Greg Van Avermaet, né le à Lokeren, est un coureur cycliste belge. Professionnel de 2007 à 2023, il a notamment remporté le classement par points du Tour d'Espagne 2008, la classique Paris-Tours en 2011, Tirreno-Adriatico en 2016 et Paris-Roubaix en 2017. Il porte le maillot jaune sur le Tour de France en 2016 et 2018. Lors des Jeux olympiques de 2016, il réalise le plus bel exploit de sa carrière en remportant la médaille d'or de la course en ligne, devenant ainsi champion olympique de cyclisme sur route. En 2017, il est numéro 1 au classement mondial UCI, place qu'il occupe au total pendant 48 semaines.

Biographie Greg Van Avermaet est le fils de Ronald Van Avermaet, cycliste professionnel de 1982 à 1985, et petit-fils d'Aimé Van Avermaet, cycliste professionnel de 1958 à 1963. Il a commencé le vélo sur le tard, à l'âge de 18 ans, après avoir joué au football comme gardien de but dans les équipes de jeune du SK Beveren. Son beau-frère Glenn D'Hollander a été coureur professionnel, et son coéquipier de 2008 à 2010. Greg Van Avermaet tire par ailleurs son prénom de Greg LeMond, que ses parents appréciaient tout particulièrement. Domicilié en province de Flandre-Orientale, il possède une seconde résidence à Stoumont, en Ardenne liégeoise, où il bénéficie d'un terrain d'entrainement vallonné.

2006 : débuts en continental En 2006, Greg Van Avermaet évolue au sein de l'équipe continentale Bodysol-Win For Life-Jong Vlaanderen. Il devient champion de Belgique espoirs et gagne à quatre autres reprises. Il termine par ailleurs deuxième de Paris-Tours espoirs.

2007-2010 : Silence/Omega Pharma-Lotto 2007 : premiers succès En 2007, il passe professionnel en signant dans l'équipe Predictor-Lotto. Alors qu'il participe à une de ses premières courses professionnelles, il décroche une victoire, sur la cinquième et avant-dernière étape du Tour du Qatar, où il domine le sprint d'un groupe d'échappé ayant résisté au peloton. Quelques mois plus tard, il confirme sa bonne pointe de vitesse sur la Vattenfall Cyclassics, où il termine huitième, dans la roue de Paolo Bettini (septième), après s'être adjugé quelques semaines auparavant la deuxième étape du Tour de Wallonie. En septembre, il remporte également le populaire Mémorial Rik Van Steenbergen.

2008 : Classement par points sur la Vuelta L'année 2008 est à nouveau très réussie, il brille comme lors de l'édition précédente au Tour du Qatar, et finit troisième de l'épreuve en remportant le classement des jeunes, avant de suivre les meilleurs en se classant huitième du Tour des Flandres, impressionnant le grand public lors de ce « Ronde », il finit également sur la troisième marche du podium du Grand Prix E3.

Lors du Tour de Belgique, il se trouve bien placé à l'occasion des premiers sprints, et est le seul à pouvoir suivre Stijn Devolder lors de l'étape reine et dans le Mur de Huy. Il parvient à résister aux attaques de son compatriote et domine la montée finale vers Flémalle. Il perd néanmoins son maillot noir de leader du classement général le lendemain dans le contre-la-montre et termine sur la seconde marche du podium de cette course. Peu de temps après, il emmène le sprint de son coéquipier Jürgen Roelandts au Championnat de Belgique et lui permet de conquérir le sprint. Il termine au pied du podium, à la quatrième place.

