Les Transports en commun de Montpellier (abrégés en TAM, stylisés en TaM) forment le réseau de transport en commun desservant les 31 communes Montpellier Méditerranée Métropole, structure intercommunale centrée autour de Montpellier, préfecture de l'Hérault, qui en est l'autorité organisatrice de la mobilité.
Exploité par la société publique locale du même nom, ainsi que par plusieurs sous-traitants, il est constitué de cinq lignes de tramways, d'une ligne de bustram (BHNS) et de 38 lignes d'autobus assurant la desserte fine de Montpellier et le rabattement des communes de la métropole vers le tramway.
Le réseau a enregistré 110 millions de voyages en 2024, en hausse de 33 % par rapport à 2023 avec la mise en place de la gratuité des transports pour les résidents métropolitains.
Histoire 1880 - 1883 : les tramways hippomobiles
vignette|gauche|Photos des tramways hippomobiles de Montpellier
Du au , un réseau hippomobile est créé par la Compagnie Générale des Omnibus de Marseille La ville compte alors environ . Les trente-neuf chevaux et la vingtaine de voitures parcourent six lignes desservant l'Écusson et ses abords, ainsi que Castelnau-le-Lez. Les fréquences de passage sont de trente minutes ou d'une heure selon les lignes. Ce réseau disparaît en raison d'une mauvaise gestion des rails et des chevauxLeslie Anagnostopoulos, « Le premier tram était tiré par des chevaux », article paru dans la Gazette de Montpellier -967, 22 décembre 2006-4 janvier 2007, page 18..
1889 - 1949 : les tramways électriques La Compagnie des Tramways Électriques de Montpellier (CTEM), filiale de la Compagnie générale de traction qui s'est installée dans plusieurs villes de France, obtient la concession d'un tramway électrique en 1889. Elle est représentée par monsieur Cauderay associée dans cette entreprise avec Victor Valette. Les deux premières lignes ouvrent le 20 décembre 1897 et d'autres suivent en janvier 1898. Elles desservent le territoire de Montpellier et de la commune voisine de Castelnau-le-Lez, avec des cadences de 7 à 15 minutes.
Les premiers autobus apparaissent dans les années 1930 avec un premier réseau mis en place par la ville de Montpellier pour concurrencer les compagnies d'autocarstransports-de-mtp.wifeo.com - L'avant CTM.
Vieillissant, concurrencé par le développement de l'automobile et notamment de la mise en place d'un réseau de lignes de bus, ce service de tramway est fermé le Historique et parcours de ce réseau présenté dans un dossier de Leslie Anagnostopoulos, « Tram d'hier et tram d'aujourd'hui », paru dans la Gazette de Montpellier -967, 22 décembre 2006-4 janvier 2007, pages 18 et 19. La double page est illustrée d'un plan comparé des deux réseaux de tramways électriques et de cartes postales anciennes fournit par l'auteur d'ouvrages sur Montpellier, Roland Jolivet..
1949 - 2000 : les autobus
vignette|La place de la Comédie dans les années 1960, avec à gauche devant « Monoprix », un autobus Renault R4200 version courte de la ligne « Notre-Dame-de-la-Paix - La-Pompignane », suivi d'un Berliet PLR de la ligne « Saint-Eloi - Croix-d'Argent » et au centre devant le théâtre, un autobus Renault 215D rénové de la ligne « Font-d'Aurelle - Rond-point-de-Moulin ».
Le , la gestion du réseau est confiée à la Régie municipale des transports, en remplacement de la Compagnie montpelliéraine des Tramways électriques. Elle ferme progressivement les lignes de tramway, retire les rails, revend le matériel : le dernier tramway part de la place de la Comédie en direction de Castelnau-le-Lez, le et pour les finances, tout est réglé en 1952.
En , la compétence du transport en commun urbain est cédée par la municipalité de François Delmas à une entreprise privée, la Compagnie des Transports Montpelliérains (CTM), même si elle doit répondre aux exigences de la ville qui reste propriétaire des locaux. La convention est valable jusqu'au 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, pages 36-39.. Elle remplace l'ancienne régie municipale et hérite d'un réseau de 13 lignes remontant à 1966. Le réseau sera progressivement modifié et en 1973, le réseau se compose de 9 lignes indicées de 1 à 9transports-de-mtp.wifeo.com - La CTM.
