Le contextualisme en philosophie de la connaissance est la thèse selon laquelle les peuvent changer de valeur de vérité d'un contexte de conversation à l'autre.

Le contextualisme a été avant tout défendu comme une solution au problème du . Selon les contextualistes, lorsque , le mot "savoir" prend une valeur très restrictive, de telle sorte que l'affirmation « Pierre sait qu'il a deux mains » devient fausse dans . Inversement, dans les conversations courantes, le mot « savoir » a une valeur moins restrictive, de sorte que l'affirmation « Pierre sait qu'il a deux mains » pourra être vraie. Mais, selon le contextualiste, même si ces deux affirmations sont faites à propos de la même personne qui se trouve dans la même situation, il est possible que l'une soit vraie et l'autre soit fausse, parce que le mot « savoir » a changé de signification entre les deux conversations.

Le contextualiste compare le mot « savoir » à d'autres mots sensibles au contexte, c'est-à-dire qui changent de valeur d'un contexte de conversation à l'autre : les indexicaux (« je », « tu », « il ») ou les adjectifs dits « gradables », qui désignent une certaine quantité sur une échelle, comme « grand » ou « riche ».

Les principaux défenseurs du contextualisme épistémique sont David LewisDavid K. Lewis, Insaisissable connaissance, 1995, trad. fr. dans Dutant et Engel, eds, Philosophie de la connaissance, Paris, Vrin, 2005., Stewart Cohen et Keith DeRose.

On peut aussi ranger dans le contextualiste un ensemble distinct de positions d'inspiration wittgensteinienne, selon laquelle les attributions de connaissances sont justifiées uniquement relativement à certaines pratiques de justification acceptées par la communauté linguistique. On peut ranger dans cette catégorie le De la certitude de Wittgenstein, John Austin, Michael Williams ou encore Robert Fogelin.

Notes et références

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