En juin, il est l'auteur d'un bon Tour de Suisse (quatrième de la première étape, neuvième de la troisième, sixième de la neuvième et dernière, et permettant de remporter deux étapes à Robbie McEwen), mais son équipe étant basée sur les étapes de haute montagne afin d'aider Cadel Evans, il ne participe pas au Tour de France. Il se distingue cependant en juillet au Tour de Wallonie. Il termine deuxième de la première étape et prend la tête du classement général à l'occasion de la deuxième étape arrivant à la Citadelle de Namur, où il échoue une fois de plus à la seconde place. Il conforte son « leadership » le lendemain en s'imposant sur la ligne d'arrivée de la troisième étape, située à Neufchâteau, au terme d'une étape comprenant huit difficultés répertoriées, et une arrivée en légère côte, il ne parviendra pas à remporter le classement final à la suite de l'échappée comprenant Sergueï Ivanov dans la dernière étape, mais se console avec la marche inférieure du podium.

Début août, il se distingue sur le Tour de l'Ain dès le premier jour, revenant tout près des deux échappés Floris Goesinnen et Paul Moucheraud, il finit troisième, en réglant le sprint du peloton. Le lendemain, les derniers kilomètres sont animés, mais son équipe parvient à reprendre tout le monde, il s'impose signant un nouveau succès et prenant le maillot de « leader » qu'il concède logiquement à Lélex, dans la première partie (dite « A ») de la troisième étape. Il manque de récidiver de peu lors de la quatrième étape, où il termine pour la seconde fois troisième, John Gadret et Jussi Veikkanen passants la ligne devant lui, il se console néanmoins avec le gain du classement par points.

Plus de deux semaines plus tard, il s'illustre sur le Grand Prix de Plouay, si trois coureurs se disputent la victoire, il se classe septième, à nouveau dans les premiers coureurs du peloton.

thumb|right|Au critérium derrière derny de Wetteren 2007. Vient alors pour lui son premier grand tour, celui d'Espagne, il commence par de très bonnes premières étapes, lors de la première, au circuit final vallonné, il est crédité d'une belle quatrième place, les deux jours suivants, lors des deuxième et troisième étapes, il se classe sixième, puis neuvième à l'occasion de la sixième étape, finissant également en côte, ensuite, vient l'heure de gloire, dans la neuvième manche, il intègre un groupe d'échappée de onze coureurs, résiste dans les quatre difficiles cols de la journée, et signe une magnifique victoire au sprint disposant de Davide Rebellin et Juan Antonio Flecha« Greg Van Avermaet grandit vite », La Dernière Heure/Les Sports, 9 septembre 2008.. Le lendemain, il se montre à nouveau en force, décrochant, de justesse, la troisième place du sprint de la dixième étape, Van Avermaet s'empare de la tête du classement par points, ce qui lui permet de monter une nouvelle fois sur le podium de l'étape. Il accroît son avance par la suite dans la onzième étape (huitième sur la ligne), et même s'il est piégé dans la douzième, il reste en bleu jusqu'à la quatorzième journée, voyant la victoire d'Alberto Contador qui s'empare de la tunique, mais comme ce dernier occupe la tête du général, il continue à porter son bien par procuration, et le reprend officiellement à Valladolid, au terme d'une dix-septième étape ponctuée par une sixième place, qu'il ne quitte point le jour suivant grappillant à nouveau des points« Greg Van Avermaet grapille », La Dernière Heure/Les Sports, 19 septembre 2008.. Dans la dix-neuvième manche, il se classe cinquième, troisième du sprint du peloton et compte une avance de vingt-cinq points sur l'Espagnol, si celui-ci, deuxième le lendemain, revient à cinq unités, il assure dans la vingt-et-unième et dernière étape, prenant d'abord quatre points sur le premier sprint intermédiaire en début de course, et malgré le fait qu'une chute en fin de course lui fait une petite frayeur, et que se retrouvant devant trop tôt, il ne parvient point à l'emporter, il se classe néanmoins cinquième, glanant douze points suffisants pour devancer Contador d'un écart de vingt-et-une unités, devenant ainsi le treizième Belge à être le lauréat du « meilleur sprinter », sur la « Vuelta »« Greg Van Avermaet, le treizième », La Dernière Heure/Les Sports, 22 septembre 2008..

