Étienne Bouchaud, né le à Nantes et mort le à ParisRelevé généalogique sur Filae., est un peintre et graveur français, membre de l'École d'Alger.

Biographie Fils d'Adolphe Bouchaud, propriétaire du château de La Bernardière (Saint-Herblain)La Bernardière, ville de Saint-Herblain, et de Marie Geneviève d'Espinay, petit-fils de Léon Bouchaud, il naît à Nantes au place de la Petite-Hollande., au sein d'une famille d'artistes.. D'une fratrie de dix, trois de ses frères, Pierre BouchaudChristian Davy, Les guerres mondiales dans l’œuvre de Pierre Bouchaud, Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, 123-3, Presses Universitaires de Rennes, 2016, p. 118-129., Jean Bouchaud et Michel Bouchaud, seront aussi artistes peintres. Étienne Bouchaud grandit dans la vénération des peintres paysagistes Jean-Baptiste Camille Corot et Henri Harpignies avec lesquels son grand-père avait travaillé. Bachelier ès lettres en 1915, il fréquente l'atelier de Jean-Paul Laurens à l'Académie Julian en 1916, puis s'inscrit à l'Académie Ranson dans l'atelier de Maurice Denis, qui prend sur lui un grand ascendant. Il y restera jusqu’à son service militaire. Il fait la connaissance du futur peintre de la marine Jean MaxenceQui fera de lui un portrait. à l'occasion d'un examen pour entrer à l'École des beaux-arts de Paris.

Mobilisé dans l’artillerie à Vannes pour effectuer ses classes, Étienne Bouchaud est Brigadier à Troyes au sein du d’artillerie. Il devient volontaire au Maroc en 1918, sous la protection du général Lyautey. En 1920, il parcourt le Maroc avec son frère Jean Bouchaud, habillés en indigènes. Il participe à la décoration du Palais du Maroc et à l'Exposition coloniale de 1922 à MarseilleMylène Théliol, L’association des peintres et sculpteurs du Maroc (1922-1933) », Rives méditerranéennes, Varia, 2010, p. 237-249.. Il rencontre Othon Friesz, effectue un voyage d'étude à Marrakech, et obtient le Prix Abd-el-Tif de 1925. Il fait partie de ce que l'on appellera « la génération du Môle » à Alger où il peint les garçons du port et les quartiers réservés. Ami de Jean Launois, il entreprend avec lui et Corneau un voyage dans le midi de la France et rejoint Albert Marquet à La Goulette. Sociétaire au Salon d'automne, il y envoie régulièrement ses toiles, de même qu'au Salon des indépendantsEn 1928 il envoie ainsi deux natures mortes. Cf. . et au Salon des Tuileries.

Il est nommé chargé de mission en 1927 par le gouvernement du protectorat français au Maroc, et part pour Alger en 1928, et y sera encore en 1933. Il travaille pour l'exposition d'Anvers, et occupe à Paris à cette époque l'atelier de Seurat. Il est appelé par le maréchal Lyautey pour créer deux dioramas pour les palais du Maroc et de l'Algérie à l'Exposition coloniale de 1931. En 1935, il est nommé pensionnaire de l'Institut français d'Amsterdam où il passe deux ans.

Étienne Bouchaud participe à l'exposition des « Artistes de ce temps » au Petit Palais à Paris en 1938. Il exécute une fresque dans l’église de Savenay (Loire-Atlantique). Il effectue un voyage en Grèce et dans les Îles de la mer Égée en compagnie de Gabriel Audisio. Il envoie des panneaux décoratifs à l’exposition de New York en 1939 avec son frère Jean, où ils présentent tous deux un panneau monumental sur L'Expansion française du . Il obtint le prix Charles Cottet en 1943. Il retourne en Algérie en 1947, en 1950 et dans les années suivantes (à Alger et Boghari notamment). En 1950, il fait un séjour chez le compositeur Léo BarbèsLéo Louis Barbès (1895-1986). Compositeur et musicologue. - Spécialiste de la musique arabo-andalouse (data Bnf). à Alger.

À nouveau boursier du gouvernement de l'Algérie en 1955Dans le cadre des « anciens Abd-el-Tif »., il réside à Alger et à Boghari. Il peint Les Vendanges en Algérie en 1956 pour le Penthièvre II des Chargeurs de l'ouest. Tout comme Lucien-Victor Delpy, il est un des rares peintres de l'École d'Alger à concevoir des œuvres sur le thème de la guerre d'Algérie (Honneur aux harkis (1963), Boulogne-Billancourt, musée des Années Trente).

