Cet article sur la réglementation de la Formule 1 2008 présente un aperçu rapide du règlement en vigueur durant le Championnat du Monde de Formule 1. Le présent règlement a été édité par la FIA le . Les nouveautés par rapport à la saison précédente sont indiquées en caractères gras.

Réglementation technique Dimensions de la monoplace Hauteur et largeur minimales intérieures de la coque : à la hauteur des roues avant. Largeur hors-tout de la monoplace : avec les pneumatiques gonflés à . Largeur maximale au niveau de l'aileron avant : et largeur maximale au niveau des roues arrière : . Hauteur de l'aileron arrière : maximum, avec deux profilés maximum sur l'aileron. Hauteur de l'aileron avant (hors zone centrale de de largeur) fixée à du sol. Hauteur du diffuseur latéral limitée à . Plancher de la monoplace devant s'arrêter à de l'axe des roues arrière avec un évidement de dans la zone reconsidérée. Longueur de la voiture en arrière de l'axe des roues arrière : , longueur de la voiture en avant de l'axe des roues avant : , pas de longueur maximale ou minimale imposée de la monoplace.

Poids de la monoplace Toutes les voitures doivent peser au moins , pilote équipé et fluides compris mais essence non comprise, et ce en permanence. Il est autorisé d'utiliser des lests pour alourdir la voiture et l'amener au poids minimal, mais ils doivent être solidement accrochés et ne peuvent pas être retirés durant la course.

Moteur * Dégel des moteurs à l'intersaison 2007/2008 avec possibilité de modifier : les bougies ; les pompes à eau ; les pompes à essence ; les pompes à huile ; les sondes électroniques ; les systèmes d’injection ; les systèmes d’échappement ; l’embrayage ; l’alternateur.

La FIA, à la suite du Conseil Mondial du Sport Automobile de Paris, a décidé unilatéralement de geler le développement des moteurs à partir de la saison 2008 et pendant les dix prochaines années à l'issue de la période de dégel de l'intersaison. Toutefois la FIA prévoit un système de révision dans cinq ans avec l'accord unanime de tous les titulaires d'un siège au Conseil Mondial et d'un préavis de deux ans. Les moteurs V10 de , option autorisée en 2006 et 2007 pour les équipes qui ne pouvaient pas obtenir un V8 sont désormais interdits. Le kilométrage couvert lors des séances d'essais libres n'est plus comptabilisé pour la durée de vie du moteur. Le moteur de course pourra donc être différent du moteur d'essai et devra au plus tard être installé dans la monoplace avant la séance d'essais qualificatifs. Le moteur en spécification « course » devra disputer l'intégralité des séances de qualifications et de course durant consécutifs.

Seuls les moteurs de de cylindrée sont admis. Leur structure correspond à celle d'un V8 à 90°. La masse minimale du moteur est . Les systèmes de turbo ou de refroidissement d'air avant l'arrivée dans le cylindre sont interdits, de même que l'injection d'autres substances que de l'air et de l'essence dans le cylindre. Ces derniers sont munis de quatre soupapes, deux pour l'admission, et deux pour l'échappement. Les dispositifs d'admission à géométrie variable et de gestion d'ouverture des soupapes sont prohibés. Chaque cylindre ne comprend qu'un injecteur de carburant et qu'une bougie d'allumage. Pistons de section circulaire obligatoires. Le régime moteur est limité à .

Les matériaux utilisés sont aussi réglementés : le carter et le cylindre se composent d'aluminium. L'utilisation de matériaux composites n'est pas autorisée ; les vilebrequins et les arbres à cames sont issus d'un alliage à base de fer ; les pistons en aluminium ; les soupapes sont formées par un alliage à base de fer, de cobalt, de nickel ou de titane ; les voitures ne sont pas munies d'un système de démarrage propre du moteur. Ils doivent être lancés manuellement dans les stands ou sur la grille de départ. Si la voiture dispose d'un système anti-calage, il doit être apte à couper le moteur en dix secondes dans le cas d'un accident.

