Augusto Célestino Farfus dos Santos Júnior., plus couramment appelé Augusto Farfus (né le à Curitiba), est un pilote automobile brésilien. Il a remporté quinze victoires en Championnat du monde des voitures de tourisme, a terminé à deux reprises troisième du championnat du monde et est devenu vice-champion Deutsche Tourenwagen Masters en 2013.

Augusto fait ses débuts en karting en 1992 et remporte de nombreux titres avant de passer à la monoplace en 2000. En deux saisons, il devient champion d'Europe de Formule Renault 2000. Il intègre ensuite le championnat d'Euro F3000 et remporte le titre en l'espace de deux saisons.

Le Brésilien passe au tourisme en 2004, en Championnat d'Europe des voitures de tourisme, qui devient l'année suivante, le Championnat du monde des voitures de tourisme. De 2004 à 2006, il est avec le constructeur italien Alfa Romeo, mais roule de 2007 à 2010 chez BMW. Dans ce championnat, il remporte quinze victoires, sans pour autant obtenir le titre mondial, il termine troisième du championnat à deux reprises (2006 et 2009). En 2010, il remporte le classement général des 24 Heures du Nürburgring.

En 2011, il est titularisé en Intercontinental Le Mans Cup avec BMW et remporte notamment la victoire dans sa catégorie aux 6 Heures de Zhuhai. En 2012, il revient au tourisme, en Deutsche Tourenwagen Masters, chez BMW Team RBM. Il signe sa première victoire dès sa première saison et termine vice-champion DTM en 2013. Toutefois, les deux années suivantes, il finit loin des du championnat, finissant hors du top 10, avec un seul podium en 2014 et deux autres en 2015.

Biographie Enfance et débuts en compétition (1990-1999) Augusto Farfus fait ses premiers tours de roues sur une moto à l'âge de six ans et impressionne le public présent qui applaudit vivement l'enfant à qui les médias locaux donnent le surnom de . Augusto Farfus réalise sa toute première course, à l'âge de sept ans, le et participe à des compétitions de niveau régional, voire national, de karting ou de moto, jusqu'en 1998, où il réalise des résultats convaincants. Il a, en effet, remporté de nombreux titres en compétition, entre 1991 et 1998.

En 1991, il réalise sa première saison complète en sport automobile, en participant à un championnat local de moto-cross. En 1992, il devient champion du sud de la région de Paraná, sa région natale. En 1993, il est sacré champion de karting de l'État de São Paulo. L'année suivante, il conserve son titre et termine à la deuxième place du championnat du Brésil de karting.

En 1995, il se consacre exclusivement à la moto et remporte pour la première fois de sa carrière la Formula Parilla de São Paulo. L'année suivante, il effectue son retour en karting et termine vice-champion de l'État de São Paulo, mais reste également en moto pour gagner une deuxième fois la Formula Parilla. En 1997, il est de nouveau vice-champion de l'État de São Paulo ; en parallèle, il remporte une troisième et dernière fois la Formula Parilla de São Paulo.

En 1998, pourtant triple tenant du titre, il termine sixième de la Formula Parilla de São Paulo et sixième du championnat de karting de l'État de São Paulo, tout en finissant vice-champion de karting de sa ville natale, Curitiba.

En 1999, il intègre le niveau national, continental et mondial en terminant troisième du championnat italien de karting, vice-champion d'Amérique du Nord et champion du monde dans une coupe hivernale.

Débuts et titres en monoplace (2000-2003) Ayant été fortement remarqué en Italie par ses performances en karting, le Brésilien s'engage en Formule Renault 2.0 Italie, pour sa toute première saison en monoplace ; il reste dans ce pays pendant sept années. Avec Cram Compétition, il remporte sa première victoire dans ce championnat national. Il participe également à huit courses de la Formula Renault 2000 Eurocup, sans pour autant obtenir de résultats significatifs.