Nostalgique de l'Algérie et du monde méditerranéen, Élisabeth Cazenave, Brigitte Bouret, Albert Marquet et ses amis en Algérie: artistes et mécènes, 1920-1947, Ville de Saint-Raphaël, 2008. . Après 1962, il se tourne vers la gravure et devient membre de la Chalcographie du Louvre et fondateur de la Société de l'estampe. Il séjourne à Perpignan et sur la Costa Brava. Se consacrant de plus en plus à l’estampe, il participe à des expositions parmi les peintres graveurs français à la galerie Mansart de la Bibliothèque nationale à Paris (en 1964, 1965, 1966, 1967, et 1970). La Bibliothèque nationale possède soixante trois de ses gravures.

Il rapporte à Paris des séries de tableaux et de gravures, exposés lors du Salon d'automne de 1969. Installé dans son atelier parisien de la rue Falguière, ses dernières années seront dédiées à des toiles plus intimes à la luminosité éclatante, le sens chromatique désormais atteint par les conséquences d’une cataracte, entrecoupé de fréquents séjours au Pouliguen en Loire-Atlantique. Il expose une dernière fois au Salon des peintres et graveurs français en 1979.

Mort à Paris, il est enterré au cimetière Miséricorde de Nantes.

Collections publiques Musée national des beaux-arts d'Alger, Souvenir de l'ancien môle d'Alger, La Mandoline, Vue de Fès, Le Patio de la Villa Abd-el-Tif, Les Quais d'Alger, La Vasque de la Villa Abd-el-Tif, Environs de la Villa Abd-el-Tif, Le Ravin de la Femme Sauvage à Alger, Le Port de Marseille Oran, Musée National Zabana d'Oran Rabat, Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain Paris, Bibliothèque nationale de France Boulogne-Billancourt, musée des Années Trente Musée d'art moderne de la ville de Paris Paris, département des arts graphiques du musée du Louvre Paris, ministère de l'Éducation nationale Bucarest, Musée national d'Art de Roumanie (Fonds du musée Toma Stelian)

Collections particulières référencées Les Joueurs de cartes, gouache, 49x63.

Illustrations Georges Marçais, Villes et campagnes d'Algérie, vingt gravures , dix gravures

Expositions Marseille, Exposition coloniale de 1922 Alger, Villa Abd-el-Tif, 1926 Paris, Société des peintres Orientalistes français, 1927, 1933, 1934, 1935, 1943 Paris, galerie Druet, Anvers, 1928, 1933Pierre Mornand, Chronique artistique in Le Bibliophile , 1933, Paris, Exposition coloniale de 1930 Nantes, 1934 Naples, mostra internazionale d'arte coloniale, 1934-1935 Paris, galerie René Gas, 1949 Paris, Galerie Charpentier , 1951, 1952 Nantes, Galerie Mignon-Massart, 1959 Versailles, Exposition du Cercle algérianiste, 1992 « Peintres d'AFN d'hier et d'aujourd'hui », Paris, Maison des Rapatriés, 1994 Nantes, Librairie-Galerie Bellanger, en

Notes et références

Annexes Sources

Odette Goinard, d'après Anne Heim, Biographie Etienne Bouchaud, « Mémoire Plurielle », dans Les Cahiers d'Afrique du Nord, , Supplément au , 2007. Élisabeth Cazenave, Brigitte Bouret, Albert Marquet et ses amis en Algérie: artistes et mécènes, 1920-1947, Ville de Saint-Raphaël, 2008.

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Bibliographie Dictionnaire Bénézit, tome II Saur, tome XIII, Volmer, tome I, page 280 L'Afrique du Nord illustrée, et 1930 L'Art et les Artistes, 1930 Pierre Angel, L'École nord-africaine dans l'Art Français Contemporain, Éditions Les œuvres représentatives 1931, 172 pages Édouard Lémé, Les quatre Frères Bouchaud Jean Alazar, dans L'amour de l'Art, 1931 L'Illustration, Beaux-Arts, Revue Méditerranée, 1950, tome VIII, pages 229-240 Algéria, , 1957 Les Cahiers d'Arts documents, , 1957 Jean Rousselot dans Algéria, 1960 Revue des musées de Bordeaux, 1967 Ouest-France, Maurice Arama, « La mort du peintre nantais Étienne Bouchaud », dans ?, Itinéraires marocains, regard de peintre, Éditions Jaguar 1991 Presse-Océan,

. Documents d'archive Dossiers aux Archives nationales : F21/4176/6815/6912/6952/6972

Liens externes

Biographie sur Mémoire d'Afrique du Nord. Contexte, Les amis de Marquet, CDHA.

Catégorie:Peintre français du XXe siècle Catégorie:Peintre orientaliste français Catégorie:Peintre fresquiste français du XXe siècle Catégorie:Peintre breton Catégorie:Élève de l'Académie Julian Catégorie:Élève de l'Académie Ranson Catégorie:Pensionnaire de la villa Abd-el-Tif Catégorie:Naissance en février 1898 Catégorie:Naissance à Nantes Catégorie:Naissance dans la Loire-Inférieure Catégorie:Décès en juin 1989 Catégorie:Décès dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 91 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière Miséricorde Catégorie:Membre de la Société des peintres-graveurs