Transmission Le nombre de rapports minimum de la boîte de vitesses est de 4 et le maximum de 7, plus une marche arrière (la plupart des écuries disposent d'une boîte semi-automatique à sept vitesses). Les systèmes CVT, transmission variable permanente, ne sont pas autorisés. Il est possible de débrayer manuellement depuis l'extérieur grâce à l'interrupteur sur lequel figure un « N » rouge dans un cercle blanc sur la carrosserie. La boîte de vitesses doit pouvoir être utilisée pendant quatre Grands Prix consécutifs. En cas de bris avant terme une pénalisation sous forme d'une rétrogradation de cinq places sur la grille sera infligée.

Freins La voiture doit être munie de deux circuits hydrauliques de freinage séparés (avant et arrière), de façon que l'un puisse fonctionner même en cas de défaillance de l'autre, actionnés par une seule pédale. Les systèmes d'antiblocage comme l'ABS sont interdits. Le diamètre maximum des disques de freins est fixé , l'épaisseur maximum de ceux-ci à . Seule une mâchoire de freins en aluminium, munie de , est admise. Le refroidissement des freins s'effectue par air uniquement et le système ne doit pas dépasser l'arrière de la roue.

Suspension et direction Les Formules 1 disposent de suspensions physiques ordinaires, les systèmes de suspensions actives ou à géométrie variable étant interdits. Chaque roue est reliée par deux câbles aux points d'attache distincts à la carrosserie pour éviter que les roues ne se détachent en cas de bris de suspension ou de collision. La direction assistée est autorisée mais ne peut pas disposer d'aides électroniques. La direction et la transmission sont limitées à deux roues respectivement.

Roues et pneus Monoplaces équipées de quatre roues découvertes, composées des mêmes jantes métalliques. Rainurage obligatoire des pneus : quatre stries à l'avant comme à l'arrière (stries de de profondeur, de largeur en surface et au fond de la gorge). Sculpture des pneus intermédiaires ou pluie. Chaque pilote reçoit un contingent de quatorze trains de pneus « sec », quatre trains de pneus « pluie » et trois trains de pneus « pluie extrême » par week-end de GP. Un maximum de quatre trains de pneus « sec » est disponible par pilote pour les séances d'essais du vendredi. Pour les qualifications et la course, les pilotes ont droit à cinq trains de « sec type 1 » et cinq trains de « sec type 2 ». Les pneus sont fournis par Bridgestone à tous les concurrents. Dimensions autorisées à une pression de :

Train avant Train arrièreLargeur (mm) de 305 à 355de 365 à 380Diamètre pneu compris (mm)660 (670 avec pneu pluie)660 (670 avec pneu pluie)

Carburant La marque du carburant utilisé par Formule 1 est libre mais celui-ci est tenu de se rapprocher au maximum des produits du marché (norme Eurosuper). Les composants chimiques développés spécialement à des fins de compétition sont exclus. La FIA analyse et approuve un extrait du carburant en début de week-end et peut réitérer l'opération à n'importe quel moment. Le carburant utilisé contiendra 5,75 % de composants d'origine biologique. Le réservoir d'essence (souple, increvable avec canalisations auto-obturantes) doit être situé juste derrière le pilote et être compris dans la cellule de sécurité pour résister aux perforations et chocs violents. La pompe utilisée pour le ravitaillement en course est un modèle commun à toutes les équipes, dont le débit est limité à par seconde.

Huile et systèmes de refroidissement Les réservoirs d'huile et leurs emplacements sont réglementés par la FIA et sont créés pour éviter le risque de perte d'huile sur la piste en cas de problème mécanique ou de collision. Système obligatoire de trop-plein d'huile dans l'admission d'air et non pas directement à l'extérieur. L'ajout d'huile est interdit durant la course. Le réservoir de liquide de refroidissement est muni d'une valve certifiée par la FIA pour éviter toute surpression. Il est interdit d'utiliser la chaleur produite par le système de refroidissement. Les réseaux d'huile et de refroidissement ne doivent pas traverser le cockpit ni y laisser couler de produit en cas de fuite.

