Eduardo Serra Rexach, né le à Madrid, est un haut fonctionnaire et homme politique espagnol.
Haut responsable du ministère de l'Industrie, puis du ministère de la Défense au temps de la Transition démocratique, il se reconvertit ensuite dans le secteur privé. En 1996, José María Aznar le choisit comme ministre de la Défense, poste qu'il n'occupe que quatre ans.
Biographie Formation Ayant passé avec succès, en 1968, sa licence de droit à l'université Complutense de Madrid, il réussit, six ans plus tard, les concours du corps supérieur des avocats de l'État, obtenant le meilleur résultat.
Haut fonctionnaire Le , il est nommé chef de cabinet d'Alberto Oliart, ministre de l'Industrie et de l'Énergie. Relevé de ces fonctions le , à la suite du remplacement d'Oliart, il devient, le , sous-secrétaire de la Défense, au sein du ministère de la Défense, dirigé par Alberto Oliart. Il est alors le premier civil à exercer ces responsabilités « Un civil, nombrado subsecretario del Ministerio de Defensa », El País, le .
Après l'alternance qui voit, à la fin de l'année 1982, l'arrivée au pouvoir du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), il est maintenu par le nouveau ministre, Narcís Serra. Le , il est promu secrétaire d'État à la Défense, dans un mouvement général de rénovation des hauts fonctionnaires du ministère « Un doctor en Derecho Canónico se ocupará de la reduccion de las plantillas militares », El País, le .
Il annonce, en , sa démission prochaine « Julio Feo y Eduardo Serra anuncian en plena campaña electoral que dejan sus cargos en la Admistración », El País, le .
Passage dans le privé Peu après, il fait savoir qu'il a accepté la proposition de Manuel Gutiérrez Mellado, ancien ministre, d'occuper les fonctions de directeur général de la Fondation d'aide à la lutte contre la toxicomanie (FAD), mise en place par ce dernier « "No quería pasarme 10 años en Defensa", afirma Eduardo Serra », El País, le .
Nommé président de l'entreprise de télécommunications Telettra Española le « Eduardo Serra, nuevo presidente de Telettra Española », El País, le , il abandonne cette fonction en 1991. Il devient ensuite vice-président de la FAD, puis président de Peugeot-Talbot en 1992 « Eduardo Serra, nuevo presidente de Peugeot-Talbot », El País, le .
En 1994, il est porté à la tête du consortium de télécoms Reditel-Sistelcom-Airtel « Eduardo Serra encabeza el consorcio Reditel-Sistelcom-Airtel », El País, le .
Ministre de la Défense À la suite de la victoire du Parti populaire (PP) aux élections générales de , José María Aznar le choisit comme ministre de la Défense « Aznar anuncia diálogo con partidos y sindicatos desde un Gobierno "centrista y reformador" », El País, le . Ce choix est vécu comme une surprise au sein du PP « El nombramiento de Serra provocó desconcierto en el Partido Popular », El País, le . Au mois de septembre, il annonce le possible dépôt, au Congrès des députés, du projet de loi de professionnalisation des armées, qui prévoit la fin progressive de la conscription « La ley del ejército profesional estará en el Congreso antes de fin de año », El País, le . Un an plus tard, il rappelle que le processus de professionnalisation des « irréversible » « Serra califica de "irreversible" la profesionalización del Ejército », El País, le .
En 1999, il assure le développement des troupes espagnoles au Kosovo, dans le cadre de l'OTAN.
Retour dans le privé Ayant refusé de se présenter aux élections générales de « El PP cambiará a un tercio de sus principales candidatos », El País, le , il n'est pas reconduit dans le nouveau gouvernement d'Aznar, formé au mois d'avril suivant.
Il est alors élu président du patronage du Musée du Prado deux mois plus tard « Eduardo Serra toma posesión como 'ministro' del Museo del Prado », El País, le , puis devient président de la banque d'investissements UBS Warburg en 2001 « El ex ministro Eduardo Serra, presidente de UBS Warburg España », El País, le . En , il renonce à ses fonctions au Prado « Rodrigo Uría sustituirá a Serra en el patronato del Prado », El País, le .
Le , il assiste, aux côtés de la ministre socialiste de la Défense, Carme Chacón, au retour des 88 soldats encore déployés au Kosovo, ce retour marquant la fin de la mission du corps expéditionnaire espagnol « Chacón y el ex ministro Serra reciben a los últimos soldados de Kosovo », El País, le .
Références
Voir aussi Articles connexes Gouvernement Aznar I Transition démocratique espagnole
Liens externes
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