Lécousse est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale . (les Lécoussois).

Géographie Situation thumb|left|Carte de la commune de Lécousse et des communes avoisinantes.

Lécousse est une commune située en périphérie ouest de Fougères, dans la partie nord-est du département d'Ille-et-Vilaine. Lécousse fait partie de l'arrondissement de Fougères-Vitré et de la communauté de communes Fougères agglomération .depuis sa création le .

Relief La moitié nord du finage de Lécousse est constituée pour l'essentiel d'un plateau compris entre 150 et 180 mètres d'altitude, le point le plus haut (181 mètres) étant à l'emplacement du château d'eau, à l'ouest du bourg. La moitié sud du territoire communal est moins élevée, comprise le plus souvent entre 100 et 120 mètres d'altitude. Le bourg est en situation assez élevée vers 140 mètres d'altitude.

Les points les plus bas sont en périphérie communale, souvent constituée de vallées : principalement celle du Nançon (qui sort de la commune à 62 mètres d'altitude et sert de limite communale sud, séparant Lécousse de Javené ; plusieurs de ses affluents servent aussi de limite communale :le Ruisseau de Marvaise au nord sépare la commune de Saint-Germain-en-Coglès, etcelui du Gué Pérou et un peu le Nançon côté nord-est avec Parigné, Laignelet et Fougères, le Ruisseau de Vaugarny à l'ouest avec Romagné.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Nançon, le ruisseau de la Chaumoie, le ruisseau de Marvaise, le ruisseau de Vaugarny, le ruisseau du Gué pérou et le ruisseau du Pont sec..

Le Nançon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Landéan et se jette dans le Couesnon à Fougères, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques du Nançon sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 665 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1969 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LécousseLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Transports Les transports ont longtemps été difficiles comme l'illustre cet extrait de Quatrevingt-treize, roman de Victor Hugo : « Tout est chemin creux, dans le bocage et, entre toutes, la route de Javené à Parigné par Lécousse. De plus tortueuse. C'est plutôt un ravin qu'un chemin (..). Elle est murée à droite et à gauche par des haies. Pas de meilleur endroit pour une embuscade »..

Bénéficiant de la proximité de Fougères, Lécousse est désormais très bien desservi par voie routière : la commune est traversée par la D 798 (ancienneroute nationale 798), la Route nationale 12 (qui relie la commune à l'autoroute A84 (Autoroute des estuaires) en direction de Rennes, la D 155 (ancienne Route nationale 155 qui relie la commune à cette même autoroute A84 en direction du Mont-Saint-Michel et de la Normandie et au-delà cette riute va jusqu'à Saint-Malo), la D 17 en direction de Saint-Germain-en-Coglès; toutes ces routes viennent de Fougères.

Grâce à la rocade sud de Fougères (RN 12 en direction de l'est) Lécousse dispose aussi de liaisons routières modernes avec le sud (en direction de Vitré via la D 798 et l'est (en direction de Mayenne).

Urbanisme Typologie Au , Lécousse est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de FougèresUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Fougères, il y a une ville-centre et trois communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,9 %), prairies (33,2 %), zones urbanisées (18 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,9 %), terres arables (3,8 %), forêts (0,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Attestations anciennes de Excussâ ().. ; ce nom reste énigmatique.

Cussa (1141)

Exussa ()

L'Escousse ()..

Étymologie La signification du toponyme reste obscure. Les attestations anciennes, qu'il devait ignorer, puisqu'il ne les mentionne pas, ne permettent pas de confirmer l'interprétation suggérée par Albert Dauzat. : le domaine des Écossais (la Scottia).

Deux autres hypothèses existent : peut-être du latin ecclesia ("église") ou encore du latin excussa ("dépouillée", "diminuée"), l'ancienne paroisse alors dénommée "Saint-Martin-des-Champs" ayant été démembrée (au la paroisse Saint-Sulpice [en Fougères actuellement] est détachée de Lécousse)..

