Velleron est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie du Grand Avignon.

Géographie vignette|droite|Carte de Brun cadet prévoyant « l'arrosement d'une partie des terres du Comtat Venaissin ».Velleron est au centre du réseau des Sorgues et proche des Monts de Vaucluse. Velleron est située entre Pernes-les-Fontaines et L'Isle-sur-la-Sorgue, au centre de la plaine agricole du Comtat.

Accès Les routes départementales 31 à l'ouest du bourg et 938 à l'est traversent la commune sur un axe nord-sud. La gare TGV la plus proche est la gare d'Avignon TGV. Sorties de l'autoroute A7 à Cavaillon ou Avignon Sud.

Relief L'altitude du village est située en son centre à . Il a été bâti sur une petite colline surplombant une large plaine à l'exception, à l'est, de premières collines des monts de Vaucluse.

Géologie À l'est, la commune empiète sur les sols calcaires urgoniens des monts de Vaucluse, mais sa plus grande partie couvre la plaine alluvionnaire (quaternaire récent) du réseau des Sorgues. Le village est classé « Village Fleuri » avec 2 Fleurs.

Sismicité Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtimentsZonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48.

Hydrographie vignette|Pont de l'Avocat, traversant la Sorgue de Velleron. La commune bénéficie du passage de deux bras de la Sorgue (Sorgue de Velleron et Sorgue de Monclar) et héberge, à ce titre, le centre départemental de la pêche et de son environnement.

Une source d’eau minérale sourd à à environ deux kilomètres de Velleron, en direction de l’Isle-sur-la-Sorgue. Le baron du Laurent fit une demande d'autorisation d'exploitation qui lui fut accordée par un arrêté en date du Inventaire des dossiers relatifs aux demandes de déclaration d'intérêt public, Répertoire numérique détaillé par Martine Illaire, Conservateur en chef, Section sources d'eaux minérales, Ministère des Travaux Publics. Son établissement thermal fonctionna jusqu’à la fin du .

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Carpentras », sur la commune de Carpentras à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en novembre 2022..

Urbanisme Typologie Au , Velleron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'AvignonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-régionale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Avignon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avignon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (49,1 %), terres arables (29,3 %), zones urbanisées (11,6 %), forêts (9,8 %), prairies (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Préhistoire et antiquité Le site fut occupé dès la préhistoire. Des fouilles ont montré l'existence de murs, fonds de cabanes, foyers et céramiques datant du avant notre ère. La colonisation romaine a aussi laissé des traces. Deux autels ont été découverts, le premier consacré à Mars Buxenus, le second aux Sulevæ, nymphes des sourcesRobert Bailly, , ..

Moyen Âge Devenu fief de Pons Astouaud, chancelier de Raymond VIII de Toulouse, dès 1232, le village fut fortifié et la confirmation du legs comtal entérinée en 1239 par Frédéric II, l'empereur germanique. En 1291, il fut rattaché au Saint-Siège, à l'époque des papes d'Avignon, au sein du Comtat Venaissin.

En 1357, l’arrivée de L’archiprêtre dans la région provoque une vague de constructions de fortifications. Les villages déjà fortifiés réparent leurs murailles : Velleron procède à la réparation d'une brèche en 1368-1370, puis décide de renforcer les défenses de bretèches (1374). Enfin, les faubourgs sont rasés et leurs habitants relogés à l’intérieur de l’enceinte en 1376Germain Butaud, « Villages et villageois du Comtat Venaissin en temps de guerre (milieu -début ) », in Christian Desplat, Les villageois face à la guerre : , Actes des Journées internationales d’histoire de l’abbaye de Flaran, 8, 9, 10 septembre 2000, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2002, , 56..

Période moderne Au , une partie de ce fief passa à la famille Crillon, en 1631 puis l'autre aux Cambis, an 1637. Ce fut Clément IX qui l'érigea en marquisat, pour les Cambis-Velleron par une bulle datée de 1668.

Le village fut rattaché à la France en 1791 comme tout le Comtat Venaissin. Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui lui appartenait alors aux Basses-Alpes.

