L'Institution Sainte-Marie est un établissement privé catholique sous contrat d'association avec l'État et sous tutelle marianiste. Il est situé à Antony dans les Hauts-de-Seine. L'établissement compte environ regroupés en , allant de la maternelle aux classes préparatoiresÉquipes, nombre de salariés et d'élèves, Institution Sainte-Marie d'Antony., ce qui en fait le plus grand établissement scolaire privéVoir article Collège Stanislas pour la seconde place et statistiques comparées. de France.

Histoire L’établissement actuel, qui a fêté son centenaire en 1997Vivre à Antony, Bulletin municipal officiel, Antony, revue mensuelle, , novembre 1997, ., est né de la fusion des deux anciennes écoles marianistes d'Antony avec deux très anciennes écoles privées d’Antony installées rue Auguste-Mounié (Saint-Joseph au et La Croix au ) puis avec l’établissement créé en 1968 à la suite de la disparition de l’Institution « Sainte-Marie de Monceau ». Ce dernier établissement était tenu par les marianistes à Paris jusqu’en 1968, date à laquelle les bâtiments avaient été détruits pour céder la place au siège d'Électricité de France (EDF).

Les anciennes écoles d'Antony Au , lorsqu'on remontait la rue Auguste-MouniéVivre à Antony, Bulletin municipal officiel, Antony, revue mensuelle, , avril 1992, . (qui s'appelait avenue du Pont), le premier bâtiment à droite était l'école primaire dirigée par les marianistes et qui fut fondée en 1850 par monsieur Lennuyeux, instituteur, en application de la loi Falloux du sur la liberté de l'enseignement. En face se trouvait une école privée qui a une longue histoire. Cette école, installée là en 1820, fut fondée par les religieux de la congrégation de Saint André-Hubert FournierVivre à Antony, Bulletin municipal officiel, Antony, revue mensuelle, , , .. Elle remplaçait celle construite place de l'Église en 1788 qui était devenue trop exiguë. En vertu des lois de laïcisation, la commune crut possible d'installer l'école laïque publique de filles dans le bâtiment de cette école des sœurs. Les partisans de l'école religieuse, après de très longues et très âpres discussions avec la commune, versèrent pour conserver leur école. Mais comme il n'existait pas d'école laïque pour les filles, la commune versa pendant deux ans la somme de à l'école qu'on appelait encore l'école des sœurs, malgré le départ de celles-ci en 1904. Ce ne fut qu'en 1905 que fut ouverte l'école communale des filles. Madame Larrieu, directrice de l'école privée des filles, fut assassinée le par de jeunes voyous et madame Balencie qui lui succéda donna le nom d'Institution Jeanne-d'Arc à l'établissement qui, vers 1928, devint l'Institut La Croix.

Après la Première Guerre mondiale, madame Balencie songea à se retirer. Mais l'abbé Sauvanaud, curé de Saint-Saturnin, voulait sauvegarder l'école. Il chercha donc une communauté religieuse qui voudrait bien s'installer à Antony et la reprendre. Les sœurs de la congrégation de la Croix, alors installées à Passy, cherchaient une maison en banlieue. Le , la congrégation de la Croix s'installait rue de la Mairie. L'école comptait alors , dont une trentaine d'internes. En 1945, les sœurs transformèrent l'école primaire en école secondaire. En 1953, une nouvelle tranche d'agrandissements fut décidée. En 1955, la suppression de l'internat libéra encore quelques classes. Le nombre des élèves passa à 500 en 1960. Chaque année, l'école s'est développée, jusqu'en 1975 où la congrégation des Sœurs de la Croix se mit d'accord avec la congrégation des marianistes pour faire de leurs deux écoles une seule unité pédagogique et administrative.

