La Basse-Sambre est un des bassins constitutifs du sillon Sambre-et-Meuse, entre Charleroi et Namur, mais plus proche de cette dernière ville.
Géographie La Basse-Sambre peut être également définie comme une mini-région plus ou moins située sur la Sambre entre le Grand Charleroi et Namur et jouxtant au nord la Ville de Gembloux en suivant plus ou moins l’ancienne frontière séparant le comté de Namur et le Duché de Brabant et au sud la commune de Mettet.
La Basse-Sambre correspond ainsi plus ou moins au canton de Fosses-la-Ville, plus la commune de Jemeppe-sur-Sambre et le hameau d’Oignies à Aiseau, c’est la raison pour laquelle la corporation des métiers de la comptabilité et de la fiscalité de ce bassin a retenu une circonscription qui aurait pu être la ville de la Basse-Sambre Jacques Guyaux, BASSE-SAMBRE, D/1989/0197/07. La collection « Mémoire de la Wallonie » est publiée avec l’aide de la Communauté française et sous la direction de Pol Vandromme..
Géographiquement, la Basse-Sambre est la région située en aval de la ville de Charleroi et en amont de celle de Namur. La Basse-Sambre est également le sous-ensemble de l’ancien bassin houiller de Charleroi-Basse-Sambre situé à partir de Farciennes vers Namur. Cette région comprenait six anciennes communes de l’arrondissement de Charleroi (Aiseau, Farciennes, Lambusart, Pont-de-Loup, Roselies et Wanfercée-Baulet) et vingt-deux de l’arrondissement de Namur (Aisemont, Arsimont, Auvelais, Falisolle, Flawinne, Floreffe, Floriffoux, Fosses, Franière, Ham-sur-Sambre, Jemeppe-s-Sambre, Keumièe, Malonne, Mazy, Moignelée, Mornimont, Moustier-sur-Sambre, Onoz, Soye, Spy, Tamines et Velaine-sur-Sambre).
Historique gauche|vignette|Le charbonnage de Sainte-Barbe du Bois Planté à Florifoux. Si les charbonnages de Velaine, Flawinne, du Bois Planty à Floriffoux son chevalement en béton est toujours debout furent peu rentables, ceux de Petit-Try, Tamines ou Bonne-Espérance - Lambusart atteignirent des rendements comparables à ceux du Borinage ou du bassin de Liège[Histoire] Bassin minier de Charleroi et de la Basse-Sambre.
La Basse-Sambre, qui a failli devenir une vaste ville de plus de cinquante mille habitants, peut être comprise comme la région formée par les communes namuroises de Sambreville, Jemeppe-sur-Sambre, Floreffe, Fosses-la-Ville et une frange indéfinie des anciennes communes hennuyères d’Aiseau, de Roselies et de Pont-de-Loup tandis qu’Oignies (Aiseau) en fait effectivement partie. Oignies a non seulement fait partie du comté de Namur jusqu’à l’occupation française mais possédait un sous-ensemble important de Tamines à cette époque. Cette particularité apporta à la région, par la présence du prieuré Saint Nicolas d'Oignies un culte commun encore vivace, celui de sainte Marie d'Oignies. Sa population partage aujourd’hui les habitudes socio-économiques et culturelles de Tamines, à un point tel que lors des fusions de commune il a été question de rattacher Oignies à la ville de Tamines. Ménonry, autre hameau d’Aiseau, et l’ancienne commune de Roselies faisait également partie du comté de Namur mais la superposition de l’histoire plus récente du Bassin Houiller de Charleroi Basse-Sambre a laissé ainsi une limite très floue et sujette à interprétation. La population de Farciennes, bien qu’à la grande époque de la houille considérée comme Basse-Sambrienne se déclare aujourd’hui comme appartenant au Pays Noir (le grand Charleroi).
Il faut savoir que tant Charleroi qu’un très grand sous-ensemble de la Basse-Sambre faisaient partie du Comté de Namur jusqu’à l’annexion de la région de Charleroi au département de Jemappes. La commune de Jemeppe s/Sambre faisait également partie du Comté de Namur dont la frontière avec le Duché de Brabant jouxtait Sombreffe, Corroy-le-Château, etc.
