Maurice Tornay, né le , est une personnalité politique valaisanne, membre du Parti démocrate-chrétien.

De 1998 à 2009, Maurice Tornay dirige une fiduciaire (qui révise notamment les comptes de Giroud vins SA). De 2009 à 2017, il est conseiller d'État du Canton du Valais.

Biographie Après avoir achevé sa scolarité obligatoire, il obtient un certificat fédéral de capacité d'employé de commerce, puis un brevet d'expert-comptable et d'expert fiscal diplômé.. Il exerce la profession de caissier-comptable auprès de l'Office des poursuites à Sierre, puis auprès de la commune d'Orsières, avant d'ouvrir sa fiduciaire en 1989. La même année, il est élu comme député suppléant au Grand Conseil du canton du Valais, il est alors président de la section communale du Parti démocrate-chrétien.

Candidat non-élu à l'élection au Conseil national en 1995., il est réélu comme député au Grand Conseil valaisan en 1997 et prend alors la direction du groupe démocrate-chrétien des 4 districts du Bas-Valais jusqu'en 2005.

De 1998 à 2009, Maurice Tornay préside Alpes audit, la fiduciaire qui révise les comptes de Giroud vins SAInfographie animée de l'empire Giroud, www.letemps.ch (page consultée le 14 juin 2014)..

Il est candidat pour l'élection de 2009 au Conseil d'État valaisan. Il a été choisi par les membres de la section romande de son parti cantonal réunis en assemblée le à Conthey contre Christophe Darbellay comme représentant du Bas-Valais alors que Jacques Melly a été élu contre Marie-Françoise Perruchoud-Massy pour représenter le Valais centralFilliez, Xavier, Le PDC limite à deux ses champions au Conseil d'État, dans Le Temps du 7 juin 2008..

Le dimanche , il obtient la deuxième position dans le ballotage général au Conseil d'État. et devient le chef du département des finances, des institutions et de la santé. Durant ce mandat, il proposehttp://www.lenouvelliste.ch/multimedia/docs/2011/10/11_02_18_fiscalite.pdf, consulté le 17 janvier 2014. et obtienthttp://www.lematin.ch/economie/argentfinances/Baisses-d-impots-attendues-en-Valais/story/22464956, consulté le 17 janvier 2014. des réductions d’impôts pour les contribuables valaisans.

Depuis le , il est président de la Conférence latine des directeurs cantonaux des finances. succédant ainsi au sortant vaudois, Pascal Broulis. Depuis le , il est également membre de la Conférence des directeurs cantonaux des finances..

Le , il est réélu pour un second mandat lors du des élections cantonales.. Du au , il préside le Conseil d'État valaisan.. Le , la conférence des directeurs cantonaux des finances le choisit comme vice-président..

En , à la suite de l'affaire Giroud, à l'affaire Cleusix, à l'affaire de l'Hôpital du Valais et à différentes demandes de démission, une journaliste du Temps décrit Maurice Tornay comme « laminé politiquement » et ajoute que « […] en Valais le bien commun passe après le bien-être électoral des partis »Marie Parvex, « Politicailleries valaisannes », Le Temps, vendredi 10 avril 2015.. Il ne se représente pas aux élections cantonales en 2017.

Le il est nommé à la commission fédérale des maisons de jeu (CMFJ) par le Conseil fédéral, sur proposition des cantons pour la période législative 2020-2023.

Affaire Giroud

Dominique Giroud est un grand marchand de vin accusé d'avoir soustrait 7 millions de francs suisses au fisc durant les années 2000http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e3b39e0a-4013-11e3-8d36-61fd0ee8c5cf#.UsMLRPRDu30, consulté le 31 décembre 2013.. Maurice Tornay, qui n'était pas son fiduciaire de l’époque, a subi un rapprochement médiatique avec l'encaveur en question et fut critiqué pour sa gestion de l’affairehttp://www.nzz.ch/aktuell/schweiz/moralist-mit-umstrittener-steuermoral-1.18204268, consulté le 31 décembre 2013.. Maurice Tornay a publié le un communiqué de pressehttp://entremont-autrement.blogspot.com/2013/12/fiscalite-valaisanne-mise-au-point-du.html, consulté le 31 décembre 2013., où il se dit « Pris en tenaille entre secret de fonction et secret professionnel […] ». Le , Maurice Tornay confie au journal Le Matin qu'il n'a pas touché d’argent de Dominique Giroud pour sa campagne 2012-2013 de réélection au Conseil d’État du Valais., contrairement à sa campagne de 2009. Le , la Commission de Gestion du Grand Conseil se saisit du dossier Giroud dans le but d’examiner si les institutions de l’État ont fonctionné correctement et si les intérêts de l’État ont été préservéshttp://www.lenouvelliste.ch/fr/valais/valais/la-commission-de-gestion-va-investiguer-sur-l-affaire-giroud-498-1253904, consulté le 19 mai 2014. ; elle demande aussi au Conseil d’État la levée immédiate du secret de fonction des magistrats et fonctionnaires concernés par l'affaire Giroud. Le rapport de la commission de gestion est prévu pour mai ou http://www.letemps.ch/Page/Uuid/cf1f0504-ba9a-11e3-a680-bce2e30a827d%7C0, consulté le 19 mai 2014..

À propos de l'implication de Maurice Tornay dans l'Affaire Giroud dévoilé par la journaliste Marie Parvex dans le journal Le Temps en , le politologue René Knüsel a déclaré que l'« on pourrait la comparer avec l'affaire Kopp »Marie Parvex, « « On pourrait comparer l’affaire Tornay avec l’affaire Kopp » », Le Temps, 29 janvier 2014..

En , Le Temps révèle que, le , la fiduciaire de l’Entremont, présidée par Maurice Tornay, établit une déclaration fiscale pour l'entreprise de Dominique Giroud avec un revenu imposable de francs en 2003. Cette déclaration n'étant pas envoyée au service des contributions, ce dernier établi une taxation d'office sur un revenu estimé à francs. Selon Le Temps, la fiduciaire de Maurice Tornay intervient alors pour demander (et obtient) une taxation d'office sur un revenu imposable de francsMarie Parvex, « Ce que savait Maurice Tornay », Le Temps, 23 décembre 2014.. Selon l'avocat fiscaliste Philippe Kenel, « Il est évident que la défense de Maurice Tornay pose un problème. Il doit absolument dire, voire prouver, quelle était sa conviction quant au revenu imposable réel de son client pour l’année 2003 »Alexis Favre, « « Il est évident que la défense de Maurice Tornay pose un problème » », Le Temps, 3 janvier 2015..

En , le Temps titre « Affaire Giroud : le ministre Tornay disculpé »Yelmarc Roulet, « Affaire Giroud: le ministre Tornay disculpé », Le Temps, mardi 20 janvier 2015. Le président de la Commission de gestion, Narcisse Crettenand (PLR), déclare qu'« aucun élément ne permet de dire que Maurice Tornay a influencé ou tenté d’influencer le traitement du dossier Giroud par le Service cantonal des contributions ». Cependant, Le Matin Dimanche publie par la suite des courriels impliquant directement Maurice Tornay dans l'affaire.

Notes et références

Liens externes

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