Histoire Antiquité À l'époque gauloise, Lécousse faisait oartie du territoire des Riedones ; des vestiges de villas gallo-romaines ont été trouvés au lieu-dit Marvaize.

Une voie romaine à Aleth allant de Jublains à Aleth passait par le "Chemin de la Pierre Blanche" et par le "chemin des Rochelettes" en Lécousse..

Moyen-Âge Entre le et le la paroisse s'appelait probablement Saint-Martin-des-Champs (celle de Laignelet s'appelant Saint-Martin-des-Bois. La paroisse est antérieure à Fougères.

En 1143, Lécousse est formé du bourg de l'Echange (Eschange). Le reste des terres est donné aux chanoines qui construisent l'abbaye de Rillé en Fougères.

La paroisse de L’Escousse dépendait de la seigneurie du Châtellier, mais les barons de Fougères en dévirent par la suite les seigneurs. Vers 1090, l'église paroissiale fut donnée à l'abbaye de Pontlevoy par un nommé Morand, lors de son admission dans cette abbaye ; il ajouta à ce don celui des dîmes et de tout ce qu’il possédait dans la paroisse. Le prieuré de Saint-Pierre d'Igné a probablement été fondé au par les moines de l'abbaye de Pontlevoy qui possèdaient alors des biens considérables dans les environs de Fougères ; le prieur percevait les deux tiers des dîmes de la paroisse.. Ils conservèrent l'église de Lécousse jusqu'à la Révolution française..

A l’époque à laquelle la paroisse de"L’Escousse fut donnée à l’abbaye de Pont-le-Voy, elle avait une importance tout autre que celle qu’elle a de nos jours, puisqu’ellle comprenait les deux paroisses de Saint-Léonard (désormais en Fougères) et de Rillé ; la paroisse de Saint-Sulpice formait alors une enclave dans son territoire.

Temps modernes Charles Jean fabriquait vers 1740 des « papiers et parchemins blancs » au moulin du Guélandry..

Cinq chapelles existaient dans la paroisse : une se trouvait à Bliche le long de la route de Rennes ; la chapelle Saint-Joseph à Montaubert ; la chapelle Saint-Mathurin dans le faubourg de Savigny (toutes les trois disparues) ; une chapelle au manoir de la Forêt ; la chapelle Saint-Jacques à la Garenne (construite en 1651 par Germain Goret, seigneur de la Courtillière ; devenue une maison d'habitation en 1976).

Vers 1680 les fiefs de la paroisse étaient : la Forêt [Forest], basse, moyenne et haute justicePar exemple en 1649 Jean Davi, condamné à mort par la juridiction de la Forest.fut exécuté devant sa demeure, au village de la Chonnière, disposant du droit de prééminence dans l'église paroissiale en tant que seigneur fondateur (en 1680 Joachim de Beaucé, abbé de Pontlevoy); la Ménagère et la Garenne (à Germain Goret, seigneur de Courtelle) ; la Guillerie, basse justice, à Jacques Tranchant) ; Perousel, la Hamelinaye, la Burlais, les Haute et Basse Chavarie et la Tangouyère (à la seigneurie de Larchapt, en Romagné) ; le Bourg de l'Escousse, basse justice (dépendance du prieuré d'Igné) ; Bourg de Savigny [Savigné], haute, moyenne et basse justice (à l'abbaye de Savigny).. L'abbaye Saint-Pierre de Rillé, qui avait de nombreuses possessions dans la paroisse, disposait aussi des droits de haute, moyenne et basse justice. thumb|Carte de Cassini de la paroisse de Lécousse et de ses environs (1767). Le subdélégué de Fougères écrit en 1771 : « Presque toutes les paroisses (..) sont dans la plus affreuse misère, surtout Parcé, Billé, Javené, la Chapelle-Janson, Luitré, Le Loroux, Laignelet, Lécousse, Saint-Germain-en-Coglès. Le plus grand nombre des habitants de ces paroisses sont sans ressources, nus, couchés sur la paille, malades et manquent de pain »..