La section féminine du Paris Saint-Germain Football Club, couramment abrégée en PSG féminin ou simplement PSG, est un club de football français basé à Paris et créé en 1971, un an après la création de la structure masculine.

Le club participe pour la première fois au championnat de France de première division en 1979 et s'y maintient trois saisons. Il retrouve l'élite en 1986 pour six saisons, puis de nouveau en 2001, niveau qu'il n'a depuis jamais quitté.

Le club obtient son premier titre majeur avec le Challenge de France remporté en 2010 face à Montpellier suivi en 2018 d'une nouvelle Coupe de France, premier titre depuis la professionnalisation du club en 2012. En effet, racheté par le fonds souverain Qatar Sports Investments (QSI) en 2011, le club bénéficie de forts investissements et devient vice-champion de France huit fois, de 2011 à 2020. En 2015, il participe également à sa première finale de Ligue des champions, finale de nouveau atteinte en 2017. Le PSG devient champion de France pour la première fois de son histoire en 2021 et remporte une nouvelle Coupe de France l'année suivante.

L'équipe première est entraînée par Paulo César et participe en 2025-2026 au championnat de première division pour la consécutive. Elle s'entraîne et joue la plupart de ses matchs à domicile au Campus PSG à Poissy, dans les Yvelines.

Histoire Les débuts du football féminin au Paris Saint-Germain La section féminine du Paris Saint-Germain voit le jour à l'été 1971 à la suite du feu vert donné par la FFF au football féminin. 33 féminines sont ainsi licenciées au club pour la saison 1971-72Paris Football Club, de juin 1972, . Le Paris Saint-Germain dispute les trois premières éditions du championnat de Paris féminin. En 1971-1972, le PSG se classe juste derrière le RC Joinville, vainqueur d'un championnat comptant .

Le Paris Saint-Germain ne prend pas part aux cinq premières éditions du championnat de France féminin, poursuivant sa route en Championnat de Paris. Il se classe en 1974-1975, en 1975-1976, en 1976-1977.

Le Camp des Loges accueille un « grand match de propagande pour le football féminin » le . Cette rencontre oppose une sélection de joueuses parisiennes aux filles du Stade de Reims, toutes auréolées de leur titre de championnes du monde conquis en à Taïwan.

thumb|L'équipe féminine du PSG en 1988. À l'issue de la saison 1978-1979, les filles du Paris Saint-Germain sont promues pour la première fois dans l'élite nationale qui passe de 20 à 48 clubs.. Le PSG accueille alors sa première joueuse internationale, la Rémoise Marie-Bernadette Thomas, qui évoluera au club parisien pendant trois ans. De 1982 à 1986, le championnat s'organise en deux phases, un tour préliminaire répartissant par la suite les équipes en deux divisions. Le club parisien dispute alors systématiquement la deuxième division où il parvient en finale à deux reprises, en 1983 et 1985. Par la suite, le championnat revient à un format plus classique avec plusieurs groupes et une phase finale. Défenseure et capitaine du PSG de 1986 à 1991, Caryne Selbonne est la première internationale française de l'histoire du club à évoluer en sélection durant son passage au PSG...

En 1992 est mis en place une poule unique de 12 clubs en première division, appelée Nationale 1A, et une deuxième division nommée Nationale 1B est créée. Le PSG débute alors dans cette dernière avant de monter en N1A en 1994, sans toutefois parvenir à s'y maintenir. Les Parisiennes retournent donc jouer en N1B.

