Je sais où je vais () est un film britannique réalisé par Michael Powell et Emeric Pressburger, sorti en 1945. Il a pour interprètes principaux Wendy Hiller et Roger Livesey.
Synopsis Joan Webster, jeune femme matérialiste habituée depuis son enfance à obtenir ce qu’elle veut, annonce à son père banquier qu'elle part épouser Sir Robert Gellinger, un industriel plus âgé ayant fait fortune dans les produits chimiques. Elle doit le rejoindre sur l'île de Kiloran, située dans les Hébrides, en Écosse.
Le soir de son arrivée à Port Erraigh, sur l'île de Mull, dernière étape avant d'embarquer pour Kiloran, le brouillard empêche toute traversée. Un officier de marine en permission, Torquil Mac Neil, devant se rendre également à Kiloran, lui indique un hébergement dans le hameau proche. Joan refuse tout d'abord, espérant l'arrivée du bateau, puis, se rendant à l'évidence, elle rejoint Torquil qui lui présente ses amis: Catriona, jeune femme vaillante dont le mari est mobilisé et un vieux colonel amateur de fauconnerie.
Le lendemain, le brouillard fait place à la tempête. Joan décide de s'installer dans l'hôtel du port. Torquil lui propose d'utiliser la radio du garde-côtes pour communiquer avec son futur époux qui l’incite à rejoindre le manoir d’amis proches. Là-bas, elle découvre qu’un autre invité, le lord de Kiloran n’est autre que Torquil, dont le charme ne la laisse pas insensible. Il l'accompagne à une fête donnée pour les noces de diamant ( de mariage) d’un couple local au sein d’une communauté soudée et authentique. Torquil raconte à Joan plusieurs légendes, notamment celle de Corryvreckan, un maelstrom situé près de Kiloran dont les terribles remous provoquent l'effroi des marins.
La tempête semble perdre de sa vigueur et Joan, qui ne veut pas attendre un jour de plus, propose à un jeune marin peu expérimenté une grosse somme pour l'emmener à Kiloran malgré le danger. Torquil, découvrant grâce à Catriona que Joan l'aime mais le fuit, les rejoint et monte dans le bateau. Au milieu de la traversée, les vagues déferlantes noient le moteur. Le courant entraîne le bateau vers les remous de Corryvreckan. La valise de Joan avec sa robe de mariée est emportée par les vagues. Torquil et le marin parviennent à assécher le moteur qui repart, leur permettant de s'éloigner du maelström.
Le lendemain, le calme est revenu, et Torquil laisse Joan sur le quai pour se réfugier dans le manoir en ruine où Joan finit par le rejoindre, escortée par les joueurs de cornemuses qui auraient dû jouer pour le mariage sans amour auquel elle a fini par renoncer.
Fiche technique Titre original : Titre français: Je sais où je vais Réalisation : Michael Powell et Emeric Pressburger Scénario : Michael Powell et Emeric Pressburger Direction artistique : Alfred Junge Photographie : Erwin Hillier Son : C.C. Stevens Musique : Allan Gray Montage : John Seabourne Production : Michael Powell, Emeric Pressburger, assisté de George R. Busby Sociétés de production : The Archers, J. Arthur Rank Film Productions, Independent Producers Société de distribution : Eagle-Lion Distributors Limited Pays de production : Langues originales : anglais, gaélique Format : noir et blanc — — 1,37:1 — son mono (Western Electric) Genre : drame Durée : Dates de sortie : Royaume-Uni : (première à Tobermory) ; (sortie nationale) France :
Distribution Wendy Hiller : Joan Webster Roger Livesey : Torquil MacNeil Pamela Brown : Catriona Finlay Currie : Ruairidh Mhor George Carney : M. Webster Nancy Price : Crozier Catherine Lacey : Robinson Jean Cadell : Le receveur des postes John Laurie : John Campbell Petula Clark : Cheril Valentine Dyall : Mr. Robinson
Production L'idée du titre vient de Frankie, l'épouse de Michael Powell, lui rappelant les paroles d'une chanson irlandaise intitulée « » :« Je sais où je vaisEt je sais qui vient avec moiJe sais celui que j'aimeMais mon amour sait qui j'épouserai. »
Michael Powell : « Emeric me dit un jour : « J'ai toujours eu envie de faire un film sur une jeune fille qui veut aller dans une île. À la fin de son voyage, elle est si près qu'elle peut distinguer les gens sur l'île, mais une tempête l'empêche de débarquer, et quand la tempête est passée, elle n'a plus envie d'y aller, parce que sa vie a changé brusquement, comme cela arrive souvent aux jeunes filles. - Pourquoi a-t-elle envie d'aller dans cette île au début ? demandai-je, estimant la question raisonnable. - Faisons le film pour le savoir. »Livret de présentation du DVD, page 7.
Autour du film Édité en DVD en 2006 par l'Institut Lumière à Lyon, avec, en bonus : « Souvenirs de Michael », épisode 6, par Thelma Schoonmaker-Powell, 14 min « Les Audaces d'un aventurier », par Bertrand Tavernier, 18 min « Vision d'un marin », par Roland Jourdain, 8 min Films personnels de Michael Powell lors de ses expéditions écossaises, 7 min.
Notes et références
Liens externes
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