Cachan est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les cachanais(es).
Géographie Localisation vignette|Localisation de Cachan dans le Val-de-Marne.
Cachan est une commune du Hurepoix..
Elle est située dans la proche banlieue sud de Paris, à deux kilomètres des portes d'Orléans et d'Italie et à au sud de la cathédrale Notre-Dame de Paris..
La commune s'étend sur toute la largeur de la vallée de la Bièvre, d'un coteau à l'autre. Au sommet du coteau, le parc panoramique offre une vue quasi exhaustive de la commune ainsi qu'une belle vue sur les ponts-aqueducs de Médicis et de la Vanne et sur le sud-ouest de Paris avec la Tour Eiffel.
Communes limitrophes
Géologie, relief et hydrographie La commune située dans la vallée de la Bièvre entre le plateau de Longboyau à l'est et celui de Châtillon à l'ouest a une superficie de , une altitude minimum de , maximum de . Son territoire fait partie du bassin parisien formé à l'époque tertiaire..
De nombreuses carrières ont existé au nord de la commune.
Les romains avaient choisi cette partie de la vallée pour construire le pont-aqueduc qui permettait à l'eau, captée à Wissous, de la franchir pour rejoindre Lutèce.
La partie amont de la Bièvre à partir du territoire de l'Haÿ-les-Roses fut recouverte en 1910 jusqu'au moulin de Cachan. Son parcours correspond à l’avenue de la Division-Leclerc, passe sous les ensembles d’immeubles entre cette avenue et l’avenue de Lattre-de-Tassigny puis sous cette avenue et gagne le moulin dont la rue du Moulin-de-Cachan conserve le souvenir. À partir de ce moulin, la Bièvre se divisait en deux bras. Le bras vif en ligne droite dans l’axe de l’actuelle rue du Parc-de-Cachan, passait sous la place Eustache-Descamps, à l’arrière de la rue Cousté, s’orientait à gauche, croisait cette rue, puis la rue du Docteur-Hénouille et longeait la rue du Fief-des-Arcs jusqu’à l’aqueduc. Le bras mort entre l’avenue Dumotel et l’avenue Camille-Desmoulins (ZAC Desmoulins). Cette partie recouverte en 1952 a été mise en valeur en 2006 par la promenade paysagère des Rives de Bièvre comprenant un petit tronçon mis en eau.
Les deux bras se rejoignaient à l’entrée d’Arcueil sous l’aqueduc. Les deux bras sont réunis et enterrés en 1900 de la rue Guichard jusqu'à Arcueil..
Le passage de la Bièvre et son rôle dans l’économie locale sont rappelés par des panneaux sur l'ensemble de l'ancien cours des deux bras : en 1900 130 blanchisseries étaient en activité à Cachan et encore 75 en 1937.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située à Choisy-le-Roi à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Voies de communication et transports Voies routières La commune est desservie par plusieurs axes routiers structurants : l'autoroute A6b (sortie , carrefour des Quatre-Chemins) ; la route nationale 20, déclassée en route départementale 920 (RD 920) ; les routes départementales 126, 127, 157, 248, 256 et 257.
Transports en commun RER La commune est desservie par la ligne B du RER via : la Gare d'Arcueil - Cachan ; la Gare de Bagneux, située à proximité immédiate.
Métro Dans le cadre du Grand Paris Express, la station Arcueil - Cachan de la ligne 15 du métro de Paris est en cours d'aménagement à proximité de la gare RER, renforçant l'intermodalité du pôle.
Les stations Bagneux - Lucie Aubrac de la ligne 4 du métro de Paris et Villejuif - Gustave Roussy de la ligne 14 du métro de Paris sont également accessibles à proximité, sur les communes limitrophes.
Bus Cachan est desservie par plusieurs lignes du réseau de bus RATP, du réseau de bus Massy-Juvisy ainsi que par le réseau de bus Valouette. La desserte nocturne est assurée par le réseau de bus Noctilien.
Urbanisme Typologie Au , Cachan est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Morphologie urbaine Les quartiers de la ville sont : le Centre-ville, le Coteau, la Cité-Jardins, la Plaine-la Prairie, la Grange Ory, Saint Jean, les Lumières,
Logement Cachan compte résidences principales réparties comme suit : 23 % de pavillons, 75 % de logements collectifs, 2 % de structures d'hébergement spécifique, 44 % des habitants sont propriétaires, 53 % des habitants sont locataires, 3 % hébergés ou logés à titre gratuit. Le parc social représente résidences principales. Il est composé de logements allant du F1 au F5. En termes de typologie, les F3 représentent 44 % du parc social, les logements de type 4 et 5 étant peu nombreux.
