L’Évangéline est un DSL du Nouveau-Brunswick, dans le comté de Gloucester. Dans le cadre de la réforme de la gouvernance locale du , le territoire du DSL a été réparti entre les villes de Caraquet et Shippagan..
Toponyme
thumb|left|upright=0.7|Statue d'Évangéline, à Saint-Martinville en Louisiane. Le village est nommé ainsi en l'honneur du poème Évangéline de Henry Longfellow. L'ancien bureau de poste a quant à lui porté le nom The Waugh entre 1892 et 1900 et Waugh de 1900 à 1949 Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Énergie, Mines et Ressources Canada, Ottawa, 1975, .. C'est le que la gare, et donc le village, prend le nom d'Évangéline.
Géographie
thumb|left|La majeure partie d'Évangéline est visible sur cette carte topographique de Pokemouche. Géographie physique Situation Évangéline est situé dans la péninsule acadienne, à de route à l'est de Bathurst. Le village a une superficie de .
La rivière Waugh coule au sud du village, en direction est. Elle conflue en rive gauche de la rivière Pokemouche. La rivière Pokemouche s'élargit à cet endroit pour former le lac Inkerman. À l'extrémité est du village se trouve l'anse Patricks, qui mesure près d'un kilomètre de long.
Évangéline est limitrophe de Pokemouche à l'ouest, de Village-Blanchard au nord-ouest, de Saint-Simon au nord et de la paroisse de Shippagan au nord-est. Le village d'Inkerman occupe les deux rives du lac et fait donc face à Évangéline tout en étant limitrophe du village à l'est. Le village de Landry touche également à Évangéline sur un point de la route 11.
Évangéline est généralement considérée comme faisant partie de l'Acadie..
Géologie Le sous-sol d'Évangéline est composé principalement de roches sédimentaires du groupe de Pictou datant du Pennsylvanien (entre 300 et 311 millions d'années) ..
Climat
Faune et flore Évangéline est situé dans l'écorégion des basses terres de l'est, plus précisément dans l'écodistrict de Caraquet. La longue histoire de colonisation et de perturbation de la forêt a entraîné la prédominance de l'érable rouge, le peuplier faux-tremble et le bouleau gris. Le creux des vallées et les secteurs de sols grossiers sont recouverts d'épinettes noires et de pins gris, témoins d'une fréquence élevée d'incendies. Il y a également de la pruche, du thuya occidental et du mélèze laricin poussant par endroits Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick - Écorégion des basses terres de l'est.
La pêche est pratiquée sur la rivière mais n'a jamais donné lieu à une activité commercialeWilliam F. Ganong, op. cit., p.46.. Le Comité de gestion environnementale de la rivière Pokemouche effectue depuis des années des travaux de protection des berges ainsi que de la sensibilisation. De plus, l'organisme projette d'introduire des truites et autres espèces de poissons dans la rivière Mélanie Sivret, « Projet d’ensemencement pour la rivière Pokemouche », dans L'Acadie Nouvelle, 19 mai 2008 ..
Géographie humaine Transport vignette|La rivière Waugh à Évangéline. À mi-chemin entre les principales municipalités de la Péninsule, le village est situé au croisement de la route 335, qui le relie vers Caraquet et Saint-Simon, et de la route 345, qui le relie vers Inkerman et Pokemouche. La route 11 passe à l'extrémité ouest du village Réal Fradette, « Péninsule : début des travaux préparatoires de la nouvelle route 11 », dans L'Acadie Nouvelle, 30 août 2008 ..
La rivière Pokemouche est navigable par de petits bateaux jusqu'à Maltempèque mais il n'y a pas de quais publics.
Morphologie urbaine
L'Évangéline est un village-rue, c'est-à-dire que la plupart des maisons sont situées le long de la route 345. Plus précisément, les résidences sont surtout concentrées à l'est de la rivière Waugh, jusqu'à ce que la route bifurque vers l'est. Il y a aussi des résidences sur la rive ouest de la rivière, sur la route 335 et quelques-unes sur la rue Fafard.
Logement L'ensemble de la paroisse d'InkermanLe Nouveau-Brunswick est traditionnellement divisé en paroisses et Statistique Canada fournit uniquement des données détaillées pour les municipalités et les parties non constituées des paroisses, alors qu'elle fournit uniquement la population, la superficie, la densité de population et le nombre de logements pour les DSL ne correspondant pas aux limites des paroisses. La paroisse d'Inkerman inclut les DSL de Pokemouche, d'Inkerman, d'Évangéline, de Maltempèque, de Landry, de Six Roads et de Sainte-Rose. Pour plus de détails, voir Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick. comptait logements privés en 2006, dont occupés par des résidents habituels. Parmi ces logements, sont individuels, sont jumelés, sont en rangée, sont des appartements ou duplex et sont des immeubles de moins de 5 étages. Enfin, des logements entrent dans la catégorie autres, tels que les maisons-mobiles. des logements sont possédés alors que sont loués. ont été construits avant 1986 et ont besoin de réparations majeures. Les logements ont une valeur moyenne de , comparativement à pour la provinceRecensement Statistique Canada 2006 : Familles et ménages.
Histoire
thumb|Cartes historiques de Pokemouche. thumb|upright|John Sewell (1800–1904), l'un des pionniers de Pokemouche en 1825. thumb|Pokemouche vers 1890.
Origines L'est du Canada est habité depuis plus de ans par les Paléoaméricains. On ne connaît pas vraiment leur présence à l'Évangéline mais des traces de campements ont été découvertes le long de la rivière Maurice Basque, Entre Baie et Péninsule, Néguac, 1991..
