Ara guadeloupensis (ou Ara de Guadeloupe) est une espèce hypothétique de perroquets, aujourd'hui disparue, qui aurait été endémique de la Guadeloupe et de la Martinique« Oiseaux de Guadeloupe », UICN, janvier 2012, consulté le 8 février 2020.. L'espèce n'est reconnue par aucune autorité taxonomique en 2015.

Description Christophe Colomb mentionne un ara de la Guadeloupe lors de ces récits de voyages : .

Plus tard, les pères Labat et du Tertre le décrivent avec beaucoup plus de détails. Le père Du Tertre le considère comme et le décrit ainsi :

Ces descriptions laissent à penser que l'oiseau était assez proche de Ara macao avec une queue plus courte et d'un rouge plus vif.

Répartition Selon le père Pinchon, la répartition géographique de l'espèce se limitait à la Guadeloupe continentale et à la Martinique. Consommant au besoin les fruits du mancenillier (Hippomane mancinella), il fréquentait donc les zones littorales ou l'on rencontre cette essence.

Taxinomie L'ornithologue Austin Hobart Clark, qui a nommé l'espèce, estime que l'oiseau était très proche du Ara macao que l'on retrouve en Amérique du Sud et sur l'île de Trinidad, et dont il différait par une taille légèrement moindre ainsi qu'une queue entièrement rouge. Plusieurs auteurs ont toutefois douté de la véracité de cette espèce, jugeant que la forte ressemblance entre l'Ara de Guadeloupe et son homologue sud-américain suggérait que les aras présents en Guadeloupe étaient des oiseaux introduits dans les Petites Antilles depuis le continent proche par les Amérindiens.

Un ulna de perroquet, trouvé sur le site précolombien de Folle Anse, sur l'île proche de Marie-Galante, a été attribué à l'Ara de la Guadeloupe en 2001. L'ossement, usé, est toutefois d'une lecture anatomique difficile, ce qui explique que la détermination ait pu être révisée quelques années plus tard en faveur de l'Amazone de la Guadeloupe par les ornithologues Stors Olson et Edgar Maíz López. En outre, ces mêmes auteurs jugent improbable la possibilité que les îles des Petites Antilles aient pu abriter des espèces endémiques d'Ara, estimant que la taille par trop réduite des îles n'aurait pas permis à des populations viables d'Ara de s'y maintenir. La démonstration de l'existence passée d'un Ara dans les îles de Guadeloupe a finalement été apportée par la découverte d'une griffe vieille de plus de dans des dépôts fossilifères à Marie-Galante et attribuée à l'Ara de la Guadeloupe.

Rothschild distinguait une autre espèce d'Ara en Guadeloupe : Anodorhynchus purpurascens. L'existence de ce second taxon a toutefois été rejetée, la description de Rothschild se basant sur une description sommaire et de seconde main de l'Amazone de la Guadeloupe.

L'Ara de la Guadeloupe n'a pas de statut de conservation UICN car cette espèce n'est pas reconnue par BirdLife International, ni par aucune autorité taxonomique d'ailleurs.

Synonymes Anodorhynchus purpurascensD'après BirdLife International (2015)., Anadorhynchus martinicus.

Disparition L'ara de la Guadeloupe a disparu de cette île au . En 1760, l'espèce était très rare et a disparu peu de temps après. suppose que la chasse est la cause de cette disparition, que ce soit pour le consommer, bien que, selon Jean-Baptiste Du Tertre, il ne s'agissait pas d'un mets de premier choix.

Notes et références

Annexes Liens internes Liste des espèces d'oiseaux de Guadeloupe Liste des espèces d'oiseaux de Martinique Liste des espèces d'oiseaux disparues Liste des oiseaux endémiques de France

Liens externes

« Fiche factuelle : Ara guadeloupensis », BirdLife International (2015) IUCN Red List for birds.

Catégorie:Psittacidae Catégorie:Oiseau disparu Catégorie:Paléontologie en Guadeloupe Catégorie:Paléontologie en Martinique Catégorie:Taxon fossile décrit en 1905