L'arrivée des marianistes à Antony vignette|gauche|École Sainte-Marie et séminaire. Trois religieux marianistes arrivent à Antony en 1897. Ils s'installent dans la propriété Chénier et y créent une école primaire. En 1898, ils construisent le bâtiment surmonté d'un clocheton, que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de maison Saint-Jean. Ce bâtiment fait alors office de petit séminaire. En 1903, l'enseignement est interdit aux membres des congrégations religieuses. Les frères marianistes sont expulsés d'Antony. La propriété est alors achetée par une ancienne novice et devient pension de famille puis hôpital auxiliaire pendant les deux guerres mondiales. Entre-temps, les marianistes réinvestissent les lieux et continuent d'enseigner. En 1921, ils créent l'Institution secondaire Sainte-Marie.

Le retour des marianistes en 1967 Les marianistes qui étaient installés construisent en 1967 l’actuel bâtiment (agrandi depuis) et ouvrent l'Institution Sainte-Marie. Le collège Sainte-Marie de Monceau fusionne alors avec le collège Fénelon qui avait été fondé en 1869 par les prêtres du diocèse de Paris. Ce nouvel établissement fusionne ensuite avec le collège Saint-Augustin pour donner naissance à l’établissement Fénelon - Sainte-Marie - Saint-Augustin puis avec l’établissement de filles Sainte-Marie - La Madeleine pour créer l'établissement que l’on connaît aujourd'hui sous le nom de Fénelon - Sainte-Marie. Quant à l'école, elle s'est installée en 1996 dans des bâtiments nouvellement construits en remplacement des bâtiments de l'école La Croix, démolis le .

L'établissement doit beaucoup au père Roger Ninféi qui, après avoir dirigé pendant dix ans le collège Stanislas de Paris, .

L'association des anciens élèves de Sainte-Marie d'Antony a intégré parmi ses membres les anciens élèves de Sainte-Marie de Monceau.

Spécificité du projet éducatif L’Institution Sainte-Marie d'Antony est un établissement catholique d’enseignement ouvert à tous. Il est animé par des laïcs en collaboration étroite avec des religieux marianistes qui assument la tutelle congréganiste de l’établissement depuis sa fondation. Sa finalité et ses objectifs se situent dans la ligne du concile Vatican II qui a, entre autres, défini la vocation de l’école catholique. En outre, la présence, dans la Maison Saint-Jean, d’une communauté religieuse, très investie dans la vie et le fonctionnement de l’établissement, assure la permanence d’une manière de pensée et de vivre qui donne sa personnalité propre à l’Institution. La communauté éducative est animée par l’esprit évangélique de liberté et de charité où les jeunes réalisent l’unité de leur vie dans la synthèse de la culture humaine et de la foi.

La pédagogie marianiste est centrée sur cinq axes : éduquer dans une perspective de foi ; offrir une éducation intégrale de qualité ; vivre dans une ambiance d'esprit de famille ; préparer à servir la justice et la paix ; rendre capable de s'adapter aux changements.

Cette pédagogie est présentée dans l'ouvrage Éduquer pour faire grandir rédigé par le père Jean-Claude DélasJean-Claude Délas est né le et mort le , in Vincent Gizard, provincial de France, Texte de la messe d'adieu au père Jean-Claude Délas, ., alors directeur de Sainte-MarieJean-Claude Délas, Éduquer pour faire grandir, , paru le .. Religieux marianiste, il dirige pendant huit ans l'établissement marianiste de Bordeaux, avant de venir occuper à Paris la fonction de Provincial de sa congrégation, c'est-à-dire supérieur pour toute la Province de France, Belgique et Afrique francophone. Une fois son mandat terminé en 1988, il prend la direction de l'Institution Sainte-Marie d'Antony. Il écrit alors chaque semaine, un éditorial dans le journal interne de l'établissement (Sainte-Marie infos). La base de son ouvrage est constituée de ces textes, inspirés par l'actualité, son vécu quotidien de « prêtre-directeur » ou ses réflexions sur des sujets plus généraux. Ce livre est un , comme l'écrit le père DélasVivre à Antony, Bulletin municipal officiel, Antony, revue mensuelle, , , ..

