vignette|redresse|Graphique sur lequel Jocelyn Bell Burnell a reconnu pour la première fois la présence d’un pulsar (plus tard désigné ), exposé à la bibliothèque de l’université de Cambridge.

, également nommé et (voir Désignation des pulsars) est le premier pulsar découvert (si l'on excepte PSR B0329+54 dont le signal avait été capté auparavant sans attirer l'attention). Il est situé dans la constellation boréale du Petit Renard.

Découverte et identification La découverte de revient à Jocelyn Bell (désormais Jocelyn Bell-Burnell), alors étudiante en thèse, et de son directeur de thèse, Antony Hewish. La découverte eut lieu dans le cadre d'une expérience visant à observer le phénomène de scintillation interstellaire dans le domaine des ondes radio. Dans ce but, Hewish et Jocelyn Bell construisirent une antenne opérant à la longueur d'onde de . C'est dans le mois qui suivit la mise en service de l'appareil, en , que fut détecté le premier signal du pulsar. Cependant, la forme du signal ne correspondait pas à ce qui était attendu pour un phénomène de scintillation, et l'observation fut dans un premier temps rejetée par Hewish, qui considérait qu'il devait être la résultante d'une interférence avec un instrument terrestre. Dans les mois qui suivirent, le même signal fut observé de façon sporadique, avec une avance de chaque jour, correspondant au lever de plus en plus tôt de la source, car fixe par rapport aux étoiles. En , Hewish abaissa progressivement la fréquence d'échantillonnage de son instrument, jusqu'à descendre en dessous de la seconde, et vit apparaître une périodicité extrêmement régulière du signal du pulsar, avec une période d'environ . Ce signal ne fut pas immédiatement interprété comme résultat de l'émission d'une étoile à neutrons en rotation rapide, et fut soupçonné d'être d'origine extraterrestre. Pour cette raison, il fut appelé sous le nom de code LGM-1, « LGM » correspondant à l'abréviation de l'anglais (« petits hommes verts »). C'est en partie pour cette raison que Hewish décida de ne pas diffuser immédiatement sa découverte, le temps d'avoir une meilleure compréhension de celle-ci. Ce n'est qu'en qu'elle fut officiellement annoncée dans un article resté célèbre de la revue scientifique Nature Antony Hewish, Jocelyn Bell, J. D. Pilkington, P. F. Scott & R. A. Collins, , Nature, 217, 709-713 (1968) Voir en ligne (accès restreint)..

Spécificités Si l'on excepte l'importance historique de l'observation de , celui-ci ne possède pas de caractéristiques atypiques pour un pulsar. Sa période de rotation est connue avec une précision de l'ordre de la picoseconde, étant actuellement (quand ?) de (valeur du à 22 h 48), mais elle augmente régulièrement de 1,34809·10−15 seconde par seconde, ou de 42,54 nanosecondes par an (soit, en 2023, déjà de 2,38 microsecondes depuis sa découverte en 1967, et de 2,25 microsecondes depuis la valeur donnée ci-dessus). Son âge caractéristique est d'un peu plus de d'années. C'est un pulsar relativement proche, avec une distance estimée (assez précisément) à . Il reste cependant un des rares pulsars dont la microstructure peut être étudiée. Ses micropulses ont une durée relativement longue (en fait la plus longue durée de micropulses connus), de l'ordre de ..

Référence culturelle Une image des pulsations radio de , trouvée dans la , a été utilisée par Peter Saville pour la pochette d’, le premier album du groupe de post-punk .. Elle provient de la thèse de doctorat de Harold D. Craft Jr, effectuée à l'observatoire d'Arecibo...

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Pulsar Liste de pulsars notables Microstructure

Liens externes

sur la base de données VizieR du Centre de données astronomiques de Strasbourg.

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