Lors de la conception de ses armoiries, la Corporation des Métiers de la comptabilité et de la fiscalité de la Basse-Sambre et du canton de Fosses-la-Ville, a représenté dans un parti les armoiries de la Basse-Sambre. Celles-ci, conçues suivant la législation et les coutumes héraldiques belges, représentent les armes de Philippe le Noble, ancien comte de Namur, qui est d’or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, brisées d’une bande de gueules. La brisure de ces armoiries a été pourvue d’un semé de larmes d’argent et chargée, en cœur, d’un écu de gueules à une lampe de mineur (houilleur) de sable brochant sur deux pics d’argent.
Armoiries de la Basse-Sambre : Un écu d’or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, brisé d’une bande de gueules, semée de larmes d’argent et chargée, en cœur, d’un écu de gueules à une lampe de mineur de sable brochant sur deux pic d’argent passés en sautoir. L’écu sommé d'un cercle d'or est supporté par un coq hardi de gueules (coq wallon). vignette|Phare breton dans le cimetière français à Auvelais. Fait avec du granit de Bretagne. La présence des armes de Philippe le noble soulignent que la Basse-Sambre formait une partie importante de l’ancien comté de Namur tandis que, d’une part, le semé de larmes invite au devoir de mémoire du martyre de l’ancienne ville de Tamines et de la bataille de la Basse-Sambre et, d’autre part, l’écu de gueules rappelle les métiers de la houille et le bassin houiller de Charleroi Basse-Sambre. La présence du coq wallon souligne que si la Basse-Sambre est une terre d’histoire et de souvenirs, elle est avant tout une région de devenir au sein de la Wallonie.
Un massacre de civils perpétré par les soldats de la IIe armée allemande, au début de la Première Guerre mondiale. Lors de son avancée vers Charleroi, pour contrôler le sud de la Belgique, l’armée allemande s’oppose violemment à l’armée française, retranchée en rive droite de Sambre. Ces affrontements sont particulièrement meurtriers à Auvelais, Arsimont et Tamines. Le village, situé en rive gauche, est alors pris pour cible par les Allemands, qui réquisitionnent plusieurs centaines de civils. 383 seront fusillés en quelques heures sur la place du village, le , et près de 250 maisons incendiées. Ce Massacre de Tamines a marqué les esprits et, avec ceux d’Andenne, Dinant ou Louvain, saisiront l’opinion publique européenne. Ces faits sont alors exploités par la propagande alliée, notamment anglo-saxonne.
Patrimoines et culture
Patrimoine architectural
Aiseau-Presles
Aiseau gauche|vignette|Ancien prieuré de Saint-Nicolas en cour de rénovation. L'église Sainte-Marie de Oignies, édifice néo-roman par l'architecte Simon en 1909 et les vestiges de l'ancien prieuré de Oignies.
Pont-de-Loup La tour romane de Pont-de-Loup est la tour de l'ancienne église paroissiale Saint-Clet entouré d'un cimetière partie militaire et partie civil.
Roselies L'église Saint-Joseph, bâtie de 1872 à 1873 et restaurée au début du par l'architecte Simon en style néo-roman.
Farciennes vignette|Le château de Farciennes en 2012. Les ruines du château de Farciennes. Le château est établi sur une île formée par un bras de la Sambre aujourd'hui comblée. Succédant à une forteresse médiéval signalée en 1344 et inféodée à la Principauté de Liège, l'ensemble a été édifié sous Albert de Longueval seigneur de Farciennes dans le premier quart du , l'église paroissiale l'Assomption de la Sainte-Vierge, édifice néo-classique construit de 1834 à 1836 par l'architecte Branquet et sur la Grand'Place, où l'on trouve une maison d'inspiration art nouveau construite vers 1900.
