Chevry-Cossigny (prononcé ) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France. Géographie Localisation vignette|gauche|redresse=0.75|Localisation de la commune de Chevry-Cossigny dans le département de Seine-et-Marne. Chevry-Cossigny est une commune périurbaine du plateau de la Brie, situé à vol d'oiseau à de Paris, de Melun (préfecture), de Fontainebleau, de Meaux, de Provins et à de Torcy (toutes quatre sous-préfectures).
Communes limitrophes Dans le sens horaire, en partant de la plus au nord, les communes limitrophes incluent Ozoir-la-Ferrière (), Gretz-Armainvilliers (), Grisy-Suisnes (), Brie-Comte-Robert () et Férolles-Attilly ().
Géologie et relief La composition géologique locale est essentiellement sédimentaire. Le territoire de la commune appartient au plateau de la Brie, constituée en surface par l’entablement des meulières, recouvertes par un manteau irrégulier d’argiles et de lœss (limon de plateau), d’où émergent quelques buttes de sables de FontainebleauPLU, pièce N°9 : Informations diverses, page 24 (consulté le 16 novembre 2017).
L'altitude de la commune varie de à pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ d'altitude (mairie) Carte IGN classique.. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..
Hydrographie Le système hydrographique de la commune se compose de six cours d'eau référencés : le Réveillon, affluent de l'Yerres., d'une longueur de , ainsi que trois de ses affluents ; le fossé 01 du Plessis-les-Nonains, . ; le ru du Coupe Gorge, . ; le fossé 01 de la commune de Chevry-Cossigny , . ; la Barbançonne, long de . ; le canal 01 de Cossigny, ., qui conflue avec la Barbançonne. La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mandres-les-Roses à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.2|Carte des ZNIEFF de localisées sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Chevry-Cossigny comprend un ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.., la « forêt de la Léchelle et de Coubert » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Chevry-Cossigny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Chevry-CossignyUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. dont Cossigny (source : le fichier Fantoir).
Occupation des sols En 2018Site Corine Land Cover Mises à jour., le territoire de la commune se répartitStatistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”. en 54,9 % de terres arables, 33,7 % de forêts, 7,9 % de zones urbanisées, 2,7 % de cultures permanentes, 0,7 % de milieux à végétation arbusive et/ou herbacéePelouses, pâturages naturels, landes et broussailles, végétation sclérophylle, forêt et végétation arbustive en mutation. et < 0,5 % d’espaces verts artificialisés non agricoles. vignette|Mairie de Chevry-Cossigny
Logement En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de (dont 76,8 % de maisons et 23 % d’appartements).
Parmi ces logements, 95,9 % étaient des résidences principales, 1,4 % des résidences secondaires et 2,7 % des logements vacants.
La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 76,2 % contre 22,1 % de locatairesStatistiques officielles de l’Insee..
La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 8 %Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU)..
Voies de communication et transports vignette|Rame d'un TGV postal à hauteur de la bifurcation de Chevry (77). Voies de communication Le nord de la commune est traversé par la route nationale 4 et le sud est aisément accessible par l'ex-route nationale 19.
Transports Chevry-Cossigny a donné son nom à la bifurcation de la LGV Interconnexion Est, dont une branche va vers Lille et l'autre vers Lyon. La gare la plus proche est celle de Gretz-Armainvilliers.
Chevry-Cossigny est desservi par deux lignes de bus du Réseau de bus du Pays Briard, depuis le : 3106 (6) : Chevry-Cossigny ⥋ Brie-Comte-Robert ⥋ Évry-Grégy-sur-Yerres ⥋ Melun. 7716 (EX16) : Lieusaint ⥋ Brie-Comte-Robert ⥋ Chevry-Cossigny ⥋ Ozoir-la-Ferrière ⥋ Serris La ville est également desservie par une ligne du Réseau de bus Meaux et Ourcq :
7702 (02E) : Melun ⥋ Brie-Comte-Robert ⥋ Chevry-Cossigny ⥋ Gretz-Armainvilliers ⥋ Tournan-en-Brie ⥋ Villeneuve-le-Comte ⥋ Villeneuve-Saint-Denis ⥋ Serris ⥋ Nanteuil-lès-Meaux ⥋ Meaux. Depuis le octobre 2008, un nouveau service permet de se déplacer entre les communes de Brie-Comte-Robert, Servon ou encore Chevry-Cossigny, c'est le Proxi'Bus., service géré par la communauté de communes de l'Orée de la Brie et par le Réseau de Bus du Pays Briard, le service est payant au même prix qu'un ticket t+.
