L'escadrille SPA 12 est une escadrille de l'armée de l'air française dissoute depuis le . Créée avant le début de la Première Guerre mondiale comme escadrille N 12, elle est devenue la première escadrille de chasse française le .

Escadrille N 12 Créée en 1912 à Reims sur six monoplans Nieuport IV G sous le commandement du capitaine Jules Aubry, elle est mise à la disposition de la à la mobilisation et passe de Mézières-Belval à Stenay le . Probablement renforcée par des , elle participe à la bataille de Charleroi fin avant de se replier sur l'Oise et de prendre part à la bataille de Guise dès le . Engagée dès le dans la première bataille de la Marne, on la retrouve une semaine plus tard dans le secteur de Craonne et Brimont (bataille de l'Aisne). On la retrouve le à Châlons-sur-Vesle. N’offrant pas une visibilité suffisante vers le bas, les Nieuport sont alors abandonnésRay Sanger, Nieuport Aircraft of WW1 . The Crowood Press Ltd (mars 2002) .

Escadrille MS 12 À l'initiative du commandant Charles Tricornot de Rose, responsable de l’aéronautique de la , elle est rééquipée le avec des monoplans parasol Morane-Saulnier Type L de chasse à Muizon le , devenant la première escadrille française de chasse. Placée sous les ordres du capitaine Raymond de Bernis le , elle reçoit des Morane-Saulnier Type LA, puis N.

Dans la nuit de Noël 1915, le commandant de Rose annonce à ses pilotes stationnés sur le terrain d'aviation de Rosnay qu'ils doivent attaquer un train transportant l'empereur d'Allemagne qui doit arriver à Sedan à entre Fumay et Mézières. À , les mécaniciens font chauffer les moteurs mais l'aérodrome est noyé dans le brouillard. À , le temps ne s'étant pas amélioré, la mission est annuléeRené Chambe, Au temps des carabines, Flammarion, 1955 (chapitre L'étrange Noël de la MS12), cité par : ..

Escadrille N 12 Rééquipée sur Nieuport 12 le , elle adopte alors pour insigne un fanion bleu et blanc, surchargé ensuite du chiffre « 12 ». Utilisant une dotation mixte de Nieuport 11, 16 et 17, la est intégrée au Groupe de Combat le Révérend à sa création en . Rebaptisé le même mois GC 11, ce groupe est affecté le à la . La N 12 prend donc part à la bataille de Verdun, participant aux violents combats qui conduisent à la reprise du fort de Douaumont et du fort de Vaux, puis aux combats sur la cote 304, le bois de Chaume et la côte du Poivre. Transférée à la Réserve générale, elle est mise à la disposition de la le , maintenue au nord de la Marne en cas de rupture du front au début de la seconde bataille de la Marne. Six SPAD VII viennent renforcer les Nieuport 23 et 24 le , mais début elle reçoit les premiers Nieuport 27 avant de rejoindre les Flandres le du même mois. Stationnée à Bergues, elle est mise le à disposition du commandement britannique qui attaquent dans les Flandres pour tenter de soulager Verdun.

Escadrille SPA 12 Définitivement équipée de SPAD XII en et repassée sous le commandement français au profit de la le , elle participe à la bataille de la Malmaison en . Commandée par le lieutenant Armand de Turenne à partir du , elle reçoit ses premiers SPAD XIII avant de passer sur le front de l’Oise en , puis dans le secteur de Noyon et de Villers-Cotterêts fin . Renvoyée dans le secteur de la en , elle participe aux campagnes de Champagne et d’Argonne, à la bataille de Saint-Thierry et aux attaques sur la ligne Hindenburg fin . Elle se trouve à Bouy le 11 novembre 1918.

Bilan de la Première Guerre mondiale

Elle termine la guerre avec 58 victoires homologuées (et 24 non homologuées), déplorant la perte de 20 aviateurs (dont 12 au combat). Au nombre des personnalités marquantes de la 12, on note le lieutenant Maurice Boyau (35 victoires), le capitaine Armand de Turenne (15 victoires), le sous-lieutenant Jean Navarre (12 victoires), le sous-lieutenant Georges Pelletier-Doisy (5 victoires), le capitaine René Chambe, mais aussi le capitaine pilote Louis Couhé futur président fondateur d'Aéroports de Paris, un pilote monégasque (sous-lieutenant Trepp, 4 victoires, tombé dans les lignes ennemies le et fait prisonnier), un pilote japonais, un pilote cubain et trois pilotes américains.

De l'Armistice à la dissolution Transférée à Pont-Saint-Vincent le , elle est mise à la disposition de la en avant de faire mouvement sur Metz-Ladonchamp le . Elle est alors rattachée au GC 22 (). Elle quitte Metz le pour Haguenau, commandée par le lieutenant Alexandre Bouzac. Elle passe à Rixheim le et revient à Haguenau le , commandée cette fois par le lieutenant Jean-Charles Romatet. La SPA 12 est finalement dissoute le .

Dans l'Armée de l'Air Les traditions de la SPA 12 ont été reprises en par la du GC I/6, dissoute à Salon-de-Provence le , puis la du GC III/9 du au .

Recréé comme de l’EC 1/6 Oranie sur SE-535 Mistral à Oran le , est transformé sur Douglas AD-4 Skyraider à partir d’ et devient de l’EC 3/20 Oranie à Boufarik le . Stationné à nouveau à Oran entre et le , la SPA 12 est finalement transférée à Madagascar comme de l’EAA 21, dissous le .

Le fut créée au sein de l’escadron de chasse 1/2 Cigognes de Dijon une reprenant les traditions de la SPA 12, mais pas son insigne, une cigogne tête haute étant créée à cette occasion. Cette unité équipée de Mirage 2000 a été dissoute le .

Sources

Liens externes Pour plus de détails Un site consacré aux traditions de l'Armée de l'Air

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