Niphargus est un genre de crustacés amphipodes.

Ses espèces sont très diversifiées dans les milieux cavernicoles et interstitiels. Ce sont des animaux typiques des grottes d'Europe, qu'on peut parfois trouver dans certains puits, fontaines ou résurgences après les grosses pluies.

Description C'est un genre d'invertébrés (il ne possède pas de colonne vertébrale). Il mesure de 4 à 50 millimètres environ et pèse environ . C'est un carnivore quand des proies sont disponibles, mais il peut se nourrir de débris organiques, s'il n'a pas d'autre choix. Il peut survivre 200 jours sans manger et 6 mois hors de l'eau, mais dans une zone humide. Il ne supporte pas la lumière () qui peut le tuer en quelques jours.

Biologie Les niphargus sont anophtalmiques, c'est-à-dire qu'ils ont perdu leurs yeux – comme beaucoup d'autres espèces cavernicoles strictes, au cours de l'évolution. Seules subsistent quelques reliques de cellules optiques, sous la cuticule, connectées au cerveau. Ils réagissent pourtant non seulement à la lumière, mais aux couleurs, semble-t-il grâce aux cellules de la cuticule qui perçoivent les couleurs.

En laboratoire, ils fuient la lumière blanche, et les lumières bleues et vertes. Quand cette possibilité leur est offerte, les niphargus gagnent les zones non éclairées, ou les zones éclairées en jaune orange ou rouge.

Leur odorat, ou des capteurs de vibrations, leur permet de détecter proies et autres nourritures. Kürek a montré en 1967 que cette espèce parfois trouvée dans la dérive des invertébrés peut quitter une source, s'alimenter dans un ruisseau, puis remonter le courant (au moins sur de distance dans le cas de cette expérience) et retourner dans le milieu souterrain.

La femelle peut pondre toute l'année, mais préférentiellement vers mai-juin et décembre.

À la différence de ses cousins gammares de la surface (qui sont le moins actif vers midi et le plus actif vers minuit), le niphargus ne semble pas avoir de rythme circadien. Il se montre beaucoup plus résistant à l'anoxie que les gammares, mais à la différence de ces derniers, il ne semble pas capable d'augmenter son rythme respiratoire quand la température de l'eau augmente.

Vivant dans des eaux souterraines de température moyenne de l'ordre de , Niphargus supporte mal les élévations thermiques et ne survit pas au-delà de . À l'inverse, bien qu'il ne gèle habituellement pas, ou peu fréquemment, dans les cavernes souterraines où il est le plus présent, il survit quand il est pris dans la glace, et reprend son activité dès qu'il peut en dégager ses appendices. Ceci lui a probablement permis de mieux survivre aux dernières glaciations.

Certaines espèces supportent des eaux très dures et survivent quand on augmente progressivement la salinité de l'eau. Certaines espèces vivent aussi dans l'eau souterraine des massifs granitiques, ou dans des eaux davantage acides.

Espèces On distingue de nombreuses espèces. Cette diversité biologique est probablement le fruit d'une faible capacité de dispersion et de la spéciation dans les réseaux hydrologiques.

Chaque espèce endémique a évolué dans des groupes séparés. La plupart ont donc un statut de conservation classé « vulnérable ».

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Liens externes

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Catégorie:Niphargidae Catégorie:Crustacé cavernicole Catégorie:Crustacé décrit en 1849 Catégorie:Genre d'amphipodes (nom scientifique)