. Il est chargé de remettre au président des États-Unis, de la part de l'empereur du Japon, un sabre de samouraï de grande valeur. Dans ce même train voyage une redoutable bande de hors-la-loi, commandée par Link et son second, Gauche, qui projettent d'attaquer le wagon postal faisant partie du train. Les bandits s'emparent de l'or, mais Gauche vole en outre le sabre et tue Namuro. Gauche, convoitant pour lui seul le chargement d'or, tente de tuer Link en faisant sauter le wagon postal avec un bâton de dynamite.
Après le départ des bandits, Kuroda retrouve Link gravement blessé. Il le soigne dans l'espoir qu'il l'aidera à retrouver la bande. Le samouraï est en effet chargé par son ambassadeur de retrouver le sabre sous sept jours, faute de quoi il devra se faire hara-kiri. Link et Kuroda décident de poursuivre à pied et sans arme à feu les bandits à travers le désert. Link essaye par tous les moyens de perdre Kuroda, car celui-ci a juré de tuer Gauche pour venger son compagnon samouraï, alors que le hors-la-loi en a besoin pour retrouver le trésor volé. Peu à peu, une sorte de respect mutuel naît entre les deux hommes.
Dans le bordel d'un petit village mexicain, ils retrouvent Christina, la fiancée de Gauche, et Pépita, la tenancière et amante de Link. Attendant Gauche, ils sont presque surpris le lendemain par une partie de sa bande venue enlever Christina. Link et Kuroda les tuent tous sauf un et prennent Christina en otage.
Après trois jours de marche forcée et une rencontre avec les Comanches, Kuroda, Link et Christina arrivent en vue de la mission où Link a donné rendez-vous à son ancien compagnon. Méfiant, Link avance à travers un champ de canne à sucre, protégé par Christina. À l'intérieur de la mission tout est calme, Kuroda les rejoint. Gauche et ses hommes surgissent alors des greniers et s'apprêtent à les tuer, mais soudain l'un d'eux s'écroule transpercé par une flèche : les Comanches attaquent. Le combat est violent. Les protagonistes réussissent à se réfugier dans le champ de canne à sucre voisin mais les Indiens commencent à incendier les alentours de leur cachette. Gauche, Link, Christina et Kuroda réussissent finalement à tuer ou mettre en fuite tous les Indiens.
Gauche blesse mortellement le samouraï. Link, qui a promis à ce dernier de remettre l'épée au président, tue son ancien complice, puis, ignorant les propositions d'association de Christina, la ramène chez Pepita. À l’approche du train, Link laisse le sabre à la gare (en le suspendant aux câbles télégraphiques) où doit passer l'ambassadeur japonais.
Fiche technique
Titre original : Soleil rouge Titre espagnol : Titre italien : Titre anglais : Réalisation : Terence Young, assisté de Bernard Farrel Scénario : Laird Koenig, novélisation par William Terry (éditions Gallimard, collection Série noire , traduction M. Berg) Adaptation : Denne Bart Petitclerc, William Roberts, Lawrence Roman Dialogues : Gerald Devries Société de production : Les Films Corona (Paris). Oceania Films (Rome)Oceania Produzioni Internazionali CinematograficheEn coproduction, Producciones Balcázar S.A. (Barcelone) Production : Ted Richmond, Robert Dorfmann (associé) Musique : Maurice Jarre Photographie : Henri Alekan Son : William-Robert Sivel Effets spéciaux : Karl Baumgartner Montage : Johnny Dwyre Directeur de production : Serge Lebeau et Julio Vallejo Pays de production : - - Langue originale : anglais Format : couleur - 1.85:1 - mono - Genre : action, western Durée : 109 minutes Dates de sortie : France : Italie : Espagne : Affiche : René Ferracci (France)
Distribution Charles Bronson : Link Stuart Ursula Andress : Christina Toshirō Mifune : Kuroda Jubei Alain Delon (VF : lui-même) : Gauche Capucine (VF : elle-même) : Pepita Bart Barry : Paco Lee Burton : Mace Tony Dawson : Hyatt John Hamilton : Miguel George W. LycanGeorges Lycan incarne en réalité l'un des hommes de Gauche. : le shérif Stone Luke Merenda : Chato Satoshi Nakamura : l'ambassadeur du Japon Jo Nieto : le paysan mexicain assassiné Jules Pena : Hunt (Peppie en VO) Monica Randall : Maria Hiroshi Tanaka : le second samouraï John B. Vermont Ricardo Palacios : Pogo (non crédité)
Lieux de tournage Les scènes extérieures ont été tournées dans la région de Tabernas près d'Almería en Espagne.
Analyse
Bien que n'étant pas un western spaghetti, Soleil rouge est largement influencé par ce sous-genre : les décors arides, les personnages teigneux et patibulaires, leurs éléments vestimentaires hétérogènes au possible et particulièrement élimés (à l'exception de ceux de Gauche), la violence omniprésente et très réaliste… tout concourt à rappeler le western spaghetti.
Le personnage de GaucheC'est ainsi que le nom est graphié dans une incrustation du générique d'ouverture. Pourtant, Christina explique à Kuroda qu'il s'agit d'un surnom qui a été donné au personnage de Delon parce qu'il distribuait les cartes de la main gauche et qu'il tenait son revolver de la main gauche. C'est donc bien Gauche que nous entendons et non pas Gauche. D'autre part, il est amusant d'observer que Link (qui signifie « lien » ou « maillon » en anglais) sonne comme le mot allemand links, qui veut dire « gauche »… et celui de Link sont de parfaits contraires. Link est physiquement plus abrupt que son second, il est plus rustre, ses vêtements sont sales et défraîchis. Gauche est un dandy, vêtu avec recherche, toujours propre et tiré à quatre épingles. C'est un homme fin et cultivé qui détonne dans cet univers sauvage et grossier. Pourtant Gauche est un assassin froid et impitoyable : dans le train il abat un homme qu'il aurait pu désarmer facilement — en tuant du même coup le passager assis de l'autre côté de la banquette. Il tue ensuite un des samouraïs, tente d'assassiner Link à la dynamite, et abat ensuite les hommes qui ont enfoui son butin. C'est un tueur qui prend plaisir à tuer, un homme indigne de toute confiance. Par contre Link est plus extraverti, et bien qu'il soit un tricheur et un menteur dans l'âme, bien qu'il couvre Kuroda de sarcasmes, il tient sa parole en restituant le cadeau de l'empereur et par là-même se prive d'un objet d'une grande valeur.
. Kuroda est d'ailleurs le nom d'un clan de guerrier du Kyushu, au sud du Japon, qui fut important dans l'histoire des koryu pour avoir soutenu le développement de la Shinto Muso Ryu.
Box office
: 7 289 000 entrées. : 4 110 000. : 3 300 488 entrées. : 1 974 000 entrées. : 1 690 813 entrées. : 114 446 entrées. : 35 064 entrées. Monde (incomplet) : 18 513 811 millions d'entrées.
Notes et références
Liens externes
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