Structure La voiture est équipée d'une cellule spécialement rigide comprenant le cockpit et le réservoir d'essence juste derrière le pilote. Elle doit aussi inclure un dispositif d'amortissement des chocs à l'avant et à l'arrière. Deux arceaux de sécurité doivent être présents en cas de tonneaux ou de renversements du véhicule. Le premier directement derrière le casque du pilote, le second devant le volant.

Cockpit et équipements de sécurité Les voitures sont munies de leur propre système d'extincteurs, agissant sur le cockpit et le moteur (extincteurs de pour l'habitacle et pour le moteur, les fixations doivent résister à une décélération de ). Ils sont tenus de fonctionner même si le circuit électrique de la voiture est coupé. Un « E » rouge dans un cercle blanc sur la carrosserie indique l'interrupteur externe pour engager le système. Un bouton sur le volant permet de couper les circuits électriques principaux de la monoplace. Système de survie composé d'une bouteille d'air médical et d'une durite résistante au feu la raccordant au casque du pilote obligatoire Chaque voiture comporte deux rétroviseurs de largeur minimale fixée à et de hauteur minimale fixée à . Les commissaires techniques doivent s'assurer que le pilote, en position de conduite est bien capable de discerner les voitures qui le suivent dans chacun des deux rétroviseurs. Une lampe rouge se trouve à l'arrière du véhicule et doit pouvoir être allumée à tout moment pour rendre la voiture plus visible en cas de conditions climatiques difficiles (surface minimale de , puissance de , fixé à du sol). Le siège du pilote est fixé en seulement deux endroits de manière simple, pour pouvoir l'extraire facilement avec des outils conventionnels, ceinture de sécurité encore attachée. Distance minimale entre le haut du casque du pilote et le haut de l'arceau fixé à . Rembourrage de d'épaisseur autour des jambes du pilote. Système HANS () obligatoire. En carbone et solidaire du casque il est destiné à protéger les vertèbres cervicales en cas de coup du lapin. Le cockpit est basé sur des modèles de sécurité préétablis. Il doit présenter certaines spécifications additionnelles. Sanglé dans son baquet, le pilote doit être en mesure de sortir du véhicule en moins de cinq secondes sans enlever autre chose que le volant, et de replacer ce dernier en moins de cinq secondes. Ceinture de sécurité à obligatoire. La cellule de sécurité doit se prolonger de devant les pieds du pilote, qui ne peuvent pas dépasser l'axe des roues avant. Largeur minimale du cockpit : . Parois latérales de protection des bords du cockpit en mousse antichoc de d'épaisseur. Parois de protection sur le plat-bord du cockpit montant de chaque côté du casque. Appuie-tête de d'épaisseur et de de surface.

Résistance aux chocs et renversements Avant de concourir les voitures doivent passer avec succès une série de tests mettant à l'épreuve la cellule de survie lors de chocs frontaux, arrière et latéraux. Les dégâts doivent être limités aux parties absorbantes et laisser le cockpit intact. La colonne de direction est aussi testée dans le cas où la tête du pilote la percuterait. La structure est aussi soumise à des simulations de renversements (tonneaux) pour vérifier la sécurité du pilote dans ces conditions.

Systèmes électriques et électroniques En début de saison, les écuries doivent rendre compte à la Fédération internationale de l'automobile des systèmes embarqués à bord de leurs voitures. En cas de modifications notables, elles sont tenues d'en avertir la FIA. Tous les logiciels doivent être approuvés par cette dernière. Toutes les voitures doivent embarquer une « boîte noire » au cas où une analyse du comportement de la voiture ou du pilote devrait être menée.