Toponymie Formes anciennes de Chevry : Vicus Capriacus en 1140, Chevery en 1187, Chavriacum en 1204, Chivriacum en 1218, Capriacum en 1234, Chevriacum en 1241, Chevri en 1242, Chevry-en-Brie en la chastellerie de Corbueil en 1380Dictionnaire topographique de la France, page 125.
Formes anciennes de Cossigny : Quocigni en 1178, Cocigniacum au , Cocigni en 1208, Quocigni en 1210, Coscigniacum en 1240, Cociniacum en 1249, Coceigniacum en 1257, Cotegniacum et Coceigni en 1275, Cocegni en 1278, Concigni en 1319, Cossegny en la prevosté et chastellerie de Tournant en Brie en 1343, Cossigny en 1466, Ecclesia parrochialis de Conciciano vel de Ceneiriano vers 1525.
La commune de Chevry, instituée lors de la Révolution française, absorbe aux termes du décret du 23 mai 1810 celle de Cossigny.
Ancienne paroisse Saint Waast du diocèse de Sens, Cossigny possédait une église qui fut démolie en 1809 dont l'évêque de Paris était le collateur. La commune, qui était de l'élection et de la généralité de Paris, fut supprimée par décret du 23 mai 1810 et forme avec Chevry une nouvelle commune depuis le 26 janvier 1811Dictionnaire topographique de la France, page 142.
Histoire Chevry-Cossigny (nommée pour la première fois Capriacum-Cossiniacum) est formée de deux anciennes paroisses, Chevry et Cossigny, sur lesquelles l’abbaye Notre-Dame d'Yerres prélevait les dîmes. Les deux villages remontent au . Chacun avait un manoir et une église.. Les premiers seigneurs de Chevry furent ceux qui prirent le nom de la localité. Evrat de Chevry vivait sous Philippe-Auguste. Ses descendants gardèrent la terre de Chevry jusqu’à la fin du . En 1500, cette terre passa aux Bescherel ; vers 1550, aux Villeblanche ; en 1594, à Jean de Fourcy, qui la céda, en 1630, au duc de Chevreuse, auquel succédèrent, dans l’espace de moins de 50 ans le Président de Mesmes et Claude de Bois-Lève seigneur de Lésigny, dont la fille unique, Gabrielle, porta les biens paternels en dot à François-Pierre de la Forêt d’Armaillé. En 1704, elle était veuve : ses enfants vendirent la seigneurie de Chevry au duc de Penthièvre.
À Cossigny, on note comme seigneur et contemporain d’Evrat de Chevry, un sieur Gauthier de Cocimiaco, d’origine étrangère. Nul doute que cette famille, qui posséda la terre de Cossigny jusqu’au , ne l’ait baptisé de son nom. En 1510, celle-ci passa à la famille de Pierre du Pré dont la fille unique épousa Robert de la Forest, seigneur de Vignolles. En 1515 Jehan du Pré seigneur de Cossigny achète de Jehan de Reilhac seigneur de Bonneuil et de la Queue en partie, une rente de 40 sous parisis sur une maison sise "sur le cay de la rue de Seyne". (Parchemin Joursanvault). En 1723, le domaine de Cossigny était acquis par Claude de Lamarre, secrétaire du roi et en 1765, par Jean Baptiste Levasseur, écuyer, que ses descendants conservèrent jusqu’à la Révolution française. Le domaine de Levasseur à M. Cottin-Angar, directeur général de la société d’assurance mutuelle de la rue Royale à Paris, fondée en 1819 par son aïeul maternel, M. Didier Angar. Il fut acquis au commencement du par son grand-père, M.Cottin, qui a réuni à cette propriété de , d’un seul tenant et sans enclave, la forêt de la Léchelle, les Bois de Passy et le petit domaine de la Plata situés sur la commune de Presles où se trouve une coquette construction moderne.