Floreffe gauche|vignette|L'abbaye de Floreffe. L'ancienne abbaye de Floreffe, une des premières abbayes de l'Ordre des Prémontrés, avec son histoire, architecture et sa bière a donné au village une réputation qui dépasse les limites du Namurois. Les bâtiments sont aujourd'hui occupés par un collège secondaire diocésain, l’église Notre-Dame du Rosaire, entourée de l’ancien cimetière, se dresse sur une terrasse au sommet de la colline. Construite en brique et en pierre bleue, elle possède une tour en calcaire du , un chœur de la même époque, ainsi qu’une chapelle reliée à la sacristie du . Les nefs ont été reconstruites entre 1764 et 1791, sous l’abbatiat de Jean-Baptiste Dufresne, dans un style classique. Elle faisait partie de la dot attribuée par l’abbaye en 1121, en même temps que d’autres églises dites filiales. En 1124, elle fut retirée de l’autorité de l’évêque et placée sous la tutelle de l’abbé de Floreffe.
Jemeppe-sur-Sambre L’église Saint-Martin, construite en 1842 dans un style néo-gothique par l’architecte Suys, et l'Amicale Solvay, immeuble semblable à celui de Couillet, située rue du Brulé.
Lambusart L'église Saint-Laurent. Construite en 1872 par les architectes Thielens et Verhaegen en style néo-gothique.
Sambreville
Auvelais vignette|L'église Saint-Victor d'Auvelais en 2007. L’église Saint-Victor. L’ancienne église avait été construite en 1833, à l’emplacement de la précédente qui était devenue trop exiguë. Vétusté et trop exiguë, elle fut démolie. La nouvelle église, de style néo-roman, fut prise en possession par la fabrique d’église le , jour de sa bénédiction. Le samedi , la nouvelle église du centre d’Auvelais a été consacrée par l’évêque du diocèse de Namur, Monseigneur Heylen.
Le cimetière militaire français et son phare breton : construit par les Allemands en 1917, sur les hauteurs d'Auvelais, donnant sur la Sambre et sur la ville. La nécropole abrite les tombes de 1268 officiers et soldats français. C'est au cimetière militaire d'Auvelais que reposent la plupart des Français tombés à Auvelais, Tamines et Arsimont pendant les journées des 21 et au cours de la Première Guerre mondiale. Dans ce cimetière, un « Phare du Souvenir » rappelant la Bretagne et le sacrifice des Bretons tombés au champ d'honneur a été élevé en 1934, pour le anniversaire, par un comité d'anciens combattants d'Auvelais.
Tamines gauche|vignette|L'église Saint-Martin de Tamines dans milieu des années 2000. L’église Saint-Martin, construite en 1833 dans un style néo-classique, a été reconstruite en 1896 dans un style néo-gothique par l’architecte Lange. L’église a, au départ, été agrandie en 1705, puis démolie en 1833, à l’exception de la tour qui a dû être abattue en 1896 pour élargir la nef et a été remplacée par une tour latérale.
La tour datant de la seconde moitié du , située au 18 rue Saint-Martin, classée par Arrêté du 18/07/1966.
Le cimetière des fusillés qui se situe à côté de l'église Saint-Martin.
Velaine-sur-Sambre Le moulin à vent des Golettes, situé rue du Moulin des Golettes, date du , classée en 1988 et rénové en 2009.
Wanfercée-Baulet L'église Saint-Pierre, édifiée en 1853 par l'architecte J. Dumont de style néo-gothique. Le clocher a été démonté en 1987 pour cause d'effondrement et remplacé par un nouveau clocher.
Culture
Marches Chaque année le premier dimanche de septembre à Pont-de-Loup se déroule la marche Notre-Dame del Manock, la marche Saint-Victor à Ham-sur-Sambre se déroule chaque année le premier dimanche de septembre, marche Royale Saint-Martin à Aiseau, créée en 1971, elle se déroule toujours le week-end de l'ascension dans les rues d'Aiseau centre et le quatrième dimanche de juin, au mois de juillet se déroule la marche Saint-Pierre, la statue est escortée par la compagnie des Zouaves de Franière, chaque année le week-end suivant le , il y a la marche Saint-Roch de Floreffe, célébrée par la Compagnie des Marcheurs des Turcos, accompagnée des Zouaves de Malonne et de Franière.
Carnavals