L'établissement actuel Effectif L’effectifAnnuaires annuels de l'année scolaire 1992-1993 à l'année scolaire 2007-2008. augmente régulièrement : de l'ordre de dans les années 1990, il est de l’ordre de dans les années 2000 et atteint en 2020/2021 se répartissant en 109 classes : 6 classes de maternelle (2 pour chacune des trois années) ; 18 classes à l'école primaire (3 en CP et CE1, 4 ensuite) ; 49 classes au collège (12 en , et , 13 en ) ; 31 classes au lycée (11 en 2nde, 10 en et 10 en Terminale) ; 5 classes préparatoires aux grandes écoles (MPSI, PCSI, MP, PC, PSI).

Évolution de l’effectif : 1992-19931993-19941994-19951995-19961996-19971997-19981998-19991999-2000 2000-20012001-20022002-20032003-20042004-20052005-20062006-20072007-20082008-2009

Les classes à thèmes Sainte-Marie dispose de classes à thèmes, telles qu'arts du cirque, Odyssée (en ), sciences et arts, anglais renforcé en et , informatique (expérimentale en ), art et cinéma, classe littéraire, Vésuve, Andalousie., Saragosse, Une année un livre, ou encore les classes maîtrisiennes (de la à la , voir ci-dessous « l’importance du chant choral »).

Résultats au baccalauréat Durant les années 2004 à 2010, le pourcentage d'élèves reçus au baccalauréat a varié de 96 % à 100 % suivant les filières et les années..

Le magazine L'Express publie chaque année un classement des lycées en fonction de trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet).. En fonction de ces critères et pour les résultats 2017, ce lycée a été au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et au niveau national, avec une note de 16,5 sur 20..

Lors de la session de , 99,12 % des élèves de l'institution ont obtenu leur diplôme du baccalauréat. Parmi ces élèves, on recense 85,8 % de mentions dont 30,59 % de mentions « très bien »..

Classes préparatoires scientifiques L’Institution Sainte-Marie d’Antony propose des classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles (CPGE), avec deux classes de première année (MPSI et PCSI) et trois classes de deuxième année (MP, PC et PSI) https://www.saintemarieantony.fr/prepas/

L’établissement figure régulièrement dans les classements nationaux des classes préparatoires scientifiques publiés par la presse spécialisée. Dans le classement 2026 du Figaro Étudiant, la filière MP de Sainte-Marie Antony est classée 11e au niveau national, la filière PSI 16e et la filière PC 19e.

L’établissement publie par ailleurs ses résultats de concours. Pour la session 2025, les trois classes de mathématiques spéciales regroupaient 102 étudiants ; selon les données publiées par Sainte-Marie, 27 étudiants de MP, 23 de PC et 38 de PSI ont intégré une école d’ingénieurs à l’issue des concours.

Les résultats complets des intégrations pour 2025 sont disponibles en ligne : https://www.saintemarieantony.fr/wp-content/uploads/2025/12/Page-resultats-2025-CPGE.pdf

Les classes préparatoires scientifiques de l'Institution Sainte-Marie sont accessibles sur dossier ParcourSup. L'option internat est possible avec un cadre de vie agréable au sein d'un campus qui a ouvert depuis 2019 au sein de la ville d'Antony.

Directeurs successifs thumb|Père Jean-Claude Délas,en . Période Directeur1967-1968Père Jean-Marie de Miscault1968-1974Père Bernard Vial1974-1984Père Roger Ninféi1985-1986Père Oberlé1986-1999Père Jean-Claude DélasAvant de diriger Sainte-Marie d'Antony, le Père Délas fut provincial des marianistes, directeur du collège Grand-Lebrun de Bordeaux et représentant des religieux à l'Office international de l'enseignement catholique.1999 – Père Bernard Vial – François Tellier – Richard Faivre (précédemment chef d'établissement de Sainte-Marie Grand Lebrun à Bordeaux de 1992 à 2003) – Jean-Claude Fourmaux-LainéSainte-Marie Infos, Journal interne de Sainte-Marie d'Antony, , 3, . (précédemment chef d'établissement de l'ensemble scolaire Fénelon-Notre-Dame à La Rochelle)depuis Benoît Richard (précédemment chef d'établissement de Saint-Michel de Picpus à Paris de 2006 à 2017)