Maria, parfois désigné sous le nom de Maria Est – pour le distinguer de l'atoll des Îles Maria (ou Maria Sud) situé dans l'archipel des îles Australes –, ou île Moerenhout, est un atoll de l'archipel des Tuamotu en Polynésie française. Il est administrativement rattaché à la commune des Îles Gambier.
Géographie Maria Est se situe à l'extrémité sud-est de l'archipel des Tuamotu, à au sud-est de Matureivavao – l'atoll du groupe Actéon le plus proche –, à environ au sud-ouest de l'atoll de Marutea Sud, à au nord-ouest des Îles Gambier auquel il est administrativement rattaché, et à à l'est de Tahiti. L'atoll, de forme ovale, mesure de longueur et de largeur maximales pour une surface de terres émergées de et un lagon de dépourvu de passe. Le relief est plat et peu élevé ; l'eau du lagon a une salinité très élevée en raison d'une très faible communication avec l'océan du fait de l'absence de hoas fonctionnels et seulement lors de fortes houles ou de tempêtes par submersion des tairuas.
D'un point de vue géologique, l'atoll est l'excroissance corallienne (de ) du sommet du mont volcanique sous-marin homonyme, qui mesure depuis le plancher océanique, formé il y a environ 30,6 à 31,4 millions d'années Maria Seamount sur le catalogue Seamount de earthref.org.
L'atoll est inhabité et dépourvu d'habitations.
Histoire Le premier Européen à faire mention de l'atoll fut l'explorateur et diplomate français Jacques-Antoine Moerenhout en Les Atolls des Tuamotu par Jacques Bonvallot, éditions de l'IRD, 1994, , .Tahiti et ses archipels par Pierre-Yves Toullelan, éditions Karthala, 1991, , . qui l'approche lors d'un voyage entre le Chili et Papeete sans toutefois le nommer. En , c'est au tour du navigateur Jules Dumont d'Urville d'aborder l'atoll et de lui donner le nom de son découvreur compatriote. Certaines cartes désignent ainsi cet atoll sous le nom de « Moerenhout Island Names of the Paumotu Islands, with the Old Names So Far As They Are Known par J.L. Young dans The Journal of the Polynesian Society, , , décembre 1899, . ».
Au , Maria devient un territoire français peuplé alors d'environ 40 habitants autochtones vers 1850Notices sur les colonies françaises, Étienne Avalle, éditions Challamel aîné, Paris, 1866, , Ouvrage disponible sur le site Google Livres..
À la suite de cyclones, l'atoll a été presque intégralement replanté de cocotiers dans les années 1980-1990.
Mention littéraire Jack London dans sa nouvelle La Graine de McCoy (1909) – incluse dans les Contes des mers du sud – mentionne l'atoll de Moerenhout que les passagers de la goélette Pyrénées sont obligés d'aborder, le décrivant comme « un mauvais endroit, un très mauvais endroitJack London's Tales of Cannibals and Headhunters: Nine South Seas Stories by America's Master of Adventure, Jack London, UNM Press, 2006, , . » duquel ils pourront toutefois repartir, indemnes.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Atoll des Tuamotu Catégorie:Atoll inhabité