thumb|La Compagnie britannique impériale d'Afrique de l'Est considéra l'Ouganda comme un « éléphant blanc » lorsque des conflits internes éclatèrent en 1892 au point de l'empêcher d'administrer le pays. Un éléphant blanc (calque de l'anglais Peter Weisman, Dictionnaire étymologique et critique des anglicismes, Librairie Droz, Paris, 2020.) est une réalisation d’envergure prestigieuse qui s’avère en définitive plus coûteuse que bénéfique et dont l’exploitation ou l’entretien devient alors un fardeau financier.

Origine de l'expression Elle n'est pas certaine. On estime qu'elle pourrait venir d'une tradition entretenue par les princes indiens, qui s'offraient ces animaux comme cadeaux diplomatiques (une pratique qui a aussi visé des dirigeants européens, comme Charlemagne avec Abul-Abbas et Léon X avec Hanno). Une autre hypothèse la lie à l'imposante et inutile fontaine en forme d'éléphant qui devait être installée sur la place de la Bastille.

Types d'ouvrages qualifiés d'« éléphants blancs »

Le stade olympique de MontréalStade olympique - Plus qu'un toit - Jean-Robert Sansfaçon, Le Devoir, 28 septembre 2010. Le tremplin du Dauphiné de Saint-Nizier-du-Moucherotte construit pour les Jeux olympiques d'hiver de 1968.

La poursuite de l'exploitation du Concorde jusque dans les années 2000, malgré la hausse du prix des carburantsConcorde, c’est fini, RFI, 10/4/2003.

Au Togo, où l'expression a été reprise dans la presse francophone pour qualifer un projet de marché« Un petit éléphant blanc pour le ministre Adji Otèth Ayassor ? », Le Temps, 6/4/2014..

À Madagascar, le téléphérique d'Antananarivo, inauguré en 2024.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Grands travaux inutiles Échange de cadeaux d'éléphant blanc

Liens externes

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