Pour la saison 2001, il est recruté par RC Motorsport et remporte la Formula Renault 2000 Eurocup avec quatre victoires en dix courses. Au contraire de certains de ses concurrents, il possède un avantage en participant à toutes les courses du championnat, alors que des pilotes comme Ryan Briscoe, eux, n'arrivent pas à réunir le budget pour une saison complète. Farfus se montre régulièrement aux avant-postes lors des qualifications et sa place finale en course monte à chaque fois (ou reste stable s'il part de la pole position), excepté lors de trois courses, où il abandonne.

vignette|gauche|alt=Voiture grise et rouge, vue de trois-quarts, dans un virage, sur une piste sèche.|Farfus teste pour la première fois une voiture de tourisme en 2003, avec une Mercedes de la saison 2002 de DTM (pilotée ici par Bernd Schneider). Lors de la saison 2002, il reçoit une invitation de l'équipe italienne Draco Junior Team pour participer au championnat Euro F3000, après son titre en Formula Renault 2000 Eurocup. Malgré une présence régulière aux avant-postes, durant les qualifications (quatre départs de la troisième place), il a du mal à concrétiser en course avec seulement un podium, pour une neuvième place finale. Sa saison est compliquée en raison de nombreux abandons (il ne termine que quatre épreuves sur neuf).

Peu avant le début de la saison 2003, il participe aux 24 Heures de Daytona au volant d'une Ferrari, l'une des épreuves les plus populaires aux États-Unis ; pour sa première participation, à seulement dix-neuf ans, il termine septième de la catégorie GT et quatorzième du classement général.

Pour la saison 2003, il reste en Euro F3000 toujours avec Draco Junior Team. Il remporte quatre victoires et huit podiums, en seulement neuf courses et remporte le championnat, avec vingt-neuf points d'avance sur son plus proche poursuivant. Il devient ainsi le plus jeune pilote à gagner celui-ci, à vingt ans. Il devance nettement son coéquipier avec plus de 56 points et est le pilote ayant remporté le plus de victoires (quatre) et de pole positions (cinq) de la saison.

Ces performances en monoplace le font remarquer par le constructeur allemand Mercedes, qui lui donne la possibilité de réaliser des essais en Deutsche Tourenwagen Masters (DTM), avec la voiture Mercedes de la saison 2002. Il roule alors sur le tracé de Pontremoli, en Italie, dans le cadre d'essais pour le championnat de voitures de tourisme allemand, qu'il estime , tandis qu'il trouve la voiture /.

Les débuts en tourisme et premières victoires en WTCC avec Alfa Romeo (2004-2006) vignette|alt=Voiture rouge, vue de haut, sur une piste sèche.|Farfus sur son Alfa Romeo à Curitiba, en 2006. En 2004, malgré ses titres en monoplace, Augusto Farfus décide de changer de voie et se reconvertit dans les voitures de tourisme. En effet, il fait ses débuts dans le Championnat d'Europe des voitures de tourisme (ETCC). Engagé sur une Alfa Romeo 156 de l'AutoDelta Squadra Corse, écurie championne en titre, avec pour coéquipiers le champion en titre Gabriele Tarquini et l'Italien Fabrizio Giovanardi, il monte sept fois sur le podium, sans jamais atteindre la plus haute marche et termine sixième du championnat avec cinquante-quatre points, à cinquante-sept points du champion Andy Priaulx. À vingt ans, Augusto est le benjamin de la discipline. Novice dans ce type de compétitions, il est dominé par ses coéquipiers bien plus expérimentés, en accusant un retard de cinquante-deux points sur Gabriele Tarquini, mais seulement de neuf sur Fabrizio Giovanardi. Il est le pilote ayant remporté le plus de pole positions (sept), mais devient aussi le pilote ayant décroché le plus de podiums sans avoir été vainqueur d'une course.

