Garbis Aprikian, né le à Alexandrie et mort le à Malakoff, est un musicien français issu de la diaspora arménienne.

Il compose de nombreuses œuvres vocales et instrumentales où la technique musicale occidentale (contrepoint, fugue…) se marie aux mélodies arméniennes. En tant qu’interprète, Garbis Aprikian dirige pendant près de cinquante ans les chœurs mixtes arméniens de Paris Sipan-Komitas. Sa contribution à la connaissance en Europe des œuvres de Komitas, Ganatchian ou Alemshah, est capitale.

Biographie

Né le à AlexandrieÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, Garbis Aprikian participe très jeune à la vie culturelle et artistique de cette ville cosmopolite.

Il fait ses études primaires à l'école nationale arménienne « Boghossian », puis au Collège américain. Dès l'âge de dix ans, il commence un sérieux apprentissage musical auprès d'un élève de Pietro Mascagni, le maestro Frapicini qui se charge de son éducation artistique : piano, puis harmonie, contrepoint et fugue.

En 1948, Garbis Aprikian fonde le chœur mixte Hamazkaine avec lequel il donne, à Alexandrie et au Caire, une série de concerts. Le succès rencontré incite les membres de l'association Houssaper à lui attribuer une bourse pour parfaire sa formation en Europe. Garbis Aprikian arrive à Paris en 1953, où il travaille la composition et la direction d'orchestre à l'École normale de musique avec Simone Plé-Caussade, Tony Aubin et Jean Fournet et suit au Conservatoire national supérieur de musique les cours d'esthétique musicale d'Olivier Messiaen.

Le chœur mixte arménien de Paris Sipan-Komitas le sollicite alors pour remplacer Kourkène Alemshah, chef et compositeur de talent disparu à la fleur de l'âge. Depuis lors, sa vie et son œuvre sont indissociables des activités du chœur qu'il dirige.

Avec la Chorale Sipan-Komitas, il participe aux festivals d'Avignon, abbaye de Sénanque, Abbayes normandes, Rennes, Cannes, Venise, Art Sacré de la Ville de Paris, ainsi qu'au Congrès international de musique sacrée. Il donne des concerts à Bruxelles, Genève, Bâle, Zurich, Munich, Amsterdam, Venise. Il est invité en 1991, pour la première fois, par les autorités arméniennes à se rendre à Erevan, où il interprète, lors d'un concert à côté de ses propres œuvres, celles de compositeurs de la diaspora.

Pour le chœur, Garbis Aprikian compose et harmonise des mélodies populaires et d'anciens chants patriotiques, plus de deux cents œuvres religieuses, profanes ou folkloriques. Parmi ses œuvres les plus importantes, La Naissance de David de Sassoun, un oratorio pour soli, deux chœurs et orchestre a été donné pour la première fois en 1994 à Paris, au Grand Amphithéâtre de la Sorbonne. En 2001, Garbis Aprikian dirige cette œuvre en la Basilique Notre-Dame de Montréal au Québec. En 2007, cet oratorio fait l'ouverture du Festival de musique sacrée et est interprété par l'Orchestre philharmonique de Marseille.

En , l'académie de littérature de Norvège demande à Garbis Aprikian et à Sipan-Komitas d'illustrer musicalement le remise du prix Bjornson décernée cette année-là, au journaliste Hrant Dink.

La dernière œuvre de Garbis Aprikian est Apegha'n, un drame lyrique en un acte, entièrement remanié, orchestré et complété, d'après l'esquisse du manuscrit de Parsegh Ganantchian.

Le , lors de son concert d'adieu en l'église Saint-Vincent-de-Paul de Paris, Garbis Aprikian passe à Haïk Sarkissian la baguette de direction de la Chorale Sipan-Komitas dont il devient lui-même directeur artistique honoraire.

Garbis Aprikian meurt à l'âge de 98 ans le à Malakoff. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 81).

Œuvres Créations

Œuvres de Ganatchian entièrement remaniées, enrichies et orchestrées Nanor, description d’un pèlerinage, pour soli, chœur et orchestre ; Aphegha’n, légende sacrée, drame lyrique en un acte.

Harmonisation-orchestration De source populaire :

De Komitas : Les Braves de Sipan, pour chœur et orchestre Gali Yerk, pour soli, chœur et orchestre.

De Ganatchian Le Saule, mélodie avec orchestre Le Rêve d’Alvarte, mélodie avec orchestre Choucho, pour chœur avec orchestre Varteri hed, avec les roses, pour chœur et orchestre

Arrangements et transcriptions

Hommage

En , une voie du 9e arrondissement de Paris prend le nom place Garbis-Aprikian.

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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