En 1999, Sébastien Thierry devient entraîneur des féminines du PSG. Durant la saison 1999-2000, les Parisiennes sont proches de la montée en N1A mais échouent en toute fin de saison à cause d'une lourde défaite à domicile contre Schiltigheim (0-3). Leur entraîneur affirme un an après que « c'était une grosse déception, mais on n'était pas encore prêt à monter ». L'équipe se renforce l'année suivante en recrutant Laure Dupond, Cécile Deville et l'ancienne internationale Aude Banasiak. Dans la poule A, les Parisiennes réalisent l'exploit de remporter 16 victoires en 18 matchs et ainsi assurer la première place de la poule, synonyme d'accession en D1. Une seule fois au cours de la saison les Parisiennes n'ont pas occupé la place de leader du groupe A, après la défaite à Compiègne (1-2, ). Le club remporte même le titre de champion de France de D2 en venant à bout de Caluire (5-0), champion du groupe B, le et de Tours (2-1), premier du groupe C, le sur l'Île de la Loge, à Bougival, devant une centaine de spectateurs.. Laura Georges, , espoir du club et future internationale française, joue déjà en défense centrale. La saison des Parisiennes s'achève en apothéose avec une troisième victoire d'affilée en Coupe de Paris. « C'est le point final à une saison exceptionnelle » pour l'entraîneur Sébastien Thierry.

Années 2000 : des féminines de retour au premier plan Des saisons en demi-teinte (2001-2009) En 2001, le PSG, auréolé de son titre de champion de France de D2, retrouve l'élite, désormais nommée Division 1, qu'il ne quittera plus. L'équipe entraînée par Sébastien Thierry a pour objectif de se maintenir pour cette première saison au plus haut niveau depuis . Pour ce faire, Paris recrute Karine Noilhan, la buteuse Ingrid Boyeldieu et l'internationale camerounaise Dorette Elangue Etémé. Après un bon début de saison, la gardienne de but Céline Deville, la grande espoir du club Laura Georges et l'attaquante Béatrice Basse sont appelées en équipe de France. Le PSG rencontre Lyon en et réalise un bon match malgré une défaite 2-1 et la blessure de Laetitia Duffour qui s'ajoute à celle de Noilhan.. En fin de saison, le club est tout prêt de se qualifier pour le tour final, occupant la jusqu'à la dernière journée avant d'être dépassé par Montpellier à la suite d'une défaite logique contre Toulouse (0-3), champion de France en titre. En Challenge de France, Paris est éliminé en quarts de finale, toujours face à Toulouse, qui remportera le trophée..

Après une première saison encourageante en première division, le PSG de Sébastien Thierry espère confirmer et se rapprocher des quatre premières places du championnat lors de la saison 2002-2003, avec les renforts de Julie Soulet, Sylvaine Lair et de l'internationale Stéphanie Morel compensant les départs de Laura Georges (Clairefontaine), Alliette Mousnier-Lompré, partie étudier aux États-Unis, et Céline Deville (Montpellier). Paris termine finalement dans le ventre mou du championnat ( sur 12) avec inscrits par Boyeldieu, qui termine sur le podium des meilleures buteuses du championnat. Lors du Challenge de France, le PSG s'incline au stade des de finale face à Montpellier (3-5).. Durant ces années, les féminines du Paris Saint-Germain, affiliées à la section amateur, sont rémunérées la victoire et le nul, et peuvent s'entraîner seulement sur des terrains synthétiques, ceux gazonnés étant exclusivement destinés à la CFA et aux pros..

Pour la saison 2003-2004, PSG se montre ambitieux en termes de recrutement mais échoue à attirer Sonia Bompastor (Montpellier) et Camille Abily (Clairefontaine).. Laura Georges et Aliette Mousnier-Lompré sont de retour au club et Paris engage deux jeunes joueuses prometteuses de d'Evreux : la gardienne internationale française Bérangère Sapowicz et la milieu offensive Candice Prévost. Du côté des départs, Audrey Malet, Cindy Robinson et Aude Banasiak quittent le club de la capitale, Karine Noilhan met un terme à sa carrière et va diriger l'équipe réserve du club. Le début de saison est catastrophique avec 5 défaites consécutives, et un seul match nul après . La première victoire, à Compiègne grâce à Laura Georges, semble lancer la saison du PSG, mais les Parisiennes terminent à une modeste , et ne connaissent pas plus de succès en Challenge de France, après avoir frôlé l'humiliation contre Le Mans (D3) en de finale, avec une qualification sur tapis vert. Le parcours du PSG s'achève en quarts de finale face à Compiègne. Sébastien Thierry quitte le club à l'issue de la saison après à la tête de la section féminine..