En 2005, l'ETCC devient le Championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC). Augusto Farfus reste avec l'équipe italienne, aux côtés de Tarquini et Giovanardi comme la saison précédente, et de James Thompson. Il signe sa première pole sur le circuit de Spa-Francorchamps en Belgique. Il est disqualifié après la course, pour un accident avec Jörg Müller. Au Grand Prix de Macao, Farfus remporte la première victoire de sa carrière en WTCC, course marquée notamment par l'accrochage d'un des plus grands candidats au titre, Fabrizio Giovanardi. Il décroche un quatrième et dernier podium de la saison lors de la deuxième course du de Macao, lui permettant de terminer quatrième du championnat, à 36 points du champion Andy Priaulx. Il termine deuxième pilote Alfa Romeo, derrière Giovinardi, mais devant Tarquini et Thompson.

À la saison 2006, les pilotes les plus chevronnés d'Alfa Romeo partent rejoindre d'autres écuries, cependant Farfus reste et est rejoint par Gianni Morbidelli et par Salvatore Tavano. Augusto Farfus remporte sa deuxième victoire dans la catégorie dès la deuxième course du championnat, à Monza. Après quatre courses hors des points, Ninho retrouve le chemin du podium, puis de la victoire au Mexique. Sur le Circuit Ricardo Tormo, lors de la course 1, il signe la pole position, puis confirme cette performance en remportant sa troisième victoire de la saison. Il termine finalement à la troisième place du championnat, à neuf points du champion Andy Priaulx, avec un bilan final de trois victoires et six podiums et est le premier pilote d'Alfa Romeo. Pilote incontesté de l'équipe, il termine troisième du championnat, tandis que la deuxième Alfa Romeo termine quatorzième. Il gagne plus de victoires (trois) que de pole positions (deux) et est le pilote ayant réalisé le plus de records du tour, avec Gabriele Tarquini, Jordi Gené et Yvan Muller.

Premières victoires chez BMW (2007) vignette|alt=Voiture blanche à bandes latérales vertes, vue de trois-quarts, sur une piste sèche, dans un virage.|Augusto Farfus sur sa BMW, en 2007 à Curitiba. Fin 2006, Augusto Farfus quitte les Italiens d'Alfa Romeo N.Technology, qui ont pourtant révélé le Brésilien lors de ses débuts, pour signer chez BMW Schnitzer Motorsport, ayant la voiture championne en titre et pour coéquipier l'Allemand Jörg Müller.

Lors de la première manche de la saison 2007, dans sa ville natale, Augusto Farfus termine troisième de la première course, tandis qu'il remporte la seconde. Ces podiums le placent ainsi en tête du championnat, avec son coéquipier Jörg Müller et le double champion en titre, Andy Priaulx. Il engrange quelques points supplémentaires, mais n'en décroche aucun lors des deux courses en Espagne, ce qui permet à ses adversaires de prendre une bonne avance, en vue du championnat. Après une septième place, il obtient sa deuxième victoire de la saison sur le circuit de Pau, quatrième manche du championnat ; cette victoire lui permet de revenir à deux points du . Après de nouveaux points décrochés à la mi-saison, il retrouve le chemin de la victoire à la Motorsport Arena Oschersleben, en Allemagne, et malgré les attaques répétées d'Andy Priaulx au premier virage, Farfus résiste et s'impose, ce qui lui permet de prendre seul, les rênes du championnat, à six courses de son terme. Mais les dernières courses sont décevantes pour le Brésilien, qui ne finit qu'à une modeste septième place en Italie, pays où il a vécu pendant plusieurs années. La dernière manche, à Macao, est notamment marquée par l'accrochage entre Farfus et Gabriele Tarquini dans la course 1, tandis que Farfus ne peut pas prendre le départ de la course 2, car sa voiture n'est pas réparée à temps. Il termine finalement quatrième du championnat, avec un total de trois victoires, à vingt-et-un points de Priaulx, pour la troisième fois champion du monde. Au décompte final, il est devant son coéquipier pour cinq points, avec un total de trois victoires (pour aucune pole), soit une de plus que Müller. S'il domine son coéquipier de Schnitzer, il est le deuxième pilote BMW au classement général, derrière Andy Priaulx, champion pour la troisième fois.