Leo Kneler, né le à Beuthen en Haute-Silésie et mort le en République démocratique allemande, est un résistant allemand, soldat volontaire de l'armée française de libération Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) / Groupe Manouchian, membre du détachement « Stalingrad ».

Biographie Militant communiste Né en 1902 à Beuthen., une ville de Haute-Silésie sous administration prussienne, Leo Kneler adhère au Parti communiste d'Allemagne en 1925. Alors qu'il exerce la profession de charpentier à Berlin., il est pourchassé par la police et quitte son pays en 1929..

Rentré en Allemagne en 1932, il est arrêté en 1933, puis de nouveau en 1934. Il s'exile alors à Paris.

Le combat contre le fascisme En Espagne et en Allemagne De 1936 à 1939, il combat durant la guerre civile espagnole dans les Brigades internationales, au sein de la .

De retour en France, il est interné au camp de Saint-Cyprien, à celui de Gurs puis au camp du Vernet d'où il s'évade en à la demande du Parti communiste d'Allemagne afin de s’engager comme travailleur volontaire en Allemagne et organiser un réseau de résistance. Il accomplit cette mission dans la Ruhr avec Henri Karayan, qui avait également été interné au Vernet pour ses opinions communistes. Repérés par la Gestapo, ils s'enfuient et regagnent la France.

En France À Paris, Henri Karayan présente Leo Kneler à Missak Manouchian. Entré au premier détachement FTP-MOI en , sous le matricule , Leo prend la fausse identité de Léon Basmadjian..

À partir de , Leo Kneler est intégré dans l’équipe spéciale des FTP-MOI, chargée des actions contre l'occupant et dirigée par Missak Manouchian. En font aussi partie Marcel Rayman Spartaco Fontanot, Celestino Alfonso et Raymond Kojitsky.

Le , l'équipe attaque à la grenade la voiture du général Schaumburg, signataire des affiches placardées dans Paris annonçant l'exécution des résistants. L'action n'a pas le résultat escompté, le dignitaire n'étant pas dans son véhicule ce jour-là.

Le , Rayman, Alfonso et Kneler mènent une nouvelle action : l'attaque par balles contre un officier allemand. Le lendemain, les journaux annoncent la mort du colonel Julius Ritter, adjoint pour la France de Fritz Sauckel, responsable de la mobilisation du Service du travail obligatoire (STO) dans l'Europe occupée par les nazis.

Leo Kneler échappe aux arrestations effectuées par les Brigades spéciales au sein du groupe Manouchian en . Il poursuit le combat pour la libération de la France en Normandie puis à Paris Notice Kneler, Leo, in Politik, Wirtschaft, Öffentliches Leben, de Schneider Dieter Marc, Forsyth Louise, p.373..

Après la guerre Après la guerre, Leo Kneler retourne à Berlin et termine sa vie en République démocratique allemande, où il meurt le dans sa ..

Décorations Leo Kneler était titulaire de plusieurs médailles, dont : Ordre du Mérite patriotique Médaille des combattants contre le fascisme 1933-1945 Médaille Hans-Beimler Médaille du Mérite de la RDA

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Main-d'œuvre immigrée Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée Affiche rouge

Bibliographie

Liens externes

L'un des derniers témoins de l'Affiche rouge, , Mairie d'Ivry La journée d'un "Terroriste"

Catégorie:Naissance en décembre 1902 Catégorie:Naissance à Beuthen Catégorie:Naissance dans la province de Silésie Catégorie:Résistant communiste Catégorie:Membre des Brigades internationales (Allemagne) Catégorie:Résistant allemand au nazisme Catégorie:Déporté au camp de Gurs Catégorie:Interné au camp de concentration de Saint-Cyprien Catégorie:Membre des FTP-MOI Catégorie:Décès en octobre 1979 Catégorie:Décès en République démocratique allemande Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Résistant allemand en France durant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Ordre du Mérite patriotique (RDA) Catégorie:Résistance en Île-de-France