thumb|300px|Le Pasha Bulker ; cargo de transportant du charbon, échoué le 8 juin 2007 sur le littoral australien avec encore de pétrole à bord (soutes). Les 21 personnes de l'équipage ont été hélitreuillées. Restait à traiter le risque de pollution. thumb|300px|La sécurité demande un matériel adapté, mais aussi un entraînement du personnel de bord, qui passe par des exercices et une bonne formation thumb|300px|La vitesse est un des nouveaux facteurs de risques à prendre en compte par la sécurité maritime thumb|300px|La conception de navires plus résistants, et l'élimination des « bateaux-poubelles » sont deux des moyens d'amélioration de la sécurité maritime thumb|Le chargement très haut des porte-conteneurs les rend vulnérables aux fortes tempêtes et à la gîte (accidentelle notamment) comme ici sur le Rena en difficulté. Secondairement, les conteneurs tombés à l'eau sont source de pollution marine et/ou de sécurité maritime. Ici l'arrimage des caisses les unes aux autres a provisoirement limité les dégâts, mais certaines se sont déjà écrasées

La notion de « sécurité » désigne avec ambiguïté à la fois : un état matériel qui résulte de l'absence réelle de dangers ; l'organisation nécessaire à créer ou à perpétuer une telle situation.

Les procédures de sécurité impliquent des codes, qui pourraient en matière maritime entrer en contradiction avec le vieux principe universel de « liberté des mers ». Elles peuvent concerner des espaces marins ou littoraux publics ou privés, relevant de la responsabilité d'États. Elles pourraient concerner aussi des zones situées dans les zones internationales.

Concernant les accidents avec pollution importante et pas ou peu dégradable ; cette pollution risque de se déplacer vers le fond et/ou vers d'autres régions ; la Méditerranée est considérée comme plus vulnérable car fermée, mais en réalité la Terre est ronde, et toutes les mers sont fermées. Pour les polluants à longue durée de vie et/ou non biodégradables, le principe de dilution n'est donc pas admissible, d'autant que de nombreux animaux marins sont des filtreurs (moules, huîtres en particulier, qui peuvent rapidement reconcentrer une pollution diffuse).

Enjeux de la sécurité maritime Le domaine de la sécurité maritime présente de multiples enjeux :

Enjeu de sécurité des personnes et des biens Cela concerne les marins, les passagers, les navires, et les usagers de la mer et des littoraux, avec des risques croissants liés au trafic élevé de navires au tonnage de plus en plus élevé, à la vitesse croissante des ferries, et autres transports rapides de voyageurs. Le risque augmente dans les détroits et dans certains canaux (Canal de panama, Canal de Suez) et devrait augmenter avec les projets d'« autoroute de la mer ». De nombreuses épaves en eaux peu profondes, outre qu'elles sont une source de pollution, deviennent aussi une source de risque d'accident pour d'autres navires.

Enjeux pour la sécurité des gens de mer Les marins représentent aujourd'hui la population la plus exposée du monde du travail au risque d'accident.

Enjeux environnementaux ex. : pollutions accidentelles, rejets illicites.

Enjeux sanitaires Le transport maritime est une source de transferts de microbes et propagules à potentiel épidémique). Il a dans le passé été impliqué pour la diffusion des épidémies de peste et de grippe espagnole par exemple, d'où la mise en quarantaine. De nouveaux risques se présentent avec le transport de déchets nucléaires, d'eaux de ballasts et la circulation de navires ou sous-marins à propulsion nucléaire, et éventuellement armés d'engins nucléaires.

Enjeux économique La perte d'un navire et de sa cargaison est une perte de valeur, de même que la pollution induite par les naufrages, elle coûte cher aux assureurs. Ceci est particulièrement vrai pour les navires géants ou transportant des matières précieuses.

Risques en mer

Le risque peut être lié à la mer et à ses dangers Ces dangers sont naturels et relativement prévisibles (tempête, gel, etc.) ou imprévisibles (tsunami, météo-tsunami, collision avec objet flottant ou semi-submergé, arbre, iceberg, cétacé…). Ils sont aussi anthropiques (collision avec sous-marin, autre navire, épave, contact avec mine ou munitions immergées). Le risque dépend aussi de l'état des navires et des compétences des équipages (l'erreur humaine est souvent un des multiples facteurs à l'origine des accidents), de la dangerosité des produits transportés et localement aux guerres, actes de piraterie ou de terrorisme. La densité croissante de navires de plus en plus rapides et transportant des tonnages croissant de substances dangereuses est un autre nouveau facteur de risque.

Localement, le risque est exacerbé par le manque ou l'absence de moyens lourds de remorquage, de moyens héliportés, de couverture radar ou satellite complète de la zone, ou encore par l'absence de coordination de la surveillance et des moyens de secours, entre pays, voire entre régions d'un même pays..).

Risques pour l'homme En 2021, accidents du travail maritime sont enregistrés en France, pour un total de marins. Cette même année, 39 accidents sur donnent lieu à un arrêt de travail et 12 sont mortels dont 11 dans le secteur de la pêche, qui est le plus accidentogène, suivi par le commerce maritime..

Ceci résulte principalement de deux facteurs ; les conditions de travail en milieu hostile qu'est la mer, et deuxièmement l'isolement et en conséquence l'impossibilité d'accès rapide au médecin et à l'hôpital. Ce dernier point est en partie pallié par une meilleure formation des marins aux premiers secours ainsi que par le développement de la télémédecine (qui nécessite cependant un moyen de communication disponible, dans la langue de l'équipage, et un minimum de matériel de soins à bord). Une plus grande attention au respect de la sécurité au travail est en développement.