Ayant soutenu l’insurrection fédéraliste de l’été 1793, dix Velleronnais sont guillotinés en juin 1794Albert Ceccarelli, La Révolution à l’Isle sur la Sorgue et en Vaucluse, Éditions Scriba, 1989, , 75..

Époque contemporaine

Au cours du , la culture de la garance eut une grande importance économiqueJules Courtet, , .. Le village faillit aussi devenir une station thermale. Le sieur Achille du Laurent commença à exploiter une source jaillissant à 15°, dont les vertus purgatives et diurétiques étaient reconnues médicalement. Il commença à appeler son établissement Notre-Dame-de-Santé, puis lui donna, en 1877, le nom de « Velleron-les-Eaux ». Mais la source tarit et l'établissement fermaRobert Bailly, , ..

En 1900, pour la première fois apparait l’appellation côtes-du-ventoux. Ce baptême a lieu pour un repas de noce. Sur le menu est calligraphié vins des Côtes du Ventoux et des Crans. Ces vins sont tous millésimés et datés de 1870, 1890 et 1895, soit des vins vieux de 5 à 30 ans. C'est à partir de 1939 que les vignerons du secteur constituent un syndicat des vins du Ventoux. Grâce à leur action, leurs vins sont classés en vin délimité de qualité supérieure (VDQS) dès 1953L'arrêté du définit les conditions de production du V.D.Q.S. côtes-du-ventoux. puis accèdent enfin à l’AOC le .

Devenu un cabaret au , le château des Crillon devint ensuite l'hôtel des Postes. Complètement restauré au cours des années 1982-1983, c'est aujourd'hui l'hôtel de ville. Celui des Cambis, en ruines, a été aussi restauré puis lôti en plusieurs logements. Une de ses ailes abrite de nos jours le « Club du âge ».

Toponymie Le terme de Velleron proviendrait des termes celto-ligure Ven : hauteur, montagne, et Avenos : hauteur entourée d'eauVelleron - Vaucluse : Promenade à traverse ses rues et son histoire, édition : les amis du vieux Velleron, page 7.

Désigné comme Castrum Avellaronis en 1239, puis Avellarone en 1253 et enfin Velleronum en 1274, le village tire son nom d'avellana (noisette). C'est en 1566 que se fixe la forme actuelle du nom.

Héraldique

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Lors du référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du ), sur , ont voté, ce qui représente une participation de 78,75 % du total, soit une abstention de 21,25 %. Il y a eu une victoire du non avec (62,29 %) contre (37,71 %) prononcées oui et 44 (3,01 %) de votes blancs ou nuls..

À l'élection présidentielle de 2002, la participation atteint 80,30 % contre 85,19 % au second tour. Le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen (FN) avec 24,69 % des voix suivi par Lionel Jospin (PS) avec 14,19 % et Jacques Chirac (RPR) avec 14,01 % des suffrages. Aucun autre candidat n'atteint la barre des 10 %. Au second tour, c'est Jacques Chirac qui arrive en tête avec 71,15 % des voix contre 28,85 % pour Jean-Marie Le Pen..

Lors des élections législatives de juin 2002, la participation est de 68,63 % lors du premier tour et de 57,54 % pour le second tour. Lors du premier tour, c'est Jean-Michel Ferrand (UMP) qui été arrivé en tête avec 32,72 % des voix suivi par Benoit Magnat pour Les Verts avec 21,95 % puis par le candidat frontiste Guy Macary avec 20,26% des suffrages. Lors du second tour, Jean-Michel Ferrand arrive en tête à Velleron avec 73,41 % des voix contre 26,59 % pour Guy Macary..

Aux élections européennes de 2004, sur , ont voté, ce qui représente une participation de 45,47 % du total, soit une abstention de 54,53 %. C'est Michel Rocard pour le PS qui arrive en tête avec 29,44 % des suffrages suivi par Jean-Marie Le Pen (FN) avec 16,45 %, puis Françoise Grossetête (UMP) avec 16,35 % des voix. Aucun autre candidat ne dépasse la barre des 10 %..

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du ), sur , ont voté, ce qui représente une participation de 77,49 % du total, soit une abstention de 22,51 %. Il y a eu une victoire du contre avec (63,54 %), (36,46 %) s’étant prononcées pour et 37 (2,14 %) étant des votes blancs ou nuls..