Les Micmacs sont arrivés dans la région il y a environ ans, en provenance de l'ouest du Canada. Leur principal village était situé au site actuel de l'église d'Inkerman mais ils possédaient aussi des campements à l'Évangéline, à la pointe Rivers dans le centre de Pokemouche, à l'île Walshs, sur la rive gauche de la rivière en face de cette île ainsi que probablement d'autresWilliam F. Ganong, op. cit., p. 47.. L'Évangéline est en fait un lieu de portage reliant la baie Saint-Simon au nord et à la baie de Tracadie au sud. Le village est situé à la frontière des districts de Gespegeoag et de Sigenigteoag.
Il n'y a aucune preuve de l'établissement d'européens à l'Évangéline durant l'ère des grandes explorations mais leur présence est vraisemblableWilliam F. Ganong, ibidem, .. En 1689, le Français Michel Degrez reçut une seigneurie occupant une lieue du littoral et s'allongeant sur une lieue dans la vallée de la rivière« Philippe Hesnault », dans Revue d'histoire de la Société historique Nicholas Denys, Vol. XXXIV, no. 3, sept.-déc. 2006, .. Il vivait possiblement avec les Micmacs et après quelques années sur les lieux, le seigneur Degrez s'en alla à Boston. Il devait 200 livres à Philippe Hesnault, seigneur de Nipisiguit. Sans doute pour ces raisons, le Conseil souverain donna, le , le fief de Degrez à Hesnault, lui ajoutant trois lieues de profondeur dans la vallée. Hesnault ne s'établit pas sur les lieux et d'autres marchands en profitent pour chasser sur ses terres. Il porte plainte au Conseil et obtient gain de cause le contre le directeur général de la Compagnie de Mont-Louis, Jean de Clarmont. On ne sait pas avec précision ce qui est arrivé au fief de Pokemouche après la mort d'Hesnault.
En 1755, le fort Beauséjour capitula devant les Britanniques. Ceux-ci commencèrent alors la déportation des Acadiens. Il est probable que des Acadiens se soient réfugiés à PokemoucheWilliam F. Ganong, op. cit., . mais l'on sait que quelques centaines d'entre eux s'établirent un peu plus au nord, au bord de la baie des Chaleurs, dans des établissements comme Petite-Rochelle, Nipisiguit et Caraquet, ainsi qu'au sud, à Néguac. Vers 1760, Pokemouche signa un traité avec les Britanniques, que ces derniers n'ont apparemment pas respecté William F. Ganong, Historical-geographical documents relating to New Brunswick, Saint-Jean: New Brunswick Historical Society, Volume 2, 1905, .. En 1761, le chef de Pokemouche, Étienne Echbock, guida le raid de Roderick MacKenzie contre les communautés acadiennes de la baie des Chaleurs. Le marchand britannique Gamaliel Smethurst, abandonné par son capitaine lors du raid à Nipisiguit, passa par l'Évangéline pour rejoindre le fort Beauséjour. Echbock le retint prisonnier, l'accusant d'avoir organisé le raid, mais le libéra le lendemain.
Durant la guerre d'indépendance américaine, plusieurs Micmacs s'attaquèrent à des navires britanniques. En juillet 1779, à la suite d'une bataille dans la rivière Miramichi, le Viper en captura une douzaine qui furent emprisonnés à Québec. Le chef John Julien de Miramichi signa un traité de paix le avec Michael Francklin au nom des Micmacs de Miramichi, de Pokemouche et de la Ristigouche L.F.S. Upton, « JULIEN (Julian), JOHN », dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne, 2000 ..
Isidore Robichaux, frère de Jean-Baptiste Robichaux, et sa famille furent les premiers acadiens à s'établir dans la région, à l'en-bas-de-Pokemouche (Inkerman), en 1797William F. Ganong, op. cit., .. Ils venaient vraisemblablement dans le secteur depuis quelques années pour chasser et pêcher. L'en-bas-de-Pokemouche fut colonisé par un nombre impressionnant de familles acadiennes comparativement à Caraquet ou Shippagan. L'Irlandais Michael Finn fut le premier anglophone à s'établir dans la vallée, en 1800.
Évangéline est l'une des localités organisatrices du Congrès mondial acadien, en 2009.
Démographie
Pour l'ensemble de la paroisse d'Inkerman, l'âge médian est de 44,6 ans, comparativement à 41,5 pour la province. de la population est âgée de plus de 15 ans, comparativement à pour la province. Les femmes représentent de la population, comparativement à pour la province. Chez les plus de 15 ans, sont célibataires, sont mariés, sont séparés, sont divorcés et sont veufsRecensement Statistique Canada 2006: PopulationRecensement Statistique Canada 2006: Familles et ménages.
Les autochtones représentent de la populationRecensement Statistique Canada 2006: Peuples autochtones et des habitants font partie d'une minorité visibleRecensement Statistique Canada 2006: Minorité visible. Les immigrants représentent de la population, la totalité des habitants sont citoyens du Canada et sont issus de familles établies au Canada depuis trois générations ou plusRecensement Statistique Canada 2006: Immigration et citoyenneté.
La langue maternelle est le français chez des habitants, l'anglais chez , les deux langues chez et sont allophones. de la population peut communiquer dans les deux langues officielles, sont unilingues francophones et sont unilingues anglophones. Le français est parlé à la maison par des gens, l'anglais par , les deux langues par et une langue non officielle par Recensement Statistique Canada 2006: Langue. Le français est la langue de travail de des employés, l'anglais de et des employés utilisent les deux languesRecensement Statistique Canada 2006: Langue de travail.
des habitants âgés de plus de 15 ans possèdent un certificat, diplôme ou grade post-secondaire, comparativement à pour la provinceRecensement Statistique Canada 2006: Scolarité.
Administration Comité consultatif En tant que district de services locaux, Évangéline est administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président.
Budget et fiscalité
Commission de services régionaux