Le Perray-en-Yvelines est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Perrotins depuis 1980.
Géographie
Situation La commune du Perray-en-Yvelines est située à de Rambouillet, elle occupe une position privilégiée sur le grand itinéraire Paris-Hendaye, à de Paris Notre-Dame avec une gare SNCF sur la ligne Paris Montparnasse-Rambouillet.
Elle bénéficie d’un environnement de qualité située aux portes de la forêt des Yvelines, .
Communes voisines
Hydrographie La commune constitue le maillon terminal de la chaîne des étangs. Sur son territoire figure l'étang du Perray ainsi que le fascinant plan d'eau de Saint-Hubert, miroir serti de verdure.
Louis XV en tomba amoureux et fit construire un château sur l’une de ses berges. Il ne subsiste aujourd’hui que les soubassements de la terrasse. Le Perray compte trois étangs et des sentes piétonnes qui permettent de nombreuses balades au sein de la commune. Au cœur de la cité, face à la mairie s'ouvre un parc arboré de trois hectares.
Les Étangs et rigoles d'Yvelines gérés par le ont été classés réserve naturelle nationale en ...
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Léger-en-Yvelines à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Le Perray-en-Yvelines est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Le Perray-en-YvelinesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols
Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 23,1%312Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 5,7%77Terres arables hors périmètres d'irrigation 29,6%400Prairies et autres surfaces toujours en herbe 1,1%15Systèmes culturaux et parcellaires complexes 2,7%36Forêts de feuillus 31,1%420Forêts de conifères 2,4%33Plans d'eau 4,2%57Source : Corine Land Cover.
Voies de communications et transports Réseau routier vignette|alt=La gare du Perray.|Train en gare du Perray en 2014. La commune est desservie par : la route nationale 10 orientée nord-sud et reliant Saint-Quentin-en-Yvelines à Rambouillet au nord de la commune, la route départementale 191 orientée est-ouest en direction du nord des Yvelines vers Mantes-la-Jolie via Neauphle-le-Vieux et Épône à l'est de la commune, la route départementale 910 également orientée nord-sud, qui est le tracé initial de la nationale 10. la route départementale 61 orientée est-ouest en direction de Houdan.
Desserte ferroviaire La gare du Perray est desservie par la ligne du Transilien (branche Paris - Rambouillet). Elle permet de se rendre à Paris avec terminus gare Montparnasse en 1 heure à raison d'un train toutes les 30 minutes, sauf aux heures de pointe où la fréquence est d'un train toutes les 15 minutes.
Bus La commune est également desservie par les lignes 5208, 5259, 5275, 5379, 5389 et 7812 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines.
Toponymie Le Perray-en-Yvelines est mentionné dans un document de 1239Histoire et Mémoire du Perray. où il apparut comme In Villa Nova de Pereio in Aquilina et est érigée en paroisse le Auguste MOUTIÉ, Recueil des chartes et pièces relatives au prieuré des Moulineaux et à la châtellenie de Poigny, 1846., se trouvait sur la vieille voie romaine de Beauvais à Orléans., Petreum au Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, Page 1288., Perreium en 1242Noms de lieu d'Île-de-France – M. Mulon – 1997., Neuville du chemin Perré en 1249Dans une délimitation qui fut faite en 1249., Moriacum en 1284Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Paretum au , Perretum, Pareyum, Péré, Pairé, Le Perray-en-Yvelines depuis 1948, bien avant la création de département, marquant ainsi son attachement à la région naturelle de l'YvelineSous l'Ancien Régime, le nom de Pays d'Yveline est donné à une subdivision du Gouvernement général d'Île-de-France. Le Gouvernement de l'Isle de France par Damien de Templeux, 1663.Le nom de Pays d'Yveline apparaît également dans plusieurs ouvrages de l'époque comme le Dictionnaire universel de la France ancienne & moderne, publié en 1726..
De la langue d'oïl, du mot perroi, perrois « grève, terrain pierreux, gravier ».
Le toponyme, Neuville du chemin Perré en 1249, indique qu'autrefois courait ici un perré, c'est-à- dire une chaussée, un chemin pavé de pierres, correspondant à l'ancienne chaussée romaine empierrée, l'ancienne voie 263Jean-Marie Cassagne, Mariola Korsak, J.-M. Bordessoules, Origine des noms de lieux de Paris et grande couronne, page 264... Sans aucun doute, le nom du lieu fait référence à la route. Sous le règne de Louis IX (Saint-Louis), naît de la route pierrée de Paris à Chartres, un nouveau village : « villa nova de Pereio in Aquilina », d'où la devise "e via orta" (né de la route) rajoutée au blason en 1982.