Entretemps, grâce à ses très bons résultats, il est sélectionné pour les Championnats du monde de Varèse par Carlo Bomans, nourrissant beaucoup d'espoirs, selon José De Cauwer, « Il sera champion un jour », l'Italien Paolo Bettini déclara lui « À son âge, Alejandro Valverde n'avait pas encore réalisé ce qu'il a fait »De Cauwer : « Greg Van Avermaet sera champion un jour », La Dernière Heure/Les Sports, 25 septembre 2008.. Van Avermaet répondit, « Le Mondial m'inspire»« Van Avermaet dans la cour des grands », La Dernière Heure/Les Sports, 27 septembre 2008.. Durant cette course, il se montre offensif et accroche le premier groupe d'échappée dans les derniers tours, il sera néanmoins distancé dans la dernière difficulté, à six kilomètres de l'arrivée et finira à une honorable dix-septième place.

Le vingt-cinq octobre, il est élu « Flandrien de l'année », devançant Tom Boonen et Stijn Devolder« Van Avermaet est le Flandrien 2008 », sport.be, 25 octobre 2008..

2009-2010 En , Greg Van Avermaet prend part à plusieurs courses dans le sud de l'Europe. Après s'être classé du Grand Prix La Marseillaise, il obtient ses deux premiers « top 10 » de la saison, à l'occasion de la deuxième étape de l'Étoile de Bessèges () et de la cinquième étape du Tour de l'Algarve ( Heinrich Haussler). À la fin du mois, il termine quatrième du Circuit Het Nieuwsblad. Au sortir d'un Tirreno-Adriatico discret ( du classement général), il réalise quelques places d'honneur pendant les classiques. Il se classe de Milan-San Remo et du Grand Prix E3, puis prend la troisième place de la première étape des Trois Jours de La Panne, qui passe par de nombreux bergs, et la huitième au sprint le lendemain. Il finit ensuite du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. À la mi-mai, il participe à trois courses d'un jour aux Pays-Bas : il est de la Batavus Prorace, de la Dutch Food Valley Classic et du Tour de Rijke. À la fin du mois, il termine cinquième du Tour de Belgique et deuxième de l'avant-dernière étape. Neuvième du Grand Prix du canton d'Argovie et sixième de la troisième étape du Tour de Suisse, il obtient deux quatrièmes places fin juin en Belgique, lors de Halle-Ingooigem et du championnat national. Il prend part ensuite au Tour de France. Il se classe à deux reprises parmi les dix premiers d'une étape (septième de la et quatrième de la ). Parmi les résultats de sa fin de saison, on peut citer des places au Tour de l'Ain ( et d'étapes), à l'Eneco Tour (deux étapes conclues à la ), au Grand Prix Jef Scherens () et au Grand Prix d'Isbergues ().

En , il finit cinquième du championnat du monde sur route à Geelong en Australie.

2011-2020 : BMC Racing puis CCC Team 2011 : victoire sur Paris-Tours Après deux saisons 2009 et 2010 sans succès, Greg Van Avermaet choisit de rejoindre l'équipe américaine BMC Racing en 2011. Il reprend la saison au Moyen-Orient. Après un Tour du Qatar discret ( du classement général), il obtient ses deux premiers « top 10 » de la saison lors du Tour d'Oman (quatrième de la deuxième étape et sixième le surlendemain). Il prend ensuite part au week-end d'ouverture belge, et se classe de l'Omloop Het Nieuwsblad et de Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Après avoir fini neuvième des Monte Paschi Strade Bianche et avoir participé à Tirreno-Adriatico, remporté par son leader Cadel Evans, il aborde les classiques. Il y obtient plusieurs places d'honneur : il se classe neuvième de Milan-San Remo, d'À travers les Flandres et du Tour des Flandres, treizième de Gand-Wevelgem, quinzième de la Flèche brabançonne, de l'Amstel Gold Race, seizième de la Flèche Wallonne et septième de Liège-Bastogne-Liège.