Damien Meslot, né le à Belfort, est un homme politique français. Il est maire de Belfort depuis 2014 et président de la communauté d'agglomération Grand Belfort.
Biographie Damien Meslot grandit à Belfort dans la rue Jean-Jaurès (la plus longue de la commune) et . Il est diplômé de l’école de commerce de Reims et de la Middlesex Business School de Londres et titulaire d’un DESS de droit de la faculté de Strasbourg. Il effectue son service militaire au régiment d'infanterie de Belfort en tant que sous-officier.
Adhérent au RPR dès l'âge de quatorze ans, il est élu au conseil général du Territoire de Belfort pour le canton de Belfort-Centre en 1992. Il devient député suppléant lors des élections législatives de 1993 avec l'élection de Jean Rosselot à la députation (). En 1997, il est nommé secrétaire départemental du RPR, poste qu'il a occupé à la fédération UMP du Territoire de Belfort jusqu'en .
Il est élu député UMP le , pour la législature (2002-2007), dans la première circonscription du Territoire de Belfort en battant Raymond Forni, président sortant de l'Assemblée nationale.
. thumb|left|Damien Meslot aux côtés de Cédric Perrin, David Douillet, Benoît Brocart et Jean-Pierre Chevènement. Lors des élections législatives de 2007, il est réélu député avec 58,66 % () contre 41,34 % pour la candidate socialiste Anne-Marie Forcinal..
Candidat aux élections municipales de 2008 à Belfort, sa liste recueille 38,06 % au deuxième tour en triangulaire contre le MRC et le MoDem, ce qui s'avère insuffisant pour battre le maire sortant Étienne Butzbach, qui totalise 48,27 % au deuxième tour.
À la suite d'une plainte du Parti socialiste, il est condamné pour outrage à magistrats en .. Il avait alors tenu des propos, lors des élections législatives de 2007, envers le procureur de la République ainsi qu'un juge d'instruction.
Candidat UMP à Belfort aux élections municipales de 2014, il l'emporte au second tour le Résultats officiels pour la commune de Belfort, puis est élu maire le par le conseil municipal.
Au terme des élections municipales de 2020 dans le Territoire de Belfort, il est réélu maire de Belfort et président de la communauté d'agglomération du Grand Belfort..
Au sein de l'UMP, Damien Meslot est un aux côtés de Gérald Darmanin et d'Alain Joyandet. Lors de la primaire du parti en 2021, il soutient la candidature de Valérie Pécresse pour le second tour.
En 2023, il est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur par le ministère de l'Intérieur alors dirigé par Gérald Darmanin, au titre de ses « 46 années » de service en tant que militant puis élu.
Affaires judiciaires En 2006, Damien Meslot est mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour « atteinte à la sincérité d'un vote par manœuvres frauduleuses », à la suite de la plainte d'une candidate socialiste lors des élections cantonales de 2004. Celle-ci accusait le député d'avoir disant afin d'affaiblir le score du Front national et d'éviter une triangulaire. Cette accusation est notamment alimentée par le fait qu'un des deux candidats mis en cause est embauché par Damien Meslot quelques semaines après les élections, et qu'il avait déposé une proposition de loi deux ans plus tôt visant à interdire les triangulaires pour . Sa mise en examen se solde par un non-lieu en 2009, le juge estimant que les agissements reprochés étaient et que les candidatures en question avaient obtenu un score trop faible pour influencer le résultat du scrutin.
À la suite d'une plainte du Parti socialiste, il est condamné pour outrage à magistrats en pour avoir qualifié un procureur de en , auprès d'un policier qui lui apportait une convocation du parquet. Damien Meslot, qui fait à l'époque l'objet de huit plaintes pour diffamation et outrage, dénonce dans un communiqué dont il serait victime.
Il est ensuite condamné pour des propos tenus en , lors d'une réunion publique dans le cadre des élections législatives de 2007.. Il avait alors qualifié le procureur de la République ainsi que le juge d'instruction chargé de l'enquête à son encontre pour atteinte à la sincérité du vote de avant d'ajouter : . En , sa condamnation pour outrage à magistrat, puni d'une amende de 1000€, est confirmée en appel... Son recours devant la Cour européenne des droits de l'homme est déclaré irrecevable en ..
En 2017, après les élections législatives où il est élu suppléant de Ian Boucard, leur équipe de campagne est accusée d'avoir diffusé 25 000 faux tracts de la France Insoumise et du Front national appelant à voter pour son concurrent Christophe Grudler. En , l'élection est invalidée par le Conseil constitutionnel puis Ian Boucard est reconnu coupable en 2020 de et condamné à 7500€ d'amende. Néanmoins, lui et son suppléant Damien Meslot sont réélus lors des élections législatives partielles de .
Controverses En 2013, il prend la parole à l'Assemblée nationale pour dénoncer le comportement des CRS qui l'auraient dans le cadre de la Manif pour tous, un mouvement contre le mariage entre personnes de même sexe soutenu par son parti.
En 2015, il crée la polémique en affirmant que les chrétiens de Syrie et d'Irak sont tout en se défendant de vouloir parmi les réfugiés. Alors que Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, condamne ses propos, les proches de Damien Meslot prennent sa défense et rappellent qu'il a pour remporter la mairie de Belfort l'année précédente.
En 2024, lors de la fête de l'Aïd el-Fitr, des policiers de Belfort commencent leur service en verbalisant plusieurs fidèles de la grande mosquée de la ville pourtant située dans une rue peu fréquentée. Face aux réactions, l'adjoint à la sécurité affirme tandis que Damien Meslot s'excuse au nom de la commune pour cette et invite les victimes à renvoyer leurs contraventions à la mairie dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux. Cette lettre, relayée par le média d'extrême droite Livre noir, alimente une polémique locale au cours de laquelle le Rassemblement national et Reconquête condamnent publiquement la réaction du maire.
Synthèse des mandats Assemblée nationale 2002 - 2017 : Député du Territoire de Belfort ((, et législatures)
Conseil général du Territoire de Belfort - : Conseiller général du canton de Belfort-Centre
Intercommunalités 2014 - 2016 : Président de la Communauté de l'Agglomération Belfortaine 2020 . - 2022 : Président du Pôle métropolitain Nord Franche-Comté Commune de Belfort - : Conseiller municipal de Belfort
Mandats en cours Depuis le : Maire de Belfort Depuis : Président de la communauté d'agglomération du Grand Belfort.
Décorations par décret du .
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Personnalité du Rassemblement pour la République Catégorie:Député membre de l'Union pour un mouvement populaire Catégorie:Personnalité des Républicains Catégorie:Député du Territoire de Belfort Catégorie:Conseiller général du Territoire de Belfort Catégorie:Maire de Belfort Catégorie:Naissance en novembre 1964 Catégorie:Personnalité de l'Union nationale inter-universitaire Catégorie:Député de la XIIe législature de la Ve République Catégorie:Député de la XIIIe législature de la Ve République Catégorie:Député de la XIVe législature de la Ve République Catégorie:Président de communauté d'agglomération Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 2023