Cachan compte onze bailleurs sociaux : dont trois offices publics : Cachan-Habitat OPH (aujourd'hui Valdevy, après la fusion avec Opaly, puis les OPH de Vitry-sur-Seine et Villejuif) qui gère un patrimoine de 2043 logements (1431 logements OPH + 612 SAIEM, soit 52 % de l’offre sociale communale), Valophis (800 logements soit 21 % de l’offre sociale communale) et Paris-Habitat. dont huit SA HLM : I3F, Efidis, Batigère, Aximo, OGIF, Osica, La Sablière, Moulin Vert.
Projets d'aménagements Le raccordement au réseau de chaleur alimenté par la géothermie continue à s'étendre. Un forage sub-horizontal, technique inédite dans ce domaine, est utilisé en 2018 pour augmenter les capacités du réseau exploité par Dalkia..
En 2005, la dalle du marché de la Plaine et le parc de stationnement souterrain qu'elle surmonte ont été réaménagés..
Le théâtre Jacques Carat. et ses 587 places a été entièrement rénové en 2017.
Un écoquartier. « Cachan Pluriels » est en construction autour de la gare RER Arcueil-Cachan, qui accueillera le Grand Paris Express.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Caticantus en 829..
Il s'agit d'une formation toponymique celtique (gauloise)Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 104..
Le second élément -chan représente le mot gaulois *cantos (passé au latin sous la forme canthus chez Quintilien) « brillant, hauteur », ou plutôt « cercle (de la roue), cerclage »Jean-Paul Savignac, Dictionnaire français-gaulois, La Différence, Paris, 2004 , p. 89. Il se perpétue dans le français chant « côté » (cf. expression à chant) et le breton cant « cercle », gallois cant « bord d'un cercle ». En toponymie cet élément se retrouve pareillement en seconde position dans Larchant (Seine-et-Marne, Liricantus vers 1040) et en première position dans Chantôme (Indre, Cantomagus).
En revanche, le premier élément Ca- (< Cati-) est plus obscur, peut-être le gaulois catu- « combat » que l'on retrouve dans Caen et Cahors, bien que la forme Cati- au lieu de *Catu- semble s'y opposer.
En 1894, ce lieu-dit de la commune d'Arcueil a pris une telle importance que son nom est rattaché à celui de la commune pour former désormais un unique bloc : Arcueil-Cachan. C'est en 1922 que les habitants de Cachan obtiennent la séparation des deux bourgs et que Cachan devient une commune autonome.
Histoire La préhistoire La plus ancienne trace humaine identifiée dans les parages de l'actuelle commune de Cachan concerne un habitat situé sur l'emplacement approximatif de la redoute des Hautes-Bruyères (aujourd'hui à Villejuif), non loin de la Fontaine Couverte (Pezée) sur le Coteau de Cachan. Les vestiges de ce village néolithique ont été découverts en 1896.
Le site, élevé, des Hautes-Bruyères, sur le plateau de Longboyau séparé de celui de Châtillon par la largeur de la vallée de la Bièvre, soit cinq kilomètres environ, est topographiquement une position de choix, tant pour la surveillance que pour la défense du flanc sud de Paris. Site fortifié pendant la guerre de 1870, une redoute y fut édifiée qui conserva une importance stratégique et demeura utilisée à des fins militaires jusqu'au dernier conflit mondial.
"Le grand nombre d'instruments lithiques trouvés dans ce site donne à penser que la population y fut relativement dense, davantage sur le versant de la fortification, au-dessus de Cachan".
Il a été soutenu que la source principale captée aujourd'hui sous le nom de Fontaine Couverte (ou Fontaine Pezée), expliquait la naissance de la cité actuelle. L'agglomération se serait légèrement déplacée à l'époque protohistorique, par suite d'une tendance générale des hommes à s'établir non plus sur les lieux élevés, mais à flanc de colline.
La collectivité humaine aurait ainsi quitté le Plateau des Hautes-Bruyères, trop exposé au ruissellement et aux intempéries, pour se regrouper autour de la source.
Telle était l'hypothèse de Camille Jullian. Jusqu'à présent, aucun vestige d'habitation, aucun objet susceptible de prouver l'installation permanente des néolithiques dans le voisinage de « La Fontaine Couverte » n'ont été découverts.
D'ailleurs, l'antique village dut demeurer longtemps sur son aire initiale. Deux raisons majeures l'y déterminaient :
1) Son étendue en limite des champs de culture de ses habitants, lesquels pouvaient surveiller et, au besoin, défendre leurs récoltes ;
2) L'avantage de sa situation sur le chemin de crête qui, au bord du plateau, surplombant le lit de la rivière, desservait les hameaux ou villages de l'Hay, Chevilly, la Rue, Fresnes et Villejuif. L'existence de cette voie très ancienne a été reconnue.
Cela, jusqu'à ce qu'un chemin de pénétration dans la vallée de la Bièvre eût été pratiqué (au plus tôt à l'époque de l'occupation romaine de la Gaule) le village néolithique se maintint sur la hauteur.
L'époque romaine