Parmi les risques liés aux personnes et à la situation d'isolement, la chute à la mer entraînant la noyade ; noyade humide, noyade sèche, à la suite d'une hydrocution, courant d'arrachement, hypothermie est celui qui est souvent craint. Si le scorbut est devenu rarissime, toute blessure, brûlure, fracture, maladie (notamment contagieuse et aiguë), ou intoxication alimentaire même apparemment bénigne est source de risque et un danger en mer, de même que le mal de mer et tout évènement affectant sévèrement le moral de l'équipage. La déshydratation est un problème fréquent en mer, notamment chez les naufragés. La présence d'hydrocarbures (principal combustible des navires) est enfin toujours en amont, une source à l'origine de risques d'incendie ou explosion.

Les risques courants pour le navire Les risques courants pour le navire varient selon le bâtiment, le lieu, la saison et la situation, mais on peut citer la panne moteur ou perte de manœuvrabilité (problème de gouvernail.), le ripage de cargaison, l'incendie à bord ou l'explosion, l'échouement/échouage et la abordage/collision ou le naufrage, la voie d'eau résultant d'une coque corrodée et dans certaines régions la piraterie.

Risques pour l'environnement Ce sont principalement la pollution induite (marée noire, perte de conteneurs contenant des substances toxiques, incendie polluants, etc. qui sont des sources de pollutions chroniques et ponctuelles.

Réglementation internationale

STCW

La Convention STCW (Standards of Training, Certification and Watchkeeping for Seafarers) fixe les normes internationales de formation des gens de mer, de délivrance des brevets de compétence et de veille à bord. Adoptée en 1978 par l'OMI (Organisation maritime internationale) et entrée en vigueur en 1984, elle a été révisée en 1995 (STCW 95), en 2010 (amendements de Manille) et renforcée par les amendements entrés en vigueur le (Résolution MSC.560(108)), qui intègrent une formation obligatoire sur la prévention et la réponse aux violences, harcèlement (y compris sexuel), intimidation et agression à bord.

Elle est complétée par la Convention collective du travail maritime 2006 (MLC 2006), adoptée par l'OIT en et entrée en vigueur le , portant sur les conditions de vie et de travail des marins.

Procédure ISM (International Safety Management)

Procédure pour les compagnies maritimes et les équipages des navires. ce code est applicable depuis 1993 en tant qu'intégré dans la convention SOLASchapitre IX de la convention SOLAS. Il impose aux armateurs de mettre en place des pratiques d’exploitation et un environnement de travail sûr. L'armateur doit évaluer les risques prévisibles pour ses navires, son personnel ainsi que pour l’environnement, et prévoir les mesures de sécurité adaptées à ces enjeux.

Code de la mer

Convention internationale sur la sauvegarde de la vie humaine en mer Convention Solas, Safety of life at sea, adoptée en 1974 et en vigueur depuis 1980, et qui ne concerne - sauf exception - que le trafic international des navires de charge de jauge brute supérieure à 500 et les navires à passagers.

Dispositifs de sûreté dans les ports et à bord des navires

Dispositifs mis en place à la suite des attentats du .

Convention internationale de 1966 sur les lignes de charge

Disposition contre la pollution

Convention Marpol (Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires), adoptée en 1973, en vigueur depuis le , avec deux amendements et une annexe postérieurs. C'est la convention la plus importante concernant l'environnement marin

Prévision des risques en mer La prévention passe par la prévision du risque. Outre un travail de prospective à long terme qui relève des autorités compétentes en matière d'aménagement du territoire et de gestion des ports, le suivi radar et satellitaire, les progrès matériels, associés à la prévision météorologique et la bonne formation des hommes, contribuent à diminuer le risque d'accident.

La sécurité maritime tend à s'approprier les méthodes de contrôle du trafic aérien, mais sans en avoir pour le moment les moyens. Une des difficultés est la bonne gestion du transport de matières dangereuses (TMD), qui pourrait conduire par exemple à un accident nucléaire alors que le contexte de libéralisation encouragé par les pavillons de complaisance tend à la réduction des coûts et du nombre relatif de personnel d'équipage.

Prévention des risques en mer thumb|Entraînement de marins à la survie en mer. Elle passe par la formation des hommes, le retrait des navires qui ne sont plus en état de naviguer (voir rôle de la société de classification) et une meilleure coordination des moyens de surveillance, de police de la mer et de secours.

La prévention des risques de pollution passe aussi par la connaissance des risques (⇒ Cartes des risques et des dangers) et de la vulnérabilité des écosystèmes marins et littoraux, qui ne font aujourd'hui l'objet que de peu de recherche, quand ils n'ont pas d'intérêt halieutique ou économique direct.

Gestion de crise Elle implique l'existence de cellules permanentes de crise dans tous les pays littoraux, immédiatement opérationnelle et disposant des moyens de coordination, de planification, d'exercices en vrai grandeur, et d'action (remorqueurs de haute mer, moyens héliportés, moyens de pompage et contention de polluants, etc., et d'avoir préalablement identifié : la vulnérabilité des littoraux et d’activités économiques (pêche, conchyliculture, tourisme…), et celle des écosystèmes marins (y compris du point de vue de leur fonctionnalité pour la pêche (frayères, nourriceries, etc.), les zones et ports-refuges, le réseau des moyens spécialisés de secours et leur disponibilité, les sources risques sur les « rails » et dans les ports, dont certains concentrent de nombreuses matières dangereuses, explosives, etc., la prise en compte de l’environnement dans les chantiers de dépollution, les rôles possibles des moyens et des élus locaux pour faciliter les interventions des collectivités,