Cyril Combettes est nommé entraîneur de l'équipe première à partir de la saison 2004-2005. Cette saison-là, le PSG perd deux internationales françaises, Laura Georges et Morgane Courteille, et recrute surtout en deuxième division, la seule arrivée de D1 étant Nonna Debonne. Florence Freyermuth abandonnant son brassard de capitaine, il revient alors à Laetitia Duffour. Le PSG démarre une nouvelle fois très mal la saison avec quatre défaites et va se battre tout au long de celle-ci pour ne être relégué. Le maintien est finalement acquis lors de l'avant-dernière journée de championnat, après paradoxalement une défaite à Lyon (0-2). Les Parisiennes, finissant avec seulement trois victoires en championnat, réalisent malgré tout avec un beau parcours en Challenge de France en s'arrêtant en demi-finales, mais l'achève tout de même par une défaite cinglante à domicile contre Juvisy (0-7), le . À l'issue de la saison, de nombreuses parisiennes « historiques » quittent le club : Ingrid Boyeldieu part à Hénin-Beaumont, Stéphanie Hoffele rejoint Évreux, Dorette Elangue Etémé signe à Montigny, Marie-Pierre Mazarin et Nathalie Coutat prennent la direction du Herblay FAS, Florence Freyermuth et Véronique Carrette quant à elles mettent un terme à leurs carrières..

L'effectif est ainsi grandement renouvelé pour la saison suivante et notamment rajeuni avec le recrutement de Mériame Ben Abdelwahab (Saint-Brieuc) et de trois espoirs du CNFE Clairefontaine : Émilie L'Huillier, Laure Boulleau et Sabrina Delannoy. Durant, cette saison 2005-2006, le club va faire face à un gros problème d'effectif, possédant seulement 16 joueuses. Malgré une première victoire encourageante contre Toulouse (2-1), le PSG enchaîne avec trois défaites et n'a plus alors qu'ambition de se maintenir dans l'élite le plus rapidement possible dans cette saison de transition. Le , le PSG crée la polémique lors du derby francilien perdu face à Juvisy (0-5) en alignant sur la pelouse seulement 9 joueuses. En effet, la tournée de l'équipe de France en Chine en janvier a modifié le calendrier et le match a été avancé d'un mois. Et sur les 13 joueuses alors disponibles (Gassin, Gérard, Legrand, Morel étant en vacances), quatre sont blessées (Duffour, Ben Abdelwahab, Boulleau, L'Huillier). Ainsi pour ce match à Viry-Châtillon, la gardienne de but Cécilie Quatredeniers est titularisée au poste d'arrière gauche. Elle est même en fin de saison alignée au poste d'attaquante pour un match sans enjeu face à La Roche-sur-Yon. Malgré ces péripéties, le maintien est assuré dès le mois de février et le parcours en Challenge de France s'achève au stade des de finale, contre Toulouse..

La rajeunissement du groupe se poursuit avec le recrutement de Gwenaëlle Pelé à l'OL et de Morgane Courteille, de retour après une saison à Clairefontaine. Le début de saison 2006-2007 est une nouvelle fois décevant : après , le club de la capitale est dernier, avec un nul pour 4 défaites et un seul but inscrit. Le message de l'entraîneur Cyril Combettes passe difficilement auprès du groupe, malgré un sursaut et deux cartons inscrits face à Hénin-Beaumont et La Roche-sur-Yon. Ainsi le , date de la reprise, la cassure est réelle entre le groupe et l'entraîneur, les conflits perdureront jusqu'à début avril après le succès face à Toulouse (1-0) qui assure le maintien du PSG en première division, l'entraîneur annonçant alors son départ immédiat du PSG. Robert Levêque assure l'intérim puis début juin Éric Leroy lui succède..