Histoire
Sous le règne de Louis IX (Saint-Louis), naît de la route pierrée entre Paris et Chartres, un nouveau village : " villa nova de Pereio in Aquilina". Le , Aubry Lecornu, évêque de Chartres consacre la paroisse placée sous le vocable de Saint-Eloi. C'est un ensemble de novales (terres défrichées) où se sont installés des bûcherons venus des Essarts, puis des laboureurs qui vont exploiter ces terres. Le nouveau village est situé sur l'ancienne voie romaine qui menait d'Orléans (Cenabum) à Poissy (Pinciacum) (de la forêt des Carnutes à la Seine).
Ce village-rue va se développer le long de cette route, la route de Bayonne, dont la mise en valeur date d'abord des pèlerinages à Saint-Jacques de Compostelle. François Ier l'empruntait pour rejoindre son château de Rambouillet. La création des relais de poste par Henri III voit l'installation au Perray des premiers charrons et maréchaux.
Louis XIV l'a prise pour aller épouser Marie-Thérèse d'Autriche en . Louis XV, grand chasseur et familier du duc de Penthièvre la connaît bien. C'est d'ailleurs au que la route contribue à développer l'activité locale : auberges, hostelleries, charrons, maréchaux, charretiers, voituriers. La Route Impériale n° 11 deviendra la Route Royale n° 11, puis n° 10, et, République oblige, la Route Nationale 10.
Au , près de 15 hôtels, restaurants, cafés ou buvettes, jalonnent les quatre kilomètres de sa traversée, depuis l'auberge de l'Artoire jusqu'à la Halte Saint-Jacques, près d'une dizaine de postes de distribution d'essence voient le jour. Mais la route devient dangereuse : de nombreux accidents, de nombreux morts, notamment après 1950. En 1976, la déviation de la RN 10 modifie la vie et le destin du Perray qui devient un espace "rurbain" et résidentiel aux Portes de la forêt.
C'est pour alimenter en eau le château de Versailles en 1685 que Louis XIV fit creuser au Perray-en-Yvelines un étang de dix hectares (L'Etang du Perray) alimenté par un système de rigoles (Parfond, Roseau et Coupe-Gorge) et la chaîne des Étangs (Saint-Hubert, Pourras, Corbet, Bourgneuf, Hollande) sur le tracé du ru Peissonnier. Cela permit d'assainir le territoire plutôt marécageux de la commune, d'obtenir de bonnes terres agricoles, de créer de grandes fermes et donc de développer le village, grâce aux hameaux agricoles (Roseau, Touche, Herse, Fourneaux, Mare Neuve, Rue Verte, Grimace, Barantonnerie).
En 1849, la ligne de Paris-Montparnasse à Brest passe par Le Perray : l'étang du Perray est coupé en deux et il faut attendre 1862 pour que la gare du Perray soit créée, facilitant le transport des marchandises locales (céréales, bois et pierre meulière) qui devient une activité essentielle au début du XXe siècle.
Pendant la Première Guerre mondiale, l'hôpital militaire auxiliaire est installé dans le pavillon de chasse de la propriété du comte Félix-Nicolas PotockiDès août 1914, Le Comte Félix-Nicolas Potocki, personnalité très en vue de notre région, met à disposition Le Pavillon de chasse de la Croix Saint-Jacques au Perray aux fins de constituer un Hôpital auxiliaire. Il ouvrira une annexe de son hôpital dans la « maison de santé » de madame Antoine-May aux Bréviaires.. On y soignait les soldats blessés ou malades, évacués du front.
L’histoire du Perray-en-Yvelines a été retracée par l’abbé Jules VioletteJules Violette était le curé au Perray de 1886 à 1919) dans son Histoire de la commune du Perray et plus récemment par le docteur Alphonse MarestAlphonse Marest a été maire du Perray de 1971 à 1978 et de 1985 à 1989 dans « Perray et Perrotins » et « Le siècle de l’enseignement primaire ». Elle est régulièrement actualisée par sa société d'Histoire : HMPY qui publie des articles mensuels ou bimestriels depuis 2007..
Politique et administration Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et est le chef-lieu de son arrondissement de Rambouillet après un transfert administratif effectif au .
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rambouillet de Seine-et-Oise puis des Yvelines. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.