Le Rozier est une commune française, située dans le sud-ouest du département de la Lozère, en région Occitanie.
Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le Tarn, la Jonte et par un autre cours d'eau. Incluse dans les Cévennes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « gorges du Tarn et de la Jonte ») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Le Rozier est une commune rurale qui compte en . Ses habitants sont appelés les Roziérois ou Roziéroises.
Géographie Généralités vignette|gauche|Le Tarn au pont de la RD 996. À droite de la rivière, commune du Rozier. À gauche, commune de Mostuéjouls, dans l'Aveyron.
Dans le quart sud-ouest du département de la Lozère et limitrophe du département de l'Aveyron, Le Rozier est une commune faisant partie du causse Méjean, dans sa limite sud-ouest. À la périphérie du parc national des Cévennes, le territoire communal forme un quadrilatère irrégulier qui s'étend sur . Il est bordé au nord-ouest par le Tarn et ses gorges et au sud par son affluent la Jonte dans la partie aval de ses gorges. Les deux rivières confluent en limite de la commune.
L'altitude minimale, , se trouve localisée à l'extrême ouest, au confluent de la Jonte et du Tarn. À l'est, l'altitude maximale avec est en limite de la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers.
En bordure de la Jonte et traversé par la route départementale (RD) 996, le bourg du Rozier est situé, en distances orthodromiques, quatorze kilomètres au nord-est de Millau.
Au sud du bourg, la franchit la Jonte et mène au bourg de Peyreleau.
En provenance de la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers et y retournant, le GR 6 participant alors au parcours du chemin de Saint-Guilhem, fait une boucle à travers le territoire communal sur plus de cinq kilomètres, longeant les gorges du Tarn et passant dans le nord du bourg.
Communes limitrophes Le Rozier est limitrophe de trois autres communes dont deux dans le département de l'Aveyron. Au sud-est, son territoire est distant d'environ de celui de Veyreau, dans l'Aveyron.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée... La commune fait partie de la zone de transition des Cévennes, un territoire d'une superficie de reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec animales, de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons...
Réseau Natura 2000 vignette|Sites Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : les « gorges du Tarn et de la Jonte »., d'une superficie de , englobant le territoire de près des trois-quarts de la population de Vautours fauves des grands causses qui furent l'un des principaux sites français de réintroduction de cette espèce..
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : les « gorges de la Jonte » (), couvrant dont deux dans l'Aveyron et quatre dans la Lozère. ; la « vallée supérieure et gorges du Tarn » (), couvrant dont sept dans l'Aveyron et une dans la Lozère. ; le « versant ouest du causse Méjean » (), couvrant du département. ; et trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « gorges de la Jonte » (), couvrant dont deux dans l'Aveyron et six dans la Lozère. ; les « gorges du Tarn » (), couvrant du département. ; la « vallée du Tarn, amont » (), couvrant dont 31 dans l'Aveyron, une dans la Lozère et 25 dans le Tarn..
Urbanisme Typologie Au , Le Rozier est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (34,3 %), zones urbanisées (7,1 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune du Rozier est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Tarn et la Jonte. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 2003, 2011 et 2020, partie 1 - chapitre Risque inondation..
Le Rozier est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en pour la période 2014-2023.. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de de celles-ci. L’arrêté du , complété par un arrêté de 2020, réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du , abrogeant un arrêté de 2002, rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droitLe débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de de part et d’autre des voies privées y donnant accès., chapitre Feux de forêts..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Rozier. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 0,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (15,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 14 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
Histoire C'est au confluent du Tarn et de la Jonte, à « Inter-Aquas » que des potiers gallo-romains s'établirent pour la fabrication de poteries (jusqu'à l'an II ou III après Jésus-Christ). En 1075, des moines de l'abbaye d'Aniane bâtirent l'église Saint-Sauveur. Tout autour ils y cultivaient des roses. Ce lieu prit alors le nom de « », ou « ». Appelé en occitan « », (avec un « s »), il s'appelle aujourd'hui « Le Rozier » (avec un « z »).
Le , Le Rozier quitte la communauté de communes de la Vallée de la Jonte. pour rejoindre la communauté de communes de Millau Grands Causses. le .
Politique et administration Liste des maires
Démographie Les habitants de la commune sont appelés les Roziéens ou Roziérains. En occitan, on dit (prononciation : lou Rousio).
Économie Emploi