En 1977, le réseau reçoit ses premiers articulés, des Setra SG 180. Les usagers sont davantage informés : en 1970, les poteaux avec affichages des horaires aux arrêts sont systématiques.
Cependant, la municipalité de Georges Frêche, élue en , ne renouvelle pas la convention et l'ensemble du matériel est repris pour une nouvelle entreprise dans le giron public. Le , la CTM disparaît.
Le , la Société montpelliéraine des transports urbains est créée en remplacement de la CTM. La création de la SMTU s'accompagne d'une nouvelle livrée blanche à bandes vertes, accompagnée de la croix occitanetransports-de-mtp.wifeo.com - La SMTU.
En 1982, le réseau se dote d'une navette de centre-ville gratuite, le « Guilhem ». Entre 1982 et 1985, le réseau est étendu aux communes limitrophes du district de Montpellier, ces lignes sont indicées de 17 à 29. Toujours en 1982, le district de Montpellier obtient de ses communes membres la compétence des transports en commun par bus, dont la Société Montpelliéraine des Transports Urbains prend la charge en tant qu'autorité organisatrice130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, pages 77 et suivantes.. L'année suivante, c'est l'ensemble du transport scolaire du district qu'elle assure. Le réseau est étendu aux communes limitrophes du district de Montpellier, ces lignes sont indicées de 17 à 29.
Les années 1980 et 1990 connaissent une inflation de l'offre : triplement du kilométrage de lignes de 1979 à 1993, lignes de petits bus dans le centre-ville (Petibus, le Guilhem), création de marques pour les services de nuit (Rabelais en 1989, création de l’Amigo pour la desserte des discothèques en 2001)130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, pages 24-25.. C'est la Société Montpelliéraine des Transports Urbains qui prépare la réalisation de la première ligne du tramway de Montpellier.
Les locaux sont agrandis. Le centre de contrôle du réseau déménage de la rue de la Loge, dans l'Écusson, pour s'installer avec les services commerciaux devant la gare, dans les rues Maguelone et Jules Ferry, avant d'être placé dans le nouveau dépôt de la Jeune Parque, dans le quartier de Garosud. En 1999, un nouveau dépôt baptisé Les Hirondelles est construit à la Paillade pour le stationnement des rames de tramway de la première ligne. À partir de 1988, c'est la Société Montpelliéraine des Transports Urbains qui gère la gare routière alors située sur la dalle de la gare ferroviaire.
Dès 1981, la Société Montpelliéraine des Transports Urbains diversifie ses activités : elle concourt à la gestion des parcs de stationnement payant et des horodateurs. En 1992, elle crée une activité de location de vélo, Vill'à vélo devenue Vélomagg en 2007.
En 1986, le réseau se compose de 28 lignes desservant Montpellier, Baillargues, Castelnau-le-Lez, Clapiers, Grabels, Jacou, Juvignac, Lattes, Le Crès, Montferrier-sur-Lez, Palavas-les-Flots, Pérols, Saint-Jean-de-Védas et Vendargues.
Du au , le prototype du Renault Mégabus a été testé sur la ligne 1.
En 1989, le réseau se dote d'un service de nuit, nommé « Le Rabelais », composé de 4 lignes desservant tout Montpellier.
En 1991, la livrée verte laisse place à une livrée blanche à carreaux bleus, cette livrée sera vite surnommée « Lustucru ». Les premiers bus à recevoir la livrée seront les Renault R312, reçus à cette époque.
En 1994, le réseau reçoit des Renault PR112 (standards) et PR118 (articulés).
Entre 1997 et 1998, le réseau reçoit 31 Man NL222.
2000 - aujourd'hui : le retour du tramway
Le , le nouveau réseau de tramways de Montpellier est inauguré. Durant les années qui suivent : la ligne 2 est inaugurée en 2006, les lignes 3 et 4 en 2012 puis l’extension de la ligne 4 en 2016. Ce réseau est secondé par le réseau de bus toujours existant mais totalement refondé et modernisé (nouveau matériel dans les années 2000 et 2010) afin d'offrir un complément de desserte aux 4 lignes de tramway de la métropole montpelliéraine par l'intermédiaire de ses 36 lignes (en 2016).
Ces réseaux sont exploités par la TAM (Transports de l'Agglomération de Montpellier) depuis 2000, et qui a vu son acronyme évoluer le au profit de TAM Montpellier 3M. Cette société exploite également depuis 2007 un service de vélopartage nommé Vélomagg et depuis 2006 un service d'autopartage nommé Modulauto.
Depuis le milieu des années 2000, les Transports de l'agglomération de Montpellier sont opérés en partenariat avec TransdevPhotographie d'une rame de la ligne 2 signalant ce partenariat, 21 juillet 2007..
Fin 2015, la TAM a radié tous les bus à motorisation diesel de son parc roulant au profit de motorisation GNV dans le cadre d'une initiative entamée en 2000Fin 2015, les bus de Montpellier rouleront tous au gaz (mobilicités.fr, consulté le 18 novembre 2016)..
À la suite des travaux dans le cadre de la réalisation de la ligne 5 de tramway, l'Avenue Georges Clémenceau est fermée à la circulation, et les itinéraires des lignes 6, 7, 11, 17, 33 et 38 sont modifiées en conséquence.
Le réseau Généralités Le réseau est exploité depuis 1979 par la même entreprise, anciennement société d'économie mixte devenue une société publique locale en 2022 qui porte le même nom que le réseau qu'elle exploite : la TAM, nommée SMTU jusqu'en 2000.. Dans le cadre de la délégation de service public qui courait sur la période 2018-2024, elle subdéléguait l'exploitation du réseau de bus à Transdev via la société Transdev Mobilité Montpellier Métropole (T3M) qui elle-même confiait de 50 à 71 % de la sous-traitance à Transdev Occitanie Littoral ; les Courriers du Midi (groupe Keolis) exploitant le reste...
La TAM dispose d'une assistance technique assurée par le groupe Agir.
L'ensemble des véhicules et des installations (stations, dépôts, bureaux, etc.) sont la propriété de l'autorité organisatrice de la mobilité, Montpellier Méditerranée Métropole.
Tramway
+ Lignes de tramway (simplifié) Ligne Trajet Mosson ↔ Gare Sud de France Jacou ↔ Notre-Dame de Sablassou ↔ Sabines ↔ Saint-Jean-de-Védas Centre Juvignac ↔ Mosson ↔ Pérols Étang de l'Or / Lattes Centre (Circulaire) Garcia Lorca via les berges du Lez, Près d'Arènes, Peyrou Grés de Montpellier ↔ Clapiers
Bustram
Le Bustram est un bus à haut niveau de service.
+ Lignes de bustram (simplifié) Ligne Trajet Notre-Dame de Sablassou ↔ Place de l'Europe (seconde section du tracé vers Castries, prévue en 2028)
Autobus
Le réseau de bus est formé de 38 lignes formant deux « sous-réseaux » : les lignes urbaines (numérotées entre 6 et 17, 19, 47, 52 et 53) assurant une desserte fine de Montpellier en complément du tramway et du bustram, et les lignes suburbaines (numérotées 18 et de 20 à 46), dont quatre assurées en transport à la demande reliant les communes périphériques aux stations de tramway aux portes de Montpellier.
Gratuité des transports à Montpellier Contexte Depuis le , Montpellier Méditerranée Métropole permet à tous les habitants de la métropole de Montpellier, d'utiliser les services d'autobus et de tramway sans achat de ticket, ni de prise d'abonnement via l'acquisition du Pass gratuité auprès de la TaM ; des habitants de la métropole en ont fait la demande en 2024.
Ce passage à la gratuité fait partie d'une promesse électorale du maire de Montpellier élu en 2020 et président de la Métropole, Michaël Delafosse..
Les non-résidents doivent continuer à se doter de titres payants, Julie Frêche (vice-présidente chargée des transports) justifiant ce choix par rapport à son financement par les impôts locaux. Elle pourrait toutefois être étendue aux résidents des intercommunalités voisines. Les tarifs intermodaux existent toujours, avec quelques